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Modifié le 18 juillet 2026 Par Manuel Ravier
10 min

Fiscalité SCI : guide de l'imposition pour les expatriés

Fiscalité SCI : le choix qui peut doubler… ou plomber vos revenus

Quelle fiscalité choisir pour un investissement en SCI ?

📉 En bref : En 2026, la fiscalité d'une SCI pour un expatrié repose sur le régime choisi (IR ou IS) et la convention fiscale liant la France à votre pays de résidence. Un non-résident soumis à l'IR sur ses revenus fonciers de source française paie un taux minimum de 20 % jusqu'à un certain seuil, puis 30 % au-delà. À l'IS, la société est taxée à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfices, puis à 25 %.

La fiscalité SCI et l'expatriation soulèvent de nombreuses questions pour les investisseurs non-résidents en France. Ce choix d'imposition permet de développer, de gérer ou de transmettre votre patrimoine immobilier à vos descendants. Notez que chaque décision influence le résultat de votre société civile immobilière, comme le choix du régime fiscal et l'impôt applicable. À cela s'ajoutent l'imposition des bénéfices et la déclaration annuelle de l'activité. Il ne faut pas ignorer la fiscalité des plus-values immobilières ou encore les prélèvements sociaux.

En 2026, les non-résidents représentent près de 1,7 million de Français établis hors de France, dont une part significative conserve un investissement immobilier via une SCI. En outre, le taux minimum d'imposition des revenus immobiliers des non-résidents demeure fixé à 20 % (hors exceptions conventionnelles). Par ailleurs, la SCI à l'impôt sur les sociétés permet de pratiquer l'amortissement comptable des immeubles. Profitez aussi d'un levier fiscal qui continue de séduire de nombreux investisseurs recherchant une optimisation de la détention de leurs parts.

Dans tous les cas, le choix de régime doit être adapté à votre situation, comme l'IR ou à l'IS et l'option fiscale. Pour les expatriés, un accompagnement spécialisé, comme celui proposé par MyExpat, permet d'anticiper les conséquences fiscales. L'agence optimisera la gestion de votre patrimoine immobilier en France pendant des années.

Imposition SCI : l'essentiel à savoir pour un non-résident en 2026

Une SCI est par défaut une société civile fiscalement transparente. Ce sont les associés, et non la société, qui sont imposés sur les revenus fonciers, au prorata de leurs parts. En tant que non-résident, vous devez déclarer ces revenus auprès du Centre des Impôts des Non-Résidents (CINR), même sans autre lien fiscal avec la France.

Pour un investisseur expatrié, il faut savoir que la SCI n'est pas un statut fiscal en soi. C'est une forme juridique, à laquelle s'applique un régime fiscal (IR par défaut, ou IS sur option). De plus, les revenus fonciers perçus par une SCI à l'IR sont imposés directement entre les mains des associés. Cela est valable même pour ceux qui résident à l'étranger.

Notez aussi qu'un expatrié associé d'une SCI doit produire une déclaration de revenus fonciers (formulaire 2044). À cela s'ajoute la déclaration d'ensemble (2042). Ces documents doivent être transmis au service des impôts des particuliers non-résidents. L'absence de déclaration, même en cas de résultat déficitaire, expose à des pénalités et complique une future revente.

✅️ Astuce MyExpat : beaucoup d'expatriés pensent qu'un revenu locatif géré à distance échappe à l'administration fiscale française. En réalité, tout revenu foncier de source française reste imposable en France, quel que soit votre lieu de résidence.

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Quelle fiscalité choisir pour un investissement à partir d'une SCI ?

SCI à l'IR ou SCI à l'IS : quel choix pour un expatrié ?

La SCI à l'IR convient aux investisseurs qui recherchent la simplicité et une fiscalité proportionnelle à leurs revenus. La SCI à l'IS s'adresse à ceux qui veulent amortir le bien, capitaliser les bénéfices et lisser leur imposition dans le temps. Le bon choix dépend de votre horizon d'investissement, de votre tranche d'imposition et de votre projet de transmission.

Il faut choisir entre la SCI à l'IR et à l'IS pour choisir la fiscalité liée à votre investissement depuis l'étranger. Chaque option présente des caractéristiques qui la distinguent sur le marché.

La SCI à l'IR (transparence fiscale)

Dans une SCI à l'IR, chaque associé déclare sa quote-part de revenus fonciers dans sa propre déclaration, selon le régime réel ou micro-foncier. Pour un non-résident, ce revenu de source française est imposé à un taux minimum de 20 %. Cela se fait sur la tranche de revenu net imposable inférieure à un certain seuil, puis à 30 % au-delà. Toutefois, il est possible que le contribuable démontre que le taux moyen d'imposition sur l'ensemble de ses revenus mondiaux serait inférieur.

✋️ Attention : ce taux minimum ne tient pas compte des abattements habituels applicables aux résidents. Un expatrié doit anticiper une imposition souvent plus lourde qu'un résident fiscal français, sauf application d'une convention fiscale favorable.

Concernant les prélèvements sociaux, les non-résidents affiliés à un régime de sécurité sociale dans l'EEE, en Suisse ou au Royaume-Uni peuvent être exonérés des prélèvements sociaux classiques. Par contre, ils restent redevables du prélèvement de solidarité de 7,5 % sur leurs revenus fonciers et leurs plus-values immobilières. Notez qu'un déficit foncier reste possible dans une SCI à l'IR. Les charges déductibles peuvent créer un résultat négatif imputable sur les revenus fonciers des années suivantes.

La SCI à l'IS (opacité fiscale)

Sur option, une SCI peut être soumise à l'impôt sur les sociétés. La société est alors imposée sur son bénéfice comptable, après déduction de l'ensemble des charges, y compris l'amortissement de l'immeuble. Le taux d'IS applicable est de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfices (sous conditions), puis de 25 % au-delà. Ce taux réduit s'applique à la société elle-même, indépendamment du lieu de résidence des associés.

La fiscalité de l'associé non-résident intervient ensuite, uniquement au moment de la distribution de dividendes. Ceux-ci sont soumis à une retenue à la source, dont le taux varie selon la convention fiscale bilatérale entre la France et le pays de résidence de l'expatrié. Le taux varie souvent entre 0 % et 15 % pour les conventions les plus favorables, contre 25 % à 30 % en l'absence de convention.

Critère

SCI à l'IR (expatrié)

SCI à l'IS (expatrié)

Imposition des revenus fonciers

Taux minimum de 20 % puis 30 % au niveau de l'associé

15 % puis 25 % au niveau de la société

Amortissement du bien

Non déductible

Déductible, réduit le résultat imposable

Prélèvements sociaux

7,5 % (solidarité) sauf exonération EEE/Suisse/UK

Non applicables sur le résultat de la société

Distribution aux associés

Non concernée (transparence)

Retenue à la source sur dividendes, selon convention

Déficit foncier

Imputable sur les revenus fonciers

Reportable sur les bénéfices futurs de la société

Plus-value à la revente

Régime des plus-values immobilières des particuliers, avec abattements pour durée de détention

Plus-value professionnelle, calculée après amortissements déduits

Simplicité de gestion

Comptabilité simplifiée

Comptabilité commerciale complète, obligatoire

Sources : Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP), Code général des impôts, service-public.fr

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SCI et impôts sur le patrimoine : IFI et plus-value

Les non-résidents restent soumis à l'IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) sur la valeur de leurs biens immobiliers situés en France. Cela est valable via des parts de SCI, dès lors que le patrimoine net taxable dépasse 1,3 million d'euros. À la revente, la plus-value immobilière est taxée différemment selon que la SCI est à l'IR ou à l'IS.

Vous devez tenir compte de l'IFI et de la plus-value avant de prendre une décision. Votre agence de gestion locative spécialisée peut vous aider à vous orienter.

L'impact de l'IFI sur vos parts de SCI

Les parts d'une SCI détenant un ou plusieurs immeubles en France entrent dans l'assiette de l'IFI pour un associé non-résident. Cela se fait à hauteur de la quote-part représentative de la valeur immobilière. Une décote pour illiquidité est généralement admise par l'administration fiscale vu que les parts sociales sont moins facilement cessibles qu'un bien détenu en direct.

Cette décote se situe le plus souvent entre 10 % et 20 % de la valeur vénale, selon la doctrine fiscale et la jurisprudence. Les dettes contractées pour l'acquisition ou les travaux de l'immeuble restent déductibles de l'assiette imposable. L'imposition se fait sous réserve du respect des règles d'encadrement applicables aux emprunts dits « in fine » ou familiaux.

SCI plus-value : quelle taxation à la revente depuis l'étranger ?

Prenez le cas de Marc, un expatrié à Singapour qui investit dans un immeuble de rapport à Lyon via une SCI. Il compte revendre le bien au bout de dix ans de détention.

  • Si la SCI est à l'IR : la plus-value réalisée relève du régime des plus-values immobilières des particuliers. Elle bénéficie des abattements pour durée de détention. Cela s'accompagne d'une exonération totale d'impôt sur le revenu après 22 ans et des prélèvements sociaux après 30 ans. Marc reste redevable d'un prélèvement spécifique sur les plus-values immobilières des non-résidents, calculé sur le montant net imposable après abattements.
  • Si la SCI est à l'IS : la plus-value est dite « professionnelle ». Elle se calcule par différence entre le prix de cession et la valeur nette comptable du bien. Elle est ensuite intégrée au résultat imposable de la société au taux de l'IS. Ce mécanisme peut générer une imposition plus élevée si l'immeuble a été fortement amorti. Effectivement, l'assiette de la plus-value s'en trouve mécaniquement augmentée.

Une autre option concerne la cession de parts sociales plutôt que la vente de l'immeuble par la société. Ce montage est soumis à un régime spécifique de taxation des plus-values sur cession de titres pour les non-résidents. Cela implique un taux et des modalités déclaratives distincts, à étudier au cas par cas selon la convention fiscale applicable.

✅️ Astuce MyExpat : le choix du régime fiscal au moment de la création de la SCI doit intégrer votre horizon de détention. Un investisseur qui prévoit de revendre rapidement n'a pas les mêmes intérêts qu'un investisseur qui vise la transmission patrimoniale à long terme.

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Gérant et associés non-résidents : le rôle des conventions fiscales

Une convention fiscale internationale signée entre la France et le pays de résidence de l'expatrié détermine quel État a le droit d'imposer les revenus fonciers, les dividendes et la plus-value, afin d'éviter une double imposition. Ces conventions priment sur le droit interne français.

Un gérant non-résident peut administrer une SCI en France sans y résider. Il faut pour cela que la société conserve un siège social et une domiciliation bancaire sur le territoire français. La gestion à distance est aujourd'hui parfaitement organisée grâce à la dématérialisation des démarches administratives et comptables. Un gérant d'une SCI ou un associé non-résident doit prendre note des points de vigilance suivants :

  • Vérifier l'existence et le contenu de la convention fiscale entre la France et son pays de résidence. Cela peut modifier le taux de retenue à la source ou le mode d'imposition des dividendes.
  • Anticiper une éventuelle double imposition dans le pays de résidence. Celle-ci peut être atténuée par un crédit d'impôt correspondant à l'impôt déjà payé en France.
  • Conserver un compte bancaire professionnel français pour la gestion locative, la déclaration de TVA le cas échéant, et les opérations courantes de la société.

🔥 Astuce MyExpat : avant toute création de SCI, faites vérifier la compatibilité de votre projet avec la convention fiscale de votre pays de résidence. Un montage mal anticipé peut coûter plusieurs points de rendement net sur le long terme.

Profitez de la fiscalité offerte par votre investissement en SCI

La fiscalité d'une SCI pour un expatrié n'a rien d'insurmontable, à condition d'anticiper les bons choix dès la création. Il faudrait trancher entre un régime IR ou IS et prendre en compte l'articulation avec la convention fiscale de votre pays de résidence. Notez aussi la gestion de l'IFI et l'anticipation de la plus-value à la revente. Chaque décision impacte directement votre rendement net et la solidité de votre patrimoine immobilier en France.

Vous envisagez d'investir en France depuis l'étranger et souhaitez sécuriser la structuration fiscale de votre projet ? L'équipe MyExpat vous accompagne de A à Z, de la recherche du bien à la gestion locative quotidienne. L'équipe tient bien en tenant compte des spécificités de votre statut de non-résident. Prenez rendez-vous avec un expert MyExpat dès aujourd'hui pour transformer votre projet d'investissement locatif en succès patrimonial durable.

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Oui, rien n'interdit à un non-résident de créer ou d'être associé d'une SCI en France. La société doit simplement disposer d'un siège social en France et respecter les obligations déclaratives classiques. Cela est même valable pour les associés qui vivent à l'étranger avant de lancer leur investissement.

Il n'existe pas de réponse universelle, le régime IR convient aux projets simples avec revenus modérés. En outre, l'IS est souvent plus avantageux pour un investissement de long terme grâce à l'amortissement. Le choix dépend de votre tranche d'imposition, de votre pays de résidence et de votre stratégie de sortie.

La convention fiscale bilatérale entre la France et votre pays de résidence détermine généralement le mécanisme d'élimination de la double imposition. Cela se fait le plus souvent via un crédit d'impôt. Il est essentiel de vérifier les termes spécifiques de cette convention avant d'investir.

Il faut prendre en compte votre régime de sécurité sociale dans ce genre de situation. Les affiliés à un régime de l'EEE, de Suisse ou du Royaume-Uni peuvent être exonérés des prélèvements sociaux classiques. En outre, ils restent redevables du prélèvement de solidarité de 7,5 %. Les autres non-résidents restent en principe soumis aux prélèvements sociaux complets.

Une SCI à vocation locative nue à usage d'habitation n'est en principe pas assujettie à la TVA. En revanche, une activité de location meublée avec prestations de type parahôtelier, ou une activité commerciale, peut entraîner un assujettissement selon les règles en vigueur. MyExpat peut vous donner des informations supplémentaires en fonction de votre projet et de votre profil.

La cession de parts sociales suit un régime de taxation des plus-values sur titres, distinct de la vente directe de l'immeuble par la société. Le calcul tient compte du prix d'acquisition des parts et de la durée de détention du logement. Notez que des dispositions spécifiques de la convention fiscale peuvent être appliquées dans certaines situations.

Manuel Ravier
Manuel Ravier

Co-fondateur, MyExpat

LinkedIn

Manuel Ravier est entrepreneur et expert en investissement immobilier. Diplômé en gestion et stratégie financière, il accompagne depuis plus de 10 ans des investisseurs, notamment non-résidents, dans leurs projets en France. Il est spécialisé en fiscalité immobilière, financement expatrié et structuration patrimoniale. Certifié en immobilier et intervenant reconnu, il a contribué à la réalisation de nombreux projets à forte rentabilité. Son expertise repose sur une vision terrain et une maîtrise des enjeux fiscaux des investisseurs internationaux.

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