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Modifié le 15 juin 2026 Par Mickaël ZONTA
5 min

Fiscalité des non-résidents au Portugal : optimisez votre fiscalité

Comprendre comment fonctionne la fiscalité des expatriés français au Portugal

Vue recadrée de la ville de Lisbonne au Portugal, montrant les ambiguïtés de la fiscalité des non-résidents au Portugal.

La fiscalité des non-résidents au Portugal  repose sur un principe simple : un contribuable est imposé uniquement sur ses revenus de source portugaise, selon les règles fixées par l’Autoridade Tributária e Aduaneira et les conventions fiscales internationales, notamment la convention fiscale France-Portugal.

En 2026, un non-résident fiscal au Portugal est généralement imposé uniquement sur ses revenus générés au Portugal. Pour les plus-values immobilières, la convention fiscale franco-portugaise prévoit que l’imposition dépend de la localisation du bien : un bien situé en France est imposé en France (19 % + prélèvements sociaux pour les particuliers), tandis qu’un bien situé au Portugal est imposé au Portugal (taux pouvant atteindre 28 %).

Comprendre le statut de résidence au Portugal

De nombreux expatriés, notamment des Français, choisissent de s’installer au Portugal pour optimiser leur situation financière. Avant de bénéficier des avantages liés à ce choix, le mieux est de comprendre les règles qui déterminent le lieu d’imposition.

Qu’est-ce que la résidence fiscale ?

Le statut de résident définit où une personne doit s’acquitter de ses obligations. Si vous passez plus de 183 jours par an sur place ou que votre foyer principal s’y trouve, vous êtes considéré comme contribuable local. Les personnes résidant à l’année sont imposées sur l’ensemble de leurs ressources, qu’elles proviennent du pays ou de l’étranger. À l’inverse, ceux qui n’y vivent pas de manière permanente ne paient des taxes que sur les sommes perçues sur place.

Différence entre résident et non-résident

Une personne domiciliée dans le pays doit déclarer l’ensemble de ses gains à l'administration fiscale portugaise. En revanche, une personne extérieure ne sera concernée que par les fonds générés sur le territoire. L’accord signé entre la France et le Portugal permet d’éviter de payer deux fois sur les mêmes revenus. Par exemple, les retraites publiques françaises restent taxées en France.

Conséquences pour les expatriés français

Portugal propose des conditions avantageuses, notamment pour ceux qui viennent s’y établir. Un dispositif particulier leur permet de profiter d’une réduction d’impôt pendant dix ans, sous certaines conditions. Depuis 2024, les nouveaux arrivants doivent faire preuve de vigilance lors de leur inscription auprès de l’administration locale. Un accompagnement est possible pour mieux comprendre les démarches à suivre.

Les personnes possédant une épargne sous forme de placements financiers doivent déclarer leurs gains conformément aux règles locales. Des contributions sociales s’appliquent, y compris pour ceux qui conservent leur foyer fiscal en France. Maîtriser tout cela permet d’éviter les erreurs. Une bonne gestion assure une meilleure optimisation et une tranquillité d’esprit aux expatriés établis au Portugal.

Le régime IFICI remplace progressivement le RNH

Pendant plusieurs années, le régime des Résidents Non Habituels (RNH) a contribué à faire du Portugal l'une des destinations fiscales les plus attractives pour les expatriés français. Ce dispositif permettait notamment à certains retraités et investisseurs étrangers de bénéficier d'avantages fiscaux significatifs pendant une période de dix ans.

Depuis le 1er janvier 2024, le gouvernement portugais a mis fin au régime RNH pour les nouveaux arrivants et l'a remplacé par le régime IFICI (Incentive for Scientific Research and Innovation), parfois appelé « NHR 2.0 ». Ce nouveau dispositif vise principalement les chercheurs, enseignants, professionnels qualifiés, entrepreneurs innovants et salariés exerçant dans des secteurs stratégiques pour l'économie portugaise. 

Contrairement à l'ancien régime RNH, le régime IFICI ne cible plus spécifiquement les retraités étrangers. Son champ d'application est plus restreint et repose sur des critères d'éligibilité précis liés à l'activité professionnelle exercée au Portugal.

Pour les expatriés français envisageant une installation au Portugal en 2026, il est donc essentiel de vérifier leur éligibilité avant de construire une stratégie patrimoniale ou immobilière fondée sur des avantages fiscaux. Les conditions applicables ont profondément évolué et les bénéfices accordés sous le RNH ne sont plus automatiquement accessibles aux nouveaux résidents.

À retenir : en 2026, le Portugal demeure fiscalement attractif pour certains profils qualifiés, mais l'époque où le régime RNH profitait largement aux retraités et aux rentiers étrangers est désormais révolue.

La fiscalité des non-résidents au Portugal

De nombreux expatriés français choisissent Portugal pour ses atouts en matière de taxation. Toutefois, ceux qui n’y vivent pas à l’année doivent respecter certaines obligations en termes de contributions.

Obligations des non-résidents

Les personnes n’ayant pas leur foyer principal sur place sont imposées uniquement sur les ressources perçues localement. L’autorité applique des barèmes spécifiques selon la nature des sommes perçues. Une déclaration annuelle est requise auprès des services compétents. L’accord signé entre la France et le Portugal permet d’éviter une double taxation. Certains revenus d’origine française, comme les retraites publiques, restent soumis à l’impôt en France.

Système applicable aux résidents permanents

Les expatriés installés durablement peuvent bénéficier d’une exonération temporaire sur certains gains venus de l’étranger. Cependant, depuis 2024, ces dispositifs sont devenus moins attractifs. Les personnes concernées doivent également signaler la détention de certains placements financiers, comme un contrat d’épargne. Des prélèvements sociaux peuvent être appliqués, même pour ceux qui conservent leur domicile en France.

Quels revenus sont soumis aux taxes ?

L’imposition varie selon la source des gains. Une contribution s’applique aux sommes perçues localement, comme les loyers issus d’un bien immobilier situé dans le pays. Grâce à l’accord bilatéral entre la France et le Portugal, certaines ressources d’origine étrangère échappent à une double taxation. Toutefois, l’autorité impose des règles strictes, notamment pour les propriétaires d’un bien locatif.

Enfin, les nouveaux arrivants obtenant un titre de séjour doivent vérifier leur situation auprès de l'administration fiscale portugaise. Posséder un visa ne signifie pas automatiquement bénéficier d’un régime spécifique. Il est donc essentiel d’anticiper ces démarches pour éviter toute mauvaise surprise.

Accords internationaux et double taxation

Les expatriés doivent bien comprendre les interactions fiscales entre leur pays d’origine et leur nouvelle domiciliation. L’entente entre la France et le Portugal garantit que certains revenus ne soient pas taxés deux fois, offrant ainsi une meilleure gestion patrimoniale.

Une femme investisseuse ayant compris le fonctionnement de la fiscalité des non-résidents au Portugal.

Plus-value immobilière : ce que dit la convention fiscale France-Portugal

La convention fiscale franco-portugaise prévoit que les plus-values immobilières sont imposées dans l'État où se situe le bien immobilier. Ce principe est fixé par l'article 13 de la Convention fiscale entre la France et le Portugal signée le 14 janvier 1971 et toujours en vigueur.

Concrètement, la résidence fiscale du vendeur n'est pas le critère déterminant. C'est la localisation du bien qui détermine le pays disposant du droit d'imposer la plus-value immobilière.

Ainsi, un résident fiscal portugais qui vend un appartement situé en France reste imposable en France sur la plus-value réalisée. À l'inverse, un résident fiscal français qui revend un bien situé au Portugal est imposable au Portugal.

Cette règle constitue l'un des mécanismes essentiels permettant d'éviter les conflits d'imposition entre les deux pays tout en sécurisant les investissements immobiliers des expatriés.

Vente d'un bien immobilier situé en France

Lorsqu'un expatrié français installé au Portugal revend un appartement, une maison ou un immeuble situé en France, la plus-value est soumise à la fiscalité française.

Selon l'administration fiscale française, le taux d'imposition applicable aux plus-values immobilières des particuliers est de :

  • 19 % au titre de l'impôt sur le revenu ;

  • des prélèvements sociaux dont le taux varie selon la situation du non-résident et son État de résidence ;

  • une éventuelle surtaxe sur les plus-values immobilières élevées à partir de 50 000 € de gain imposable.

Des abattements pour durée de détention s'appliquent progressivement. En 2026, une exonération totale de l'impôt sur la plus-value est acquise après 22 ans de détention, tandis que l'exonération des prélèvements sociaux intervient après 30 ans de détention.

Vente d'un bien immobilier situé au Portugal

Lorsqu'un bien immobilier est situé au Portugal, la taxation relève de la législation fiscale portugaise.

Pour les non-résidents, les plus-values immobilières sont généralement soumises à un taux forfaitaire de 28 %, conformément aux règles fiscales portugaises applicables aux revenus du capital et aux gains immobiliers.

Les résidents fiscaux portugais peuvent quant à eux bénéficier de modalités de calcul différentes, notamment par l'intégration partielle de la plus-value dans leur revenu imposable.

Certaines exonérations existent également, notamment lorsque le produit de la vente est réinvesti dans l'acquisition d'une résidence principale répondant aux conditions prévues par la législation portugaise.

Depuis les réformes fiscales intervenues après la suppression progressive du régime des Résidents Non Habituels (RNH), les expatriés doivent également tenir compte du nouveau régime IFICI (Incentive for Scientific Research and Innovation), dont les avantages restent plus ciblés et plus restrictifs que ceux de l'ancien dispositif.

La convention fiscale évite-t-elle une double imposition ?

Oui. L'un des objectifs principaux de la convention fiscale franco-portugaise est d'empêcher qu'une même plus-value soit imposée deux fois.

Lorsqu'un résident fiscal portugais vend un bien situé en France, la France conserve son droit d'imposer la plus-value. Le Portugal accorde ensuite un mécanisme correcteur sous forme de crédit d'impôt ou d'élimination de la double imposition conformément aux dispositions conventionnelles.

Pour un expatrié, cette règle est essentielle puisqu'elle sécurise les opérations de revente immobilière tout en évitant une taxation cumulée dans les deux États.

Comment fonctionne l'accord de taxation entre la France et le Portugal ?

Cet accord définit où les gains doivent être déclarés pour une personne installée sur place ou pour un non-résident. Certains prélèvements sont dus en France, d’autres au Portugal.

Obligations des résidents et non-résidents

Les expatriés doivent respecter les règles locales. L’administration applique des barèmes spécifiques aux revenus d’origine étrangère et à ceux perçus sur place.

Effet sur la contribution sur les gains personnels

Les charges fiscales sur les ressources perçues dépendent du cadre en vigueur. Un contribuable vivant au Portugal peut être exonéré de prélèvements sur certaines pensions privées grâce à l’accord signé avec la France. Toutefois, les retraites du secteur public restent taxées dans le pays d’origine.

Les loyers issus d’un bien immobilier situé au Portugal sont soumis à un pourcentage défini. Une personne non domiciliée localement paie un taux fixe, tandis qu’un expatrié installé durablement peut profiter d’un cadre plus avantageux.

Cas concrets : retraites, placements financiers et revenus locatifs

Les personnes vivant à l’étranger doivent signaler leurs investissements, notamment les contrats d’épargne. La direction compétente les intègre dans la déclaration annuelle. Selon le lieu de domiciliation, des prélèvements sociaux peuvent s’appliquer.

Les propriétaires de biens en location doivent aussi signaler leurs revenus issus de la gestion immobilière. Ces montants sont soumis à des contributions particulières selon leur origine. L’assurance vie et d’autres placements sont également pris en compte dans le calcul des obligations fiscales.

Taxation des ressources pour les non-résidents

Les expatriés installés au Portugal doivent respecter les obligations locales en matière de contributions sur leurs gains. L’autorité compétente applique des taux spécifiques selon la nature et la provenance des revenus. L’accord bilatéral signé avec la France empêche une double taxation, bien que certains prélèvements restent dus dans le pays d’origine.

Revenus locatifs : taxation et déclaration en ligne

Les loyers perçus au Portugal sont soumis à une charge de 28 %. Ces gains doivent être signalés en ligne auprès de l’administration compétente.

Si les biens se situent en France, la contribution est prélevée à la source sur le territoire d’origine. Les expatriés établis durablement doivent aussi s’acquitter de prélèvements sociaux, sauf si leur lieu de résidence se trouve au Luxembourg ou ailleurs en Europe.

Pensions et retraites : l’impact de l’accord de non-double taxation

Les retraités installés bénéficient d’un cadre fiscal spécifique. L’entente signée entre les deux États prévoit que les pensions du secteur public restent taxées dans le pays d’origine, tandis que celles du secteur privé sont imposées localement.

Une personne domiciliée sur place doit signaler ses pensions via la déclaration annuelle. Certains bénéficient d’une condition particulière permettant de réduire la charge fiscale sur dix ans. Ce dispositif, bien que moins attractif qu’auparavant, conserve des atouts.

Autres types de gains : dividendes, intérêts, épargne et plus-values

Les ressources issues de placements financiers, comme les dividendes ou intérêts, sont généralement taxées dans leur pays d’origine, conformément aux accords bilatéraux. Toutefois, un expatrié peut demander un crédit d’impôt afin d’éviter une double taxation.

L’épargne investie via une assurance vie suit une fiscalité spécifique. Un contrat souscrit en France reste soumis aux contributions locales, tandis qu’un placement ouvert sur place dépend des règles en vigueur au Pourtugal.

Les profits issus d’une vente immobilière réalisée sur le sol portugais sont soumis à une taxe de 28 %. Une personne vivant sur place peut obtenir des exonérations sous conditions, notamment en cas de réinvestissement dans sa résidence principale.

Déclarations fiscales et obligations administratives sur place

S’installer dans au Portugal implique des démarches auprès de à l'administration fiscale portugaise. Les personnes résidant à l’année ou non doivent respecter les délais de transmission des gains. Elles doivent aussi suivre les règles du cadre fiscal en vigueur.

Quand et comment signaler ses ressources ?

Un contribuable établi durablement soumet son relevé annuel entre avril et juin. Cela concerne toutes les entrées financières, qu’elles proviennent de ce territoire ou d’un autre pays.

L’accord entre ces deux nations évite une taxation en double. Une personne non domiciliée localement est prélevée uniquement sur ses bénéfices perçus sur place. En revanche, un expatrié déclarant des revenus venus de l’étranger doit respecter les règles définies par l’entente bilatérale.

Les retraités affiliés au régime appliqué aux habitants peuvent profiter d’un taux allégé. Cependant, cela dépend du respect des conditions liées à la situation du résident régulier.

Services fiscaux : comment s’orienter dans l’administration locale ?

L’organisme chargé des prélèvements exige une gestion rigoureuse des obligations. Il propose des outils en ligne pour simplifier les procédures, notamment pour signaler les revenus et régler les contributions dues par les personnes établies sur le territoire.

Un contribuable enregistré doit aussi anticiper les cotisations sociales. Il doit s’assurer que son lieu d’imposition est bien défini pour éviter toute erreur. Grâce aux accords en place, certains expatriés peuvent obtenir un crédit d’impôt selon leur situation.

L’importance d’un représentant pour les non-résidents

Une personne vivant à l’étranger sans adresse principale au Portugal peut désigner un mandataire fiscal. Ce dernier se charge des formalités et sert d’intermédiaire avec les autorités locales. Il veille aussi à l’application correcte des règles fiscales.

Les résidents non habituels au portugal souhaitant acquérir un bien immobilier sur place doivent se renseigner sur les taxes applicables. Elles doivent aussi vérifier les obligations liées à un placement financier souscrit hors de leur pays d’origine.Deux représentants fiscaux qui accompagnent un investisseur concernant la fiscalité des non-résidents au Portugal.

Les avantages et limites du régime fiscal portugais en 2026

S’installer au Portugal attire de nombreux expatriés grâce à son système fiscal avantageux. Cependant, des réformes récentes changent certaines règles d'imposition, surtout pour les résidents habituels.

Pourquoi choisir la résidence fiscale au Portugal ?

Le Portugal propose un cadre fiscal favorable aux retraités et investisseurs. Un résident fiscal portugais profite souvent d’un taux d’imposition inférieur à celui en France.

La convention fiscale franco-portugaise permet d’éviter la double imposition. Les revenus provenant de France sont taxés en France. Ceux du Portugal suivent les règles locales. De plus, la catégorie de résident habituel permet des allègements fiscaux grâce à un régime fiscal des résidents.

Comparaison avec d'autres pays européens (France, Luxembourg)

En Europe, chaque pays a ses propres règles fiscales. En France, des prélèvements sociaux s’appliquent sur de nombreux revenus, ce qui peut peser sur les expatriés. Au Luxembourg, la fiscalité est plus souple pour certains revenus, mais les conditions de résidence fiscale sont plus strictes.

Au Portugal, les résidents bénéficient d’un régime fiscal plus attractif pour les revenus étrangers, comme les pensions ou dividendes. Cependant, les réformes fiscales peuvent limiter certains avantages pour les nouveaux arrivants.

Les récentes réformes fiscales au Portugal et leur impact sur les expatriés français

Depuis 2025, la fiscalité franco-portugaise a évolué. L’administration fiscale applique un taux d’imposition plus élevé pour certains revenus, réduisant les exonérations des résidents habituels.

Un résident fiscal au Portugal doit prouver son domicile fiscal pour conserver les avantages du régime fiscal des résidents. En outre, les impôts des résidents comportent de nouvelles règles pour les détenteurs d’un contrat d’assurance vie souscrit à l’étranger.

Malgré ces changements, le Portugal reste une destination prisée, notamment pour les retraités. Ils peuvent optimiser leur impôt sur les revenus. Avant de demander un visa de séjour, veillez à consulter le service des impôts pour connaître les conditions d’octroi du visa et les obligations fiscales.

Optimisez votre fiscalité au Portugal avec Myexpat !

Le régime fiscal des résidents non habituels au portugal présente de nombreux avantages pour les résidents fiscaux, notamment les francais. Les conventions fiscales permettent de réduire l'imposition sur les revenus sources. Toutefois, les réformes récentes changent certaines règles.

Pour optimiser votre fiscalité, comprenez bien vos revenus et la situation de résident fiscal. Consultez un expert fiscal ou un service d'accompagnement immobilier pour expatriés. Vous serez ainsi mieux préparé à gérer votre résidence fiscale au Portugal.

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La plus-value immobilière est imposée dans le pays où se situe le bien immobilier, conformément à l’article 13 de la convention fiscale franco-portugaise signée entre la France et le Portugal. Ce principe est confirmé par l’administration fiscale française sur le portail officiel impots.gouv.fr concernant les conventions fiscales internationales : la taxation des biens immobiliers dépend systématiquement de leur localisation et non de la résidence fiscale du vendeur.

Oui. Un résident fiscal portugais reste imposable en France lorsqu’il vend un bien immobilier situé en France. La France conserve le droit d’imposer la plus-value immobilière (impôt sur le revenu et prélèvements associés), même si le vendeur est domicilié fiscalement au Portugal. La convention fiscale franco-portugaise permet ensuite d’éviter une double imposition via un mécanisme de crédit d’impôt appliqué au Portugal.

Oui. La convention fiscale franco-portugaise prévoit un mécanisme d’élimination de la double imposition. Lorsqu’un revenu est imposé en France (par exemple une plus-value immobilière sur un bien situé en France), le Portugal accorde un crédit d’impôt équivalent afin d’éviter une taxation deux fois sur le même revenu. Ce mécanisme est encadré par les articles de la convention fiscale bilatérale et appliqué par l’administration fiscale portugaise (Autoridade Tributária e Aduaneira).

En 2026, la plus-value immobilière réalisée par un non-résident est généralement imposée : à 19 % au titre de l’impôt sur le revenu, auxquels peuvent s’ajouter des prélèvements sociaux selon la situation fiscale du contribuable. Des abattements pour durée de détention s’appliquent : exonération d’impôt sur le revenu après 22 ans, exonération totale des prélèvements sociaux après 30 ans. Ces règles sont définies par le Code général des impôts (article 150 U et suivants) et précisées dans le Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP).

Oui, dans de nombreux cas, les plus-values immobilières réalisées au Portugal par des non-résidents sont soumises à un taux forfaitaire de 28 %. Cependant, le traitement fiscal peut varier selon la situation du contribuable et la nature du bien. Certaines règles d’exonération ou de réinvestissement peuvent s’appliquer, notamment pour la résidence principale sous conditions fixées par la législation portugaise.

Mickaël ZONTA
Mickaël ZONTA

Co-fondateur, MyExpat

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Mickael Zonta accompagne depuis plus de 10 ans des expatriés français dans leurs stratégies patrimoniales et fiscales à l’international. Spécialiste de la fiscalité des non-résidents et des investissements immobiliers internationaux, il intervient régulièrement sur les problématiques franco-portugaises. Diplômé en gestion de patrimoine et en finance immobilière, il accompagne des investisseurs confrontés aux enjeux fiscaux liés à l’expatriation. Son expertise repose sur des situations réelles d’expatriation, d’investissements immobiliers et de structuration patrimoniale entre plusieurs pays. Il aide les expatriés à comprendre les conventions fiscales et à sécuriser leurs revenus immobiliers et financiers. Son approche privilégie des données concrètes : fiscalité réelle, revenus nets et optimisation patrimoniale internationale. Son objectif est de rendre la fiscalité des expatriés plus claire, compréhensible et adaptée aux réalités de 2026.

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