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Modifié le 31 juillet 2026 Par Mickaël ZONTA
5 min

Réduire ses impôts sur les revenus locatifs : le guide 2026

LMNP, régime réel, déficit foncier : découvrez les leviers adaptés à votre situation en 2026.

Rue parisienne avec immeubles haussmanniens, un cadre recherché pour l’investissement locatif.

Pour réduire ses impôts sur les revenus locatifs, il faut choisir le régime fiscal adapté à son bien et déduire les charges autorisées : en location nue, le régime réel et le déficit foncier diminuent le revenu imposable dès que les charges dépassent l'abattement forfaitaire, et en location meublée, le LMNP au réel réduit le résultat fiscal grâce aux charges et à l'amortissement. Pour un investisseur expatrié, ce choix ne s'arrête pas là : il se combine avec les règles propres à la fiscalité des non-résidents et avec la convention signée entre la France et son pays de résidence, deux paramètres qui peuvent changer le rendement net d'un bien acheté depuis l'étranger.

Ce guide s'adresse en priorité aux expatriés qui possèdent ou envisagent d'acheter un bien locatif en France : les règles générales y sont expliquées, puis complétées à chaque étape par ce qui change concrètement pour un propriétaire non-résident.

Avant de chercher à payer moins d'impôt, il faut identifier la catégorie fiscale de ses loyers. Un bien loué nu relève des revenus fonciers, un bien loué meublé relève des bénéfices industriels et commerciaux, et ces deux catégories n'ouvrent pas droit aux mêmes leviers de réduction.

Vous investissez en France depuis l'étranger et votre fiscalité locative vous semble complexe ?

MyExpat accompagne les expatriés à chaque étape de leur projet, de la sélection du bien jusqu'au choix du régime fiscal le plus adapté à leur pays de résidence.

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Comment sont imposés les revenus locatifs en France ?

Le montant de l'impôt dépend d'abord du type de location choisi, avant même de parler de charges ou de travaux.

Location nue : des revenus imposés comme revenus fonciers

Un bien loué non meublé génère des revenus fonciers. Deux régimes coexistent. Le micro-foncier s'applique automatiquement lorsque les loyers bruts annuels du foyer fiscal ne dépassent pas 15 000 €, avec un abattement forfaitaire de 30 % censé couvrir l'ensemble des charges (impots.gouv.fr, 2026).

Le régime réel, obligatoire au-delà de ce seuil ou choisi par option, permet de déduire les charges réellement supportées : intérêts d'emprunt, travaux, taxe foncière, assurance et frais de gestion. Pour un non-résident qui loue un appartement à distance, le détail complet de cette imposition revenus fonciers non meublé conditionne directement le choix entre simplicité déclarative et optimisation réelle.

Location meublée : une imposition dans la catégorie des BIC

Un bien loué meublé relève des bénéfices industriels et commerciaux. Le micro-BIC applique un abattement de 50 % jusqu'à 77 700 € de recettes annuelles. Le régime réel, souvent plus intéressant dès que le bien est financé à crédit, autorise la déduction des charges et surtout de l'amortissement comptable du bâti, du mobilier et des équipements. Cette mécanique n'existe pas en location nue classique, ce qui explique pourquoi le meublé attire une part croissante d'investisseurs cherchant à limiter leur résultat fiscal.

Pourquoi le régime fiscal peut changer fortement l'impôt

Le choix du régime n'est jamais neutre. Un même bien peut générer un impôt très différent selon que le propriétaire opte pour le forfait ou pour le réel, comme le résume ce tableau.

Situation Régime possible Principal levier
Location nue avec peu de charges Micro-foncier Abattement forfaitaire de 30 %
Location nue avec travaux importants Régime réel Charges et déficit foncier
Location meublée avec peu de charges Micro-BIC Abattement forfaitaire de 50 %
Location meublée financée à crédit LMNP au réel Charges et amortissement

Source : impots.gouv.fr, 2026

Ce tableau montre que la rentabilité nette d'un investissement ne se lit jamais uniquement sur le loyer brut. Elle dépend aussi de la manière dont le régime fiscal absorbe les charges réelles du bien.

Expatrié ayant trouvé la solution pour réduire les impôts non-résidents

5 solutions légales pour réduire l'impôt sur ses loyers

Plusieurs leviers, cumulables selon les cas, permettent de diminuer l'impôt dû sur des revenus locatifs français, qu'ils soient perçus par un résident ou géré à distance par un investisseur installé à l'étranger.

1. Choisir le régime réel lorsque les charges sont importantes

Le régime réel devient intéressant dès que les dépenses réelles dépassent l'avantage offert par le régime forfaitaire. Les principales charges déductibles comprennent les intérêts d'emprunt, l'assurance, les frais de gestion, les travaux éligibles, la taxe foncière et les honoraires comptables.

Un propriétaire qui a financé son achat à crédit trouve d'ailleurs souvent un intérêt à comparer les conditions d'un crédit immobilier non résident avec l'impact fiscal des intérêts déduits chaque année. Le régime réel n'est cependant pas automatiquement plus avantageux : il implique des obligations déclaratives plus lourdes et doit toujours être comparé au régime forfaitaire avant d'être choisi.

2. Utiliser le déficit foncier en location nue

Un déficit foncier apparaît lorsque les charges déductibles dépassent les loyers perçus dans l'année, en location nue au régime réel. La fraction du déficit hors intérêts d'emprunt s'impute sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an, portée à 21 400 € pour des travaux de rénovation énergétique qui font sortir un logement des classes E, F ou G, un plafond majoré prorogé jusqu'au 31 décembre 2027 par la loi de finances 2026 (CGI, art. 156).

L'excédent se reporte ensuite pendant dix ans sur les seuls revenus fonciers. Ce mécanisme du déficit foncier intéresse particulièrement les investisseurs fortement imposés, à condition de maintenir le bien en location pendant au moins trois ans après l'imputation. Tous les travaux ne produisent pas le même effet fiscal, et les dépenses de construction, d'agrandissement ou de reconstruction obéissent à des règles différentes de celles de l'entretien courant.

À noter pour 2026 : la loi de finances a créé un nouveau mécanisme d'amortissement partiel applicable à la location nue longue durée, connu sous le nom de dispositif Jeanbrun. Il concerne les acquisitions réalisées entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028, sous condition de plafonds de loyers et de ressources des locataires, et vient s'ajouter au déficit foncier comme nouveau levier propre à la location non meublée.

3. Déduire toutes les charges autorisées

Un propriétaire au régime réel gagne à connaître précisément la liste des dépenses qu'il peut soustraire de ses loyers. Cette liste comprend les intérêts et frais d'emprunt, l'assurance propriétaire non occupant, les frais d'agence, les frais de gestion locative non résident, la taxe foncière, certains travaux, les honoraires comptables et une partie des charges de copropriété selon leur nature.

Ces charges déductibles varient légèrement entre location nue et location meublée, ce qui rend la tenue d'un tableau de suivi annuel particulièrement utile pour ne rien oublier au moment de la déclaration.

4. Utiliser l'amortissement en LMNP au réel

L'amortissement comptable reste l'outil le plus puissant du LMNP au réel. Le terrain n'est généralement pas amortissable, mais le bâti et certains composants du bien le sont, tout comme le mobilier selon sa propre durée d'usage.

Cet amortissement comptable réduit le résultat fiscal sans correspondre à une sortie de trésorerie annuelle, ce qui explique pourquoi de nombreux loueurs meublés affichent un résultat proche de zéro plusieurs années de suite. Il ne fonctionne toutefois pas comme une déduction illimitée, et son traitement dépend des règles fiscales propres à la location meublée non professionnelle.

5. Anticiper la fiscalité avant l'achat

Le meilleur levier fiscal reste souvent un bon achat dès le départ. Le prix d'acquisition, le niveau des loyers attendus, le montant des travaux, le mode de financement, le type de location et la durée de détention prévue déterminent ensemble la rentabilité nette après impôt du projet. C'est précisément le rôle d'un investissement locatif clé en main que d'intégrer ces paramètres avant la signature, plutôt que de chercher à corriger la fiscalité une fois le bien acheté.

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LMNP au réel : peut-il réduire l'impôt à zéro ?

Le LMNP au réel peut parfois ramener le résultat imposable à zéro pendant plusieurs années grâce à la déduction des charges et à l'amortissement. Cela ne signifie pas que tous les impôts, prélèvements ou obligations déclaratives disparaissent pour autant.

Comment fonctionne l'amortissement ?

Chaque année, une fraction de la valeur du bâti, des équipements et du mobilier vient en déduction des recettes locatives. Ce mécanisme s'étale sur plusieurs dizaines d'années pour le bâti et sur une durée plus courte pour le mobilier, ce qui crée une charge fiscale récurrente sans dépense réelle correspondante.

Exemple chiffré pour un expatrié

Un appartement acheté 220 000 € et loué meublé 13 200 € par an illustre bien le mécanisme. Avec 4 200 € de charges déductibles et 5 000 € d'amortissement comptable, le résultat fiscal avant application des règles spécifiques au LMNP atteint environ 4 000 €, contre 13 200 € de loyers bruts perçus. Cet exemple reste une simulation pédagogique et ne constitue pas un résultat garanti, chaque situation dépendant du prix d'achat, du niveau de charges réel et des règles applicables à l'année de déclaration.

Dans quels cas le LMNP réel est-il moins intéressant ?

Le régime réel du LMNP non résident n'est pas systématiquement la meilleure option. Il perd de son intérêt dans plusieurs situations : un faible niveau de recettes locatives, peu de charges à déduire, une détention envisagée sur une courte durée, un coût de tenue de comptabilité disproportionné par rapport aux loyers perçus, une stratégie patrimoniale incompatible avec le meublé, ou encore une fiscalité du pays de résidence qui neutralise l'avantage obtenu côté français.

Location nue ou LMNP : quel régime réduit le plus l'impôt ?

Le choix entre location nue et location meublée dépend moins d'une règle générale que du profil précis du bien et de l'investisseur.

Critère Location nue au réel LMNP au réel
Catégorie fiscale Revenus fonciers BIC
Charges déductibles Oui, selon les règles en vigueur Oui, selon les règles en vigueur
Amortissement Non (hors dispositif Jeanbrun) Oui
Déficit Déficit foncier Déficit BIC
Comptabilité Modérée Plus technique
Prélèvements sociaux 17,2 % 18,6 % depuis 2026
Intérêt pour un expatrié Selon le projet Souvent pertinent

Source : impots.gouv.fr, CGI, LFSS 2026

Quand la location nue peut être plus adaptée

La location nue garde un intérêt réel dans certaines configurations : des travaux importants à financer, une stratégie construite autour du déficit foncier, une location envisagée sur le long terme, ou simplement une recherche de simplicité dans la gestion locative au quotidien.

Quand le LMNP peut être plus pertinent

Le LMNP prend l'avantage lorsque le bien présente une forte valeur amortissable, lorsque l'achat est financé à crédit, lorsque l'objectif est de réduire durablement le résultat BIC, ou lorsque le marché locatif local se prête naturellement à une location meublée, notamment dans les zones touristiques ou étudiantes. Pour un investisseur qui pilote son bien depuis un autre pays, un investissement locatif à distance bien structuré dès l'origine facilite ensuite ce choix de régime, quel que soit celui retenu.

Fiscalité des revenus locatifs pour les expatriés

C'est ici que la situation d'un propriétaire vivant à l'étranger diverge le plus de celle d'un résident fiscal français.

Les loyers français restent-ils imposés en France ?

Les revenus tirés d'un bien immobilier situé en France restent généralement imposables en France, même lorsque le propriétaire réside à l'étranger. La convention fiscale signée entre la France et le pays de résidence détermine ensuite la manière dont ces revenus sont pris en compte dans l'autre État, souvent via un mécanisme évitant la double imposition. Cette fiscalité non-résident immobilier s'applique quel que soit le régime choisi, micro-foncier, réel ou LMNP.

Comment éviter une double imposition ?

Le propriétaire déclare généralement ses loyers français dans son pays de résidence selon les règles locales, tout en bénéficiant du mécanisme prévu par la convention bilatérale applicable. Ce mécanisme prend le plus souvent la forme d'un crédit d'impôt égal à l'impôt français ou d'une exonération avec prise en compte du taux, selon les termes exacts du texte signé entre les deux pays. Comprendre ses impôts non résidents dans le détail suppose donc de croiser les règles françaises avec celles de son propre pays.

Quels prélèvements pour les non-résidents ?

Les revenus fonciers de source française restent soumis, en plus de l'impôt sur le revenu, à des prélèvements sociaux dont le taux varie selon le pays d'affiliation sociale du propriétaire. Un non-résident affilié à un régime de sécurité sociale de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de la Suisse ne paie que le prélèvement de solidarité de 7,5 %, sans CSG ni CRDS.

Un non-résident affilié en dehors de cette zone reste soumis au taux plein de 17,2 % sur la location nue, porté à 18,6 % sur la location meublée depuis la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (LFSS 2026, art. 12).

L'impôt sur le revenu s'ajoute ensuite selon un taux minimum de 20 %, porté à 30 % au-delà d'un certain niveau de revenu net imposable, sauf si le propriétaire démontre que le taux moyen français lui serait plus favorable. Le taux imposition revenus fonciers non résidents dépend donc à la fois du régime choisi et du pays de résidence.

Taux d'imposition sur les revenus fonciers non-résidents

Pourquoi le pays de résidence peut modifier l'intérêt du LMNP ?

L'avantage fiscal obtenu en France grâce à l'amortissement LMNP ne se traduit pas nécessairement de la même manière une fois les revenus déclarés dans le pays de résidence, certains États ne reconnaissant pas ce mécanisme comptable et imposant le loyer brut ou net selon leurs propres règles.

La même logique s'applique à la sortie de l'investissement : la plus value immobilière non résident exonération obéit à un calendrier de détention spécifique, distinct des règles applicables aux revenus locatifs courants, et mérite d'être anticipée dès l'achat plutôt qu'au moment de la revente.

Les 6 erreurs qui augmentent inutilement l'impôt locatif

Certaines erreurs reviennent régulièrement chez les propriétaires bailleurs, résidents comme expatriés.

  • Choisir le micro-régime par défaut, sans comparer son coût réel au régime réel.
  • Oublier de déclarer certaines charges pourtant déductibles, faute de suivi rigoureux.
  • Confondre revenus fonciers et bénéfices industriels et commerciaux au moment de la déclaration.
  • Croire que l'amortissement crée systématiquement un déficit imputable, alors qu'il ne peut pas créer de déficit BIC pour un loueur non professionnel.
  • Négliger la convention fiscale applicable, ce qui peut conduire à une double imposition évitable.
  • Choisir un régime uniquement pour réduire l'impôt, au détriment de la stratégie patrimoniale globale du projet.

Un accompagnement structuré dès l'achat évite la plupart de ces erreurs, en particulier pour un non-résident achat immobilier qui ne peut pas toujours suivre l'actualité fiscale française au quotidien.

Réduire ses impôts locatifs sans fragiliser son projet

Le régime fiscal le plus adapté dépend d'abord du type de location choisi, nue ou meublée. Le régime réel devient intéressant dès que les charges dépassent l'abattement forfaitaire, en particulier grâce au déficit foncier en location nue.

Le LMNP permet d'utiliser l'amortissement comptable, un levier puissant mais qui ne convient pas à tous les projets. Pour un propriétaire installé à l'étranger, ces choix s'articulent enfin avec la convention fiscale de son pays de résidence et avec les règles propres aux non-résidents, deux éléments qui peuvent changer fortement le résultat net d'un investissement.

Vous vivez à l'étranger et souhaitez investir en France ? Une étude personnalisée avec un expert MyExpat permet de comparer la rentabilité, la fiscalité et les contraintes de gestion avant l'achat, en tenant compte de votre pays de résidence. 

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Il est parfois possible de ramener le revenu imposable à zéro grâce aux charges, au déficit foncier ou à l'amortissement en LMNP. Ce résultat dépend toutefois du régime fiscal choisi, du niveau des dépenses réelles et de la situation personnelle du propriétaire, ce qui rend toute promesse générale peu fiable sans étude individuelle.

Les intérêts d'emprunt, l'assurance, la taxe foncière, les frais de gestion et certains travaux figurent parmi les charges les plus courantes. Leur liste exacte varie selon que le bien est loué nu ou meublé, et selon le régime d'imposition retenu.

Le LMNP au réel peut réduire fortement, voire annuler pendant plusieurs années, le résultat fiscal imposable. Les prélèvements sociaux et les obligations déclaratives restent en revanche dus, même lorsque le résultat fiscal atteint zéro.

Un expatrié reste en principe imposé en France sur ses loyers de source française, quel que soit son pays de résidence. La convention fiscale bilatérale détermine ensuite comment ces revenus sont traités dans l'autre pays, généralement pour éviter une double imposition.

Aucun régime n'est universellement plus avantageux. Le choix dépend du niveau de financement à crédit, du montant des charges, de la durée de détention envisagée et du type de bien, ce qui explique pourquoi une simulation personnalisée reste plus fiable qu'une règle générale.

Mickaël ZONTA
Mickaël ZONTA

Co-fondateur, MyExpat

LinkedIn

Mickael Zonta est diplômé en gestion de patrimoine et spécialiste de l’investissement immobilier des expatriés. Depuis plus de 10 ans, il accompagne des non-résidents dans leurs projets immobiliers en France, avec une expertise reconnue en fiscalité, financement et optimisation patrimoniale. Certifié en ingénierie patrimoniale, il intervient régulièrement sur les stratégies d'investissement les plus performantes selon les évolutions législatives.

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