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Modifié le 18 juin 2026 Par Manuel Ravier
5 min

Impôt expatrié France 2026 : règles et guide fiscal complet

Comprendre les règles fiscales applicables aux expatriés français en 2026 : résidence fiscale, double imposition, déclarations obligatoires et stratégies pour optimiser sa situation.

Les règles fiscales concernant l'impôt expatrié en France

 

Selon les données du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, plus de 3,5 millions de Français vivent hors de France, dont une part importante conserve des revenus immobiliers ou financiers en France soumis à l’impôt français.

Un expatrié français est imposé en France uniquement sur ses revenus de source française (notamment immobiliers, certaines plus-values et revenus financiers), selon sa résidence fiscale définie par l’article 4 B du CGI et les conventions fiscales internationales. Le régime 2026 distingue clairement résidents et non-résidents avec des règles spécifiques d’imposition.

Dans ce guide, vous allez comprendre : la résidence fiscale, les revenus imposables, le taux d’imposition des non-résidents, les conventions fiscales et la fiscalité immobilière des expatriés.

Êtes-vous encore résident fiscal français ?

La première question à résoudre avant toute autre considération fiscale est celle de la résidence fiscale. Beaucoup d'expatriés pensent perdre automatiquement leur résidence fiscale dès leur départ à l'étranger, ce qui est loin d'être systématique.

Les critères de résidence fiscale selon l'article 4 B du CGI

Le Code général des impôts définit précisément les conditions qui maintiennent une résidence fiscale en France. Selon l'article 4 B du CGI, une personne est considérée comme résidente fiscale française si l'un des critères suivants est rempli :

  • Le foyer fiscal principal se trouve en France (lieu où vivent le conjoint et les enfants).
  • L'activité professionnelle principale est exercée en France, sauf si elle est accessoire.
  • Le centre des intérêts économiques est situé en France (investissements, affaires, patrimoine principal).

Il suffit qu'un seul de ces trois critères soit rempli pour rester résident fiscal français aux yeux de l'administration fiscale, même en vivant physiquement à l'étranger.

Quand devient-on officiellement non-résident ?

Devenir officiellement non-résident fiscal suppose de couper effectivement les liens fiscaux avec la France sur chacun des critères de l'article 4 B. Concrètement, un salarié expatrié à Singapour dont la famille reste à Lyon continue d'être considéré comme résident fiscal français. De même, un cadre installé à Dubaï qui conserve son activité principale via une société française reste imposable en France sur l'ensemble de ses revenus mondiaux.

Erreur fréquente : Beaucoup d'expatriés pensent perdre automatiquement leur résidence fiscale après leur départ. En pratique, conserver une activité principale ou des intérêts économiques majeurs en France peut maintenir la résidence fiscale française, avec toutes les obligations déclaratives, les justificatifs de non-résidence fiscale qui en découlent.

Quels revenus restent imposables en France pour un expatrié ?

Une fois le statut de non-résident établi, la question n'est pas de savoir si l'on paie des impôts en France, mais sur quels revenus. La règle générale est claire : un non-résident est imposable en France sur ses seuls revenus de source française.

Même après une expatriation, plusieurs revenus restent imposables en France : revenus locatifs, plus-values immobilières, pensions françaises, certains dividendes et revenus professionnels de source française.

Revenus locatifs et immobiliers

Les revenus tirés de biens immobiliers situés en France sont systématiquement imposables en France, quel que soit le pays de résidence du propriétaire. Cela concerne aussi bien la location nue que la location meublée sous le régime LMNP 2026. Un expatrié percevant 12 000 euros de loyers annuels sur un appartement parisien devra les déclarer à la Direction des Impôts des Non-Résidents (DINR) et acquitter l'impôt correspondant selon le barème applicable aux non-résidents.

Plus-values immobilières

La vente d'un bien immobilier situé en France est soumise à l'impôt sur les plus-values françaises, même pour un vendeur résidant à l'étranger. Le taux applicable est de 19 % pour les résidents de l'Union européenne et de 26,5 % pour les résidents hors UE (hors EEE), auxquels s'ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 %. Des exonérations existent toutefois, notamment pour la résidence principale ou après une certaine durée de détention.

Revenus financiers, retraites et dividendes

Les revenus financiers font l'objet de règles plus nuancées, souvent déterminées par les conventions fiscales en vigueur entre la France et le pays de résidence. Le tableau ci-dessous résume les grandes lignes pour les revenus les plus courants.

Type de revenu

Imposable en France ?

Rôle de la convention fiscale

Loyers (location nue ou meublée)

Oui, systématiquement

Généralement confirmé

LMNP (régime réel ou micro-BIC)

Oui

Généralement confirmé

Plus-values immobilières

Oui (taux variable)

Selon pays de résidence

Dividendes de sociétés françaises

Variable (retenue à la source)

Selon convention

Pension de retraite française

Variable

Selon convention (ex. : Dubaï exonéré)

Dans la pratique, ces règles fiscales sont rarement linéaires pour un expatrié, car elles dépendent à la fois du pays de résidence, du type de revenu et de la convention fiscale applicable. C’est précisément à ce niveau que de nombreux investisseurs sous-estiment l’impact réel de la fiscalité française sur leur rendement net en tant que propriétaire expatrié.

Chez MyExpat, nous accompagnons chaque année des centaines de Français de l’étranger dans la structuration de leurs investissements immobiliers en France, afin d’anticiper ces règles, éviter les erreurs de déclaration et optimiser légalement leur imposition selon leur situation de non-résident.

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Comment est calculé l'impôt d'un non-résident en France ?

Le calcul de l'impôt pour un non-résident obéit à des règles spécifiques qui diffèrent sensiblement du régime applicable aux résidents français. Comprendre ces mécanismes permet souvent d'éviter une surfiscalisation injustifiée.

Le taux minimum de 20 % (article 197 A du CGI)

L'article 197 A du CGI impose un taux minimum de 20 % sur les revenus de source française des non-résidents. Ce taux s'applique à la grande majorité des revenus courants :

  • loyers,
  • salaires d'activité exercée en France,
  • revenus professionnels.

Concrètement, un expatrié percevant 15 000 euros de revenus locatifs annuels en France paiera au minimum 3 000 euros d'impôt sur ces revenus, indépendamment de sa situation globale à l'étranger.

Le taux de 30 % pour les revenus les plus élevés

Au-delà d'un certain seuil de revenus de source française, le taux passe à 30 %. Ce seuil correspond à la tranche d'imposition à 30 % du barème progressif français. Les contribuables dont les revenus français dépassent environ 28 000 euros annuels sont généralement soumis à ce taux majoré, ce qui renforce l'intérêt d'une optimisation fiscale via des dispositifs comme le LMNP au régime réel.

Le mécanisme du taux moyen : une option peu connue mais avantageuse

Peu d'expatriés connaissent le mécanisme du taux moyen, pourtant très avantageux dans certaines situations. Ce mécanisme permet au non-résident de demander l'application du taux moyen résultant du barème progressif appliqué à l'ensemble de ses revenus mondiaux, si ce taux est inférieur au taux minimum de 20 %.

Il est particulièrement intéressant pour les expatriés dont les revenus mondiaux totaux sont modestes, mais dont les revenus français représentent une part significative. Pour en bénéficier, le contribuable doit en faire la demande explicite et être en mesure de justifier ses revenus mondiaux.

Le mécanisme du taux moyen pour un impôt expatrié en France

Comment éviter la double imposition ?

La double imposition est la crainte principale des expatriés propriétaires en France. La bonne nouvelle est que la France a signé des conventions fiscales avec plus de 130 pays, précisément pour éviter cette situation.

À quoi sert une convention fiscale ?

Une convention fiscale bilatérale est un traité entre deux États qui détermine quel pays a le droit d'imposer chaque catégorie de revenu. Elle prévoit également des mécanismes pour éliminer la double imposition quand les deux pays ont un droit d'imposition : crédit d'impôt, exonération dans l'un des pays, ou partage de l'assiette imposable. En pratique, pour les revenus immobiliers français, la France conserve presque toujours le droit d'imposition prioritaire, quel que soit le pays de résidence du propriétaire.

Les conventions fiscales les plus recherchées par les expatriés français

Certaines conventions présentent des particularités qui méritent une attention spéciale pour les expatriés investissant en immobilier français. Voici un comparatif des principales conventions que consultent les expatriés français.

Pays de résidence

Revenus locatifs français

Pensions françaises

Plus-values immobilières

Dubaï (EAU)

Imposés en France

Exonérées en France (imposition EAU, qui est nulle)

Imposées en France

Canada

Imposés en France (crédit d'impôt au Canada)

Imposées au Canada (crédit d'impôt)

Imposées en France

Royaume-Uni

Imposés en France (crédit d'impôt UK)

Variable selon régime

Imposées en France

Suisse

Imposés en France

Variable selon régime et type

Imposées en France

Singapour

Imposés en France

Variable

Imposées en France

*Ce tableau illustre un point clé : quelle que soit la convention fiscale, les revenus immobiliers français restent presque systématiquement imposés en France.

La convention joue principalement sur la méthode d'élimination de la double imposition dans le pays de résidence.

Exemple concret : un expatrié à Montréal propriétaire à Lyon

Prenons le cas d'un expatrié français installé à Montréal, qui perçoit 12 000 euros de loyers annuels sur un appartement à Lyon. En vertu de la convention Franco-canadienne, ces loyers sont imposés en France au taux minimum de 20 %, soit 2 400 euros d'impôt français. Le Canada reconnaît cet impôt via un crédit d'impôt, de sorte que le contribuable ne paie pas deux fois l'impôt sur ces mêmes revenus. Sans la convention, il aurait théoriquement dû acquitter l'impôt dans les deux pays.

Comment déclarer ses impôts quand on vit à l'étranger ?

La déclaration fiscale d'un non-résident suit un circuit administratif spécifique, différent de celui d'un résident français classique. La méconnaître expose à des pénalités et à des redressements inutiles.

Les formulaires fiscaux à connaître

La déclaration fiscale d'un non-résident mobilise plusieurs formulaires selon la nature des revenus. Les principaux documents à maîtriser sont les suivants :

  • Formulaire 2042 : déclaration de revenus de base, à compléter par tous les contribuables.
  • Formulaire 2042 NR : annexe spécifique aux non-résidents pour les revenus de source française.
  • Formulaire 2044 : déclaration des revenus fonciers en régime réel (location nue).
  • Formulaire 2048 IMM : déclaration des plus-values immobilières lors d'une cession.

Ces formulaires sont disponibles sur impots.gouv.fr et doivent être déposés selon le calendrier fiscal adapté aux non-résidents, qui prévoit généralement un délai supplémentaire par rapport aux résidents.

La Direction des Impôts des Non-Résidents (DINR)

L'ensemble des démarches fiscales des expatriés est centralisé auprès de la Direction des Impôts des Non-Résidents (DINR), basée à Noisy-le-Grand. Cette direction gère les déclarations, les réclamations et les questions fiscales de tous les contribuables non-résidents. Contacter directement la DINR lors de situations complexes (première déclaration après expatriation, cession immobilière, succession internationale) est fortement recommandé pour éviter les erreurs.

Calendrier fiscal expatriés 2026

Le calendrier de déclaration des non-résidents suit des échéances spécifiques, décalées par rapport aux résidents français. Les dates indicatives pour 2026 sont les suivantes.

Obligation

Échéance 2026 (indicative)

Déclaration revenus 2025 (formulaire 2042 + 2042 NR)

Fin mai / début juin 2026 selon pays de résidence

Déclaration revenus fonciers (formulaire 2044)

Simultanée à la 2042

Déclaration de plus-value immobilière (2048 IMM)

Au moment de la cession, par le notaire

Acompte prélèvement à la source (loyers)

Mensuel ou trimestriel selon option

*Il est impératif de vérifier les dates exactes auprès de la DINR chaque année, car le calendrier fiscal peut évoluer.

Fiscalité immobilière des expatriés : les règles à connaître avant d'investir

C'est sur le terrain de l'immobilier que les expatriés disposent des leviers d'optimisation fiscale les plus puissants. Les dispositifs disponibles en 2026 permettent, dans de nombreux cas, de ramener l'imposition sur les revenus locatifs à un niveau très faible, voire nul.

Acheter un bien locatif en restant expatrié : ce qui change

Acheter un bien immobilier en France depuis l'étranger est juridiquement parfaitement possible, mais implique quelques contraintes pratiques. La principale obligation fiscale spécifique aux non-résidents est la désignation d'un représentant fiscal accrédité en France si les revenus locatifs dépassent 15 000 euros par an et que le pays de résidence est hors UE. Ce représentant est responsable du paiement de l'impôt auprès de l'administration française, ce qui engage sa responsabilité personnelle.

Le LMNP expatrié en 2026 : le régime réel, outil d'optimisation majeur

Au réel, le dispositif fiscal LMNP est le plus puissant disponible pour un expatrié investissant en immobilier locatif français en 2026. Il repose sur un mécanisme d'amortissement comptable du bien immobilier et des meubles, qui vient réduire le revenu imposable déclaré à l'administration française.

Concrètement, un bien acheté 190 000 euros génère un amortissement annuel d'environ 4 500 à 5 000 euros sur 40 ans. Si les loyers annuels s'élèvent à 9 600 euros et que les charges déductibles (frais de gestion, assurances, intérêts d'emprunt, taxe foncière) atteignent 3 000 euros, le revenu imposable après amortissement peut être ramené à zéro ou quasi-zéro, et ce, de façon parfaitement légale.

Point d'attention 2026 : les amortissements pratiqués en LMNP au régime réel sont réintégrés dans le calcul de la plus-value lors de la revente du bien, sauf pour les résidences services (étudiantes, seniors, EHPAD). Ce point doit être anticipé dès l'acquisition.

Fiscalité de la location nue et dispositif Jeanbrun 2026

Pour les expatriés qui préfèrent la location nue à la location meublée, le dispositif Jeanbrun, entré en vigueur le 21 février 2026, constitue une nouveauté majeure. Il permet l'application d'un mécanisme d'amortissement comptable en location nue, auparavant réservé aux meublés. Ce dispositif représente une opportunité inédite pour les non-résidents propriétaires de biens loués nus, qui peuvent désormais bénéficier d'avantages proches de ceux du LMNP réel.

Les prélèvements sociaux des non-résidents : un point souvent mal compris

Les prélèvements sociaux (CSG, CRDS) s'élèvent à 17,2 % et s'appliquent aux revenus immobiliers français, y compris pour les non-résidents. Depuis 2021, les résidents de l'Union européenne y sont soumis dans les mêmes conditions que les résidents français. Les résidents hors UE peuvent, sous certaines conditions liées à leur affiliation à un régime de sécurité sociale étranger, bénéficier d'une exonération partielle ou totale. Ce point mérite une vérification précise selon le pays de résidence.

Un expatrié ayant trouvé la meilleure stratégie patrimoniale en se basant sur règles de l'imposition expatrié en France

Combien d'impôts paie réellement un expatrié propriétaire en France ?

Pour dépasser la théorie et donner une vision concrète, voici trois simulations représentatives des situations les plus fréquentes rencontrées par les expatriés investisseurs en France.

Situation

Bien et loyers annuels

Régime fiscal

Impôt estimatif en France

Expatrié à Dubaï, location meublée

T2 à Nantes, 9 600 €/an

LMNP régime réel

Proche de 0 € grâce aux amortissements

Expatrié à Londres, location nue

T3 à Lyon, 14 400 €/an

Régime réel (foncier)

Environ 1 200 à 2 000 € selon charges

Expatrié à Montréal, LMNP micro-BIC

Studio à Bordeaux, 7 200 €/an

Micro-BIC (50 % abattement)

Environ 720 € (20 % sur 3 600 €)

*Ces simulations sont données à titre indicatif et dépendent de la situation personnelle de chaque contribuable, notamment de la convention fiscale applicable et de la structure de financement du bien. Un accompagnement personnalisé reste indispensable pour affiner ces estimations.

Faut-il investir en France malgré la fiscalité des expatriés ?

La question de la rentabilité d'un investissement immobilier en France pour un expatrié ne se résume pas à la seule charge fiscale. La fiscalité est un paramètre parmi d'autres, et elle est souvent compensée par des avantages structurels importants.

Les avantages qui restent déterminants

Investir en France depuis l'étranger présente plusieurs atouts que peu de marchés immobiliers mondiaux peuvent offrir simultanément :

  • L'effet de levier bancaire : les banques françaises financent jusqu'à 100 % de la valeur du bien pour les non-résidents qualifiés, ce qui permet d'investir sans immobilisation totale du capital.
  • La profondeur du marché : le marché immobilier français est l'un des plus liquides d'Europe, avec une demande locative structurellement soutenue dans les grandes métropoles.
  • La protection juridique : le cadre légal français offre une sécurité juridique élevée pour les propriétaires bailleurs, notamment en matière de recouvrement des loyers.
  • Les dispositifs d'optimisation fiscale : LMNP réel, Jeanbrun 2026, Loc'Avantages jusqu'en 2027, Denormandie jusqu'au 31 décembre 2027 constituent un arsenal fiscal dont peu de marchés étrangers disposent.

Ces avantages expliquent que, bien qu'à distance, l'immobilier français reste le premier choix d'investissement patrimonial des expatriés français, y compris dans les pays à faible fiscalité comme les Émirats arabes unis.

Les limites à prendre en compte

Un investissement immobilier à distance comporte aussi des contraintes réelles qu'il convient d'anticiper avant de s'engager :

  • La gestion à distance impose de sélectionner un gestionnaire locatif fiable, ce qui représente un coût annuel de 7 à 10 % des loyers en moyenne.
  • Les conventions fiscales entre pays peuvent créer des situations complexes en cas de cession, notamment sur le traitement des plus-values.
  • Le financement bancaire peut être plus restrictif pour les non-résidents, en particulier hors zone euro, avec des exigences de garanties supplémentaires.

Ces contraintes sont gérables, à condition d'être bien anticipées et d'être accompagné par des professionnels spécialisés en investissement expatrié.

CONSEIL D'EXPERT
Manuel Ravier, cofondateur de MyExpat :
« Après plus de 4 000 projets accompagnés, nous constatons que la fiscalité n'est généralement pas le principal frein à la rentabilité d'un investissement expatrié. Le véritable enjeu consiste à choisir le bon emplacement, le bon régime fiscal et la bonne stratégie de gestion à distance. »
- Manuel Ravier, expert en investissement immobilier et fiscalité des expatriés

Ce qu'il faut retenir de la fiscalité des expatriés propriétaires en France

La fiscalité des expatriés propriétaires en France repose sur des règles précises mais navigables, à condition de bien les connaître. Les quatre points clés à retenir sont les suivants.

Premièrement, la résidence fiscale détermine l'étendue de l'obligation fiscale en France : un non-résident n'est imposable que sur ses revenus de source française. Deuxièmement, les revenus immobiliers français restent imposables en France quel que soit le pays de résidence, au taux minimum de 20 %.

Troisièmement, les conventions fiscales bilatérales permettent d'éviter la double imposition via des mécanismes de crédit d'impôt ou d'exonération. Quatrièmement, le LMNP au régime réel et le dispositif Jeanbrun 2026 constituent les outils d'optimisation fiscale les plus efficaces pour les expatriés investisseurs.

Vous souhaitez investir en France depuis l'étranger ? Réalisez une étude patrimoniale personnalisée avec un conseiller spécialisé en investissement locatif pour expatriés et identifiez la stratégie fiscale la plus adaptée à votre situation.

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Un expatrié non-résident fiscal paie des impôts en France uniquement sur ses revenus de source française : loyers, plus-values immobilières, pensions françaises et certains revenus financiers. Il n'est pas imposable en France sur ses revenus étrangers, contrairement à un résident fiscal français qui est imposable sur l'ensemble de ses revenus mondiaux. La condition préalable est d'avoir effectivement rompu sa résidence fiscale française selon les critères de l'article 4 B du CGI.

Le taux minimum applicable aux non-résidents est de 20 % sur leurs revenus de source française, conformément à l'article 197 A du CGI. Ce taux passe à 30 % au-delà d'un certain seuil de revenus. Il est toutefois possible de demander l'application du taux moyen si celui-ci est plus favorable, à condition de justifier l'ensemble de ses revenus mondiaux auprès de l'administration fiscale française.

Oui, les revenus locatifs tirés de biens immobiliers situés en France sont systématiquement imposables en France, quel que soit le pays de résidence du propriétaire. Cette règle s'applique aussi bien à la location nue qu'à la location meublée (LMNP). Le taux applicable est celui du régime non-résident (20 % minimum), auxquels s'ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 %.

La France a signé des conventions fiscales avec plus de 130 pays pour éviter la double imposition. Ces conventions prévoient généralement un crédit d'impôt dans le pays de résidence égal à l'impôt payé en France sur les revenus immobiliers. Concrètement, un expatrié au Canada qui paie 2 000 euros d'impôt en France sur ses loyers lyonnais récupère l'équivalent sous forme de crédit d'impôt sur sa déclaration canadienne.

Oui, un non-résident fiscal peut parfaitement investir en location meublée non professionnelle (LMNP) et bénéficier du régime réel ou du micro-BIC. Le régime réel est le plus intéressant : les amortissements pratiqués (environ 4 500 à 5 000 euros par an sur un bien de 190 000 euros) permettent dans la plupart des cas de ramener le revenu imposable à zéro. L'obligation de désigner un représentant fiscal accrédité s'applique si les revenus locatifs dépassent 15 000 euros et que le pays de résidence est hors UE.

La Direction des Impôts des Non-Résidents (DINR), basée à Noisy-le-Grand, est l'interlocuteur fiscal unique de tous les contribuables non-résidents. C'est auprès de cette direction que doivent être déposées les déclarations de revenus (formulaires 2042, 2042 NR, 2044) et que doivent être adressées toutes les questions, réclamations ou demandes de remboursement liées à l'impôt français des expatriés.

Manuel Ravier
Manuel Ravier

Co-fondateur, MyExpat

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Manuel Ravier est spécialiste en fiscalité internationale et en optimisation patrimoniale. Il accompagne depuis plusieurs années des particuliers expatriés et des investisseurs dans la compréhension et la structuration de leur situation fiscale entre la France et l’étranger. Son expertise porte notamment sur la résidence fiscale, la gestion des revenus transfrontaliers et les stratégies de conformité fiscale. Il intervient régulièrement sur des sujets liés à la fiscalité des non-résidents et à la planification patrimoniale internationale, avec une approche pédagogique et orientée решения concrètes.

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