Le LMNP non résident est l'un des statuts les plus recherchés par les Français expatriés qui investissent dans l'immobilier locatif en France. La réponse à la première question est simple : vivre à l'étranger n'empêche jamais de louer un bien meublé sous le statut LMNP.
Plus de 1,7 million de Français résident hors de France selon les registres consulaires, et une part croissante d'entre eux achète un studio, un T2 ou un lot en résidence gérée pour préparer un retour ou diversifier son patrimoine. Qu'ils vivent à Dubaï, Singapour, en Suisse, au Royaume-Uni, au Canada, aux États-Unis, à Hong Kong, au Japon ou en Australie, ces investisseurs partagent les mêmes questions : où seront-ils imposés, comment éviter une double imposition, et quel régime fiscal choisir.
Ce guide répond à chacune de ces questions dans l'ordre : conditions d'éligibilité, fonctionnement de la fiscalité depuis l'étranger, choix entre micro-BIC et régime réel, simulation chiffrée, démarches administratives, évolutions 2026 et erreurs à éviter. À la fin de cette lecture, vous saurez si le LMNP non résident convient à votre projet et comment le structurer correctement.
L'investissement locatif clé en main meublé, pensé pour les expatriés
MyExpat sélectionne le bien, gère la rénovation, l'ameublement, la mise en location et la comptabilité LMNP, à distance et sans déplacement en France. 98 % des clients achètent sans visiter le bien.
Peut-on être LMNP lorsque l'on est non-résident ?
Le statut LMNP ne dépend pas du lieu de résidence du bailleur. Il dépend de la nature du bien loué et du montant des recettes locatives. Un expatrié conserve donc le droit de louer un bien meublé en France et de bénéficier du régime LMNP 2026, aux mêmes conditions qu'un résident fiscal français.
La résidence fiscale se détermine selon l'article 4 B du Code général des impôts : foyer en France, activité professionnelle principale en France, ou centre des intérêts économiques en France. Un salarié installé à Dubaï, Singapour ou au Canada, sans aucun de ces critères, est non-résident fiscal. Cela ne change rien à son droit d'investir en LMNP : seule sa fiscalité change, pas son éligibilité au statut.
Pour bénéficier du LMNP non résident, il faut respecter trois conditions cumulatives : louer un logement meublé conforme au décret sur l'ameublement, s'immatriculer auprès du guichet unique de l'INPI pour obtenir un numéro SIRET, et rester sous les seuils qui distinguent le LMNP du LMP.
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Situation |
Conditions à respecter |
LMNP possible ? |
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Résident fiscal français |
Recettes locatives ≤ 23 000 € ou inférieures aux autres revenus d'activité du foyer |
Oui |
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Non-résident fiscal (Dubaï, Singapour, Suisse, Royaume-Uni, Canada, États-Unis, Hong Kong, Japon, Australie…) |
Immatriculation SIRET, déclaration française de revenus, respect de la convention fiscale bilatérale |
Oui |
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Recettes > 23 000 € et supérieures aux autres revenus d'activité (France + pays de résidence depuis 2026) |
Basculement automatique en LMP |
Non — devient LMP |
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Bien détenu en indivision |
Régime réel obligatoire, micro-BIC exclu |
Oui, au réel uniquement |
Dans la pratique, ces règles fiscales et administratives expliquent pourquoi de nombreux expatriés privilégient un investissement locatif clé en main, afin de déléguer l’ensemble des étapes (de la sélection du bien à la mise en location) tout en sécurisant le cadre LMNP à distance.
Comment fonctionne la fiscalité du LMNP pour un expatrié ?
Lorsqu'il s'agit d'un investissement locatif en France, les loyers d'un bien meublé situé en France constituent des revenus de source française. La quasi-totalité des conventions fiscales signées par la France, y compris avec les Émirats arabes unis, Singapour, la Suisse, le Royaume-Uni, le Canada, les États-Unis, Hong Kong, le Japon et l'Australie, attribue le droit d'imposer les revenus immobiliers à l'État où se situe le bien. Concrètement, ces loyers sont imposés en France, quel que soit le pays de résidence du propriétaire.
Le circuit de déclaration suit toujours le même schéma en quatre étapes :
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Étape |
Ce qu'il se passe |
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1. Perception des loyers |
Les loyers sont encaissés en France, bruts de toute retenue |
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2. Déclaration en France |
Dépôt de la 2042-C-PRO auprès du service des impôts des non-résidents (SIPNR) |
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3. Déclaration dans le pays de résidence |
Application de la convention fiscale : exonération ou crédit d'impôt égal à l'impôt français |
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4. Vérification |
Contrôle qu'aucune double imposition ne subsiste sur le même revenu |
Un non-résident fiscal est en principe soumis à un taux minimum d'imposition sur ses revenus de source française. Sauf s'il démontre que le taux moyen appliqué à l'ensemble de ses revenus mondiaux lui serait plus favorable.
Les prélèvements sociaux, au taux de 17,2 %, s'appliquent également aux loyers et à la plus-value de cession, quel que soit le pays de résidence, avec un aménagement possible pour les personnes affiliées à un régime de sécurité sociale suisse ou européen.
Le risque de double imposition existe surtout lorsque le pays de résidence ne reconnaît pas correctement le crédit d'impôt français, ou en l'absence de convention fiscale applicable. Faire vérifier sa situation par un professionnel habitué aux dossiers d'expatriés reste la meilleure protection.

Micro-BIC ou régime réel : quel choix en 2026 ?
Le micro-BIC et le régime réel restent les deux seules options fiscales du LMNP expatrié. Le choix conditionne directement le rendement net après impôt, souvent plus encore que le choix de la ville d'investissement.
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Critère |
Micro-BIC |
Régime réel |
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Plafond de recettes |
77 700 € (location meublée longue durée) |
Aucun plafond ; obligatoire au-delà de 77 700 € ou en indivision |
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Abattement |
50 % forfaitaire (30 % pour un meublé de tourisme non classé) |
Aucun abattement forfaitaire ; charges réelles déduites |
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Amortissements |
Non accessibles |
Oui : bien, mobilier, travaux |
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Charges déductibles |
Aucune, comprises dans l'abattement |
Intérêts d'emprunt, taxe foncière, comptable, assurance, copropriété… |
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Comptabilité |
Déclaration simplifiée 2042-C-PRO |
Comptabilité complète, souvent via un expert-comptable |
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Profil adapté |
Petits loyers, primo-investisseurs |
Bien financé à crédit, loyers significatifs, optimisation fiscale |
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Avantage principal |
Simplicité totale |
Impôt souvent nul pendant 15 à 20 ans |
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Limite principale |
Impôt dû dès la première année sur 50 % des loyers |
Amortissements réintégrés dans la plus-value à la revente depuis 2025 |
Données : impôts.gouv.fr
En pratique, trois profils reviennent souvent chez les expatriés accompagnés par MyExpat :
- Studio loué sans crédit, faibles charges : le micro-BIC reste pertinent tant que les charges réelles restent sous 50 % des loyers.
- Bien financé à crédit : le régime réel l'emporte presque toujours, grâce aux intérêts d'emprunt et à l'amortissement.
- Projet de revente sous 10 ans : le réel reste avantageux sur les loyers, mais la fiscalité de sortie doit être anticipée dès l'achat.
Notre comparatif détaillé, avec simulateur, est disponible sur la page micro-BIC ou régime réel.
Pourquoi le régime réel est souvent le plus intéressant ?
Le régime réel autorise la déduction des charges réelles et l'amortissement comptable du bien, du mobilier et de certains travaux. L'amortissement n'est pas une charge décaissée : c'est une écriture comptable qui réduit le résultat imposable sans sortie de trésorerie. C'est ce mécanisme qui permet à de nombreux expatriés de ne payer aucun impôt sur leurs loyers français pendant quinze à vingt ans.
Simulation sur un studio meublé acheté 220 000 € (dont 30 000 € de terrain, non amortissable) et loué 12 000 € par an :
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Poste |
Montant |
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Loyers annuels bruts |
12 000 € |
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Charges déductibles (taxe foncière, copropriété, assurance, comptable, intérêts) |
4 500 € |
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Résultat avant amortissement |
7 500 € |
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Amortissements pratiqués (bien + mobilier, limités au résultat) |
7 500 € |
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Amortissements non utilisés, reportés sans limite de durée |
1 240 € |
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Résultat fiscal imposable |
0 € |
Données impots.gouv.fr
Ce report d'amortissement LMNP se reconduit chaque année tant que le stock disponible n'est pas épuisé. Pour un studio parisien ou marseillais à ce niveau de loyer, la durée d'exonération dépasse fréquemment quinze ans. Le point de vigilance se situe à la revente : depuis 2025, ces mêmes amortissements sont réintégrés dans le calcul de la plus-value imposable, ce qui est détaillé plus loin.
Les démarches administratives du LMNP
Les démarches sont identiques pour un résident et un non-résident. Seule la coordination à distance change : MyExpat gère l'intégralité du parcours pour les clients qui ne peuvent pas se déplacer en France.
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Étape |
Action |
Délai indicatif |
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1. Achat |
Signature de l'acte authentique chez le notaire |
Jour J |
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2. Déclaration de début d'activité |
Formulaire P0i sur le guichet unique de l'INPI |
Dans les 15 jours suivant le début de la location |
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3. Obtention du SIRET |
Délivré par l'INSEE après traitement du dossier |
2 à 4 semaines |
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4. Choix du régime fiscal |
Micro-BIC par défaut, option régime réel possible |
Avant la déclaration de revenus suivante |
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5. Mise en place de la comptabilité |
Mandat à un expert-comptable si régime réel |
Dès l'immatriculation |
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6. Déclarations fiscales annuelles |
2042-C-PRO (micro) ou liasse 2031 + 2042-C-PRO (réel) |
Mai-juin chaque année |
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7. Obligations annuelles |
Suivi comptable, cotisation foncière des entreprises si due |
Toute l'année |
Données impots.gouv.fr
La déclaration LMNP intervient chaque année selon le régime fiscal choisi et doit être correctement structurée dès la mise en place de l'activité pour éviter les erreurs déclaratives et optimiser la fiscalité du bien.
Quelles évolutions du LMNP en 2026 ?
Le statut LMNP reste pleinement en vigueur en 2026, mais trois textes récents modifient son fonctionnement. Chaque point ci-dessous s'appuie sur un texte officiel.
Réintégration des amortissements dans la plus-value
L'article 84 de la loi de finances pour 2025 (loi n° 2025-127 du 14 février 2025) impose, pour toute cession réalisée depuis le 15 février 2025, la réintégration des amortissements déduits au régime réel dans le calcul de la plus-value. Une réponse ministérielle du 24 mars 2026 confirme que cette règle concerne aussi les amortissements pratiqués avant 2025. Les résidences gérées (étudiantes, seniors, handicap) sont explicitement exclues de cette réintégration.
Resserrement du micro-BIC pour le tourisme non classé
La loi Le Meur (loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024) a ramené le plafond du micro-BIC pour les meublés de tourisme non classés à 15 000 € avec un abattement de 30 %, contre 77 700 € et 50 % auparavant. La location meublée longue durée classique, majoritaire chez les clients MyExpat, conserve le plafond de 77 700 € et l'abattement de 50 %.
Assouplissement du critère LMP pour les non-résidents.
La loi de finances pour 2026 précise que la comparaison entre recettes locatives et autres revenus d'activité, utilisée pour qualifier un LMP, tient désormais compte des revenus professionnels imposés dans le pays de résidence lorsqu'ils sont soumis à un impôt équivalent à l'impôt sur le revenu. Cela évite un basculement mécanique en LMP pour des expatriés sans revenus imposables en France.
Point de vigilance pour 2026 : la meilleure protection contre la réintégration des amortissements reste la durée de détention. L'exonération d'impôt sur le revenu est totale après 22 ans, celle des prélèvements sociaux après 30 ans. Une stratégie de revente doit désormais intégrer ce paramètre dès l'achat.

Les erreurs les plus fréquentes des expatriés
Dans certains cas, notamment lorsque les revenus locatifs augmentent ou que la structure du patrimoine évolue, la frontière entre LMNP ou LMP devient un point de bascule déterminant pour la fiscalité globale de l'investisseur.
Voici des erreurs à éviter absolument :
- Rester au mauvais régime fiscal. Installé à Singapour, un investisseur reste trois ans au micro-BIC et paie l'impôt sur 50 % de ses loyers, alors qu'un passage au régime réel aurait annulé son imposition.
- Oublier la convention fiscale. Résidente au Canada, une propriétaire déclare ses loyers français sans faire valoir le crédit d'impôt correspondant côté canadien, ce qui l'expose à une double imposition partielle et évitable.
- Mal déclarer depuis l'étranger. Installé à Dubaï, un bailleur ne reçoit plus son avis d'imposition car son adresse fiscale n'a pas été mise à jour auprès du service des impôts des non-résidents.
- Se passer d'accompagnement comptable. En Australie, un investisseur tient seul sa comptabilité et sous-évalue son amortissement, perdant plusieurs milliers d'euros d'économie d'impôt chaque année.
Du reste, sous-estimer la fiscalité à la revente. Résident britannique, un propriétaire prévoit de revendre après huit ans sans avoir anticipé la réintégration des amortissements dans la plus-value depuis 2025, ce qui alourdit sa facture fiscale de plusieurs milliers d'euros.
Pourquoi se faire accompagner par MyExpat ?
Gérer un LMNP non résident à distance suppose de coordonner un achat, une fiscalité, une comptabilité et une gestion locative sans être présent en France. C'est précisément le métier de MyExpat depuis sa création.
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70 M€ investis par nos clients |
300+ avis clients |
4,9/5 note moyenne |
65 pays de résidence accompagnés |
98 % des clients MyExpat achètent leur bien sans se déplacer en France. L'accompagnement couvre la recherche du bien, le financement, le choix du régime fiscal, l'immatriculation SIRET, la comptabilité LMNP et la gestion locative, avec des mandats de transaction et de gestion (cartes T et G) qui sécurisent chaque étape.
- Recherche et sélection du bien selon le rendement et la tension locative
- Travaux, ameublement et mise en conformité avec le décret meublé
- Choix du régime fiscal et immatriculation SIRET
- Comptabilité LMNP annuelle et déclarations fiscales
- Gestion locative à distance : encaissement des loyers, entretien, relation locataire
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