La plus-value immobilière des non-résidents vendant en France est taxée à 36,2 % (19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux), ou à 26,5 % (19 % + 7,5 %) pour les non-résidents affiliés à la sécurité sociale d'un pays de l'UE/EEE, de Suisse ou du Royaume-Uni. La hausse de CSG prévue par la LFSS 2026 ne s'applique pas aux plus-values immobilières. Un abattement pour durée de détention permet une exonération totale d'IR après 22 ans et des prélèvements sociaux après 30 ans. Au-delà de 150 000 € de prix de cession, un représentant accrédité devient obligatoire pour tout vendeur résidant hors UE/EEE.
La plus-value immobilière pour non-résident constitue un enjeu majeur pour les expatriés qui détiennent un bien en France et envisagent de le vendre en 2026. Notez qu'une plus-value immobilière réalisée en France est généralement soumise à un IR de 19 %. À cela peuvent s'ajouter les participations sociales selon la situation du vendeur. Toutefois, le tarif réellement dû dépend de plusieurs paramètres, notamment du prix d’acquisition, des frais et travaux déductibles. Il ne faut pas ignorer la période de possession du bien.
En 2026, trois chiffres permettent de mesurer l’importance de ces règles, à commencer par une exonération d'IR acquise après 22 ans de possession. Vient ensuite l'exonération des cotisations sociales après 30 ans. Par ailleurs, le seuil de 150 000 € permet, sous conditions, de bénéficier d’une dispense automatique de représentant.
Au-delà du simple calcul de la taxe, la vente doit donc être envisagée comme une véritable décision patrimoniale. Faut-il vendre maintenant, attendre quelques années pour profiter des abattements ou conserver le bien en location ? Prenez votre temps pour comparer les stratégies et anticiper les conséquences fiscales. Pour aller plus loin dans votre réflexion, l’agence MyExpat peut également vous accompagner dans l’analyse de votre projet immobilier.
Les essentiels à retenir :
- Pour un non-résident vendant un bien en France, la plus-value est soumise à 19 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux (36,2 % au total), ou 7,5 % de prélèvements sociaux (26,5 % au total) pour les non-résidents affiliés à la sécurité sociale d'un pays UE/EEE, de Suisse ou du Royaume-Uni.
- La période de détention réduit progressivement la taxation. Obtenez une exemption de l'IR après 22 ans de détention et une exemption des cotisations sociales après 30 ans.
- Les expatriés hors UE/EEE doivent désigner un expert accrédité lorsque le prix de cession dépasse 150 000 €.
- Un ancien résident fiscal français peut, sous conditions, obtenir une exemption sur la plus-value de son ancienne habitation principale.
- La vente entraîne une taxation immédiate de la plus-value. Conserver le bien en location peut générer des revenus et permettre de profiter progressivement des abattements liés à la période de détention.
Parlez à un expert MyExpat
Posez vos questions et obtenez des réponses personnalisées pour votre projet immobilier en tant qu'expatrié.
Taux d'imposition 2026 : ce qui change pour les non-résidents
En 2026, la plus-value immobilière d'un non-résident est taxée à 36,2 % (19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux), ou à 26,5 % (19 % + 7,5 %) pour les non-résidents affiliés à la sécurité sociale d'un pays de l'UE/EEE, de Suisse ou du Royaume-Uni.
Chaque investisseur non-résident doit tenir compte de la valeur de la taxation en 2026 avant de vendre un bien immobilier. Le mieux est de tenir compte des points essentiels avant de vous lancer.
La répartition du taux : deux cas selon l'affiliation sociale
Pour tout résident fiscal hors de France qui vend un bien immobilier sur le territoire, la plus-value réalisée est soumise à une double imposition :
- Impôt sur le revenu, avec une valeur forfaitaire de 19 %
- Prélèvements sociaux, dont le taux dépend de la situation du vendeur au regard de la sécurité sociale
Deux cas de figure coexistent en 2026 :
-
36,2 % au total (19 % + 17,2 %) pour la majorité des non-résidents ;
- 26,5 % au total (19 % + 7,5 %) pour les non-résidents affiliés à un régime de sécurité sociale d'un État membre de l'UE/EEE, de Suisse ou du Royaume-Uni — un taux réduit issu de la jurisprudence De Ruyter, qui exclut ces contribuables de la CSG/CRDS "classique" au profit du seul prélèvement de solidarité de 7,5 %.
Important : la hausse de CSG introduite par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026 ne s'applique pas aux revenus du patrimoine immobilier, et donc pas aux plus-values immobilières. Elle concerne d'autres catégories de prélèvements sociaux. Les taux de 17,2 % et 7,5 % restent donc ceux en vigueur pour les cessions réalisées en 2026.
Impact de l'Etat de résidence : UE/EEE vs hors UE
La valeur de l'IR de 19 % s'applique de la même manière, que le vendeur réside dans l'Union européenne, l'EEE ou dans un territoire tiers. En revanche, la localisation de l'État d'expatriation a une incidence directe sur d'autres obligations. Les résidents hors UE/EEE sont soumis à des règles renforcées, notamment concernant la désignation d'un représentant fiscal accrédité.
Par ailleurs, si le territoire d'expatriation figure sur la liste des États ou territoires non coopératifs (ETNC). La valeur d'imposition peut grimper jusqu'à 75 %, un point de vigilance essentiel pour tout non-résident souhaitant sécuriser sa vente.
Surtaxe au-delà de 50 000 €
Lorsque la plus-value imposable, c'est-à-dire après application des abattements pour durée de détention, dépasse 50 000 €, une taxe additionnelle s'ajoute à l'IR et aux prélèvements sociaux, en application de l'article 1609 nonies G du CGI. Cette surtaxe concerne aussi bien les résidents que les non-résidents dès lors que le seuil est franchi.
Son taux est progressif, de 2 % à 6 % de la plus-value imposable, selon un barème par tranches (avec un mécanisme de lissage à l'entrée du seuil pour éviter les effets de seuil brutaux). Plus la plus-value nette est élevée, plus le taux de surtaxe appliqué augmente.
Concrètement, une plus-value imposable de 50 000 € pile n'est pas concernée ; c'est seulement au-delà que la surtaxe s'applique, et uniquement sur la fraction imposable retenue pour l'IR (donc déjà réduite par les abattements pour durée de détention). Ce point est à anticiper pour toute vente portant sur un bien de valeur ou détenu depuis peu de temps.

Abattements pour durée de détention : comment réduire la taxe ?
Plus la période de possession du bien est longue, plus la déduction est importante. L'exonération totale d'IR intervient à 22 ans de détention révolus. Par contre, l'exonération totale des prélèvements sociaux n'intervient qu'à 30 ans.
Est-il possible de réduire l'impôt après la vente d'un bien immobilier en France tout en restant dans votre territoire d'expatriation ? Cela peut se faire du moment que vous remplissez certaines conditions.
Barème détaillé des abattements jusqu'à la 22ᵉ et la 30ᵉ année
Le législateur a prévu un mécanisme de déduction progressive qui récompense la possession longue période. Ce barème s'applique séparément sur l'assiette de l'IR et sur celle des prélèvements sociaux. Cela explique le décalage entre les deux échéances d'exonération totale.
| Années de détention | Abattement Impôt sur le Revenu (19 %) | Abattement Prélèvements Sociaux |
|---|---|---|
| Moins de 6 ans | 0 % | 0 % |
| De la 6ᵉ à la 21ᵉ année | 6 % par année | 1,65 % par année |
| 22ᵉ année révolue | 4 % (soit 100 % exonéré) | 1,60 % (soit 28 % cumulés) |
| De la 23ᵉ à la 30ᵉ année | Exonéré | 9 % par année |
| 30ᵉ année révolue | Exonéré | 100 % exonéré |
Sources : article 150 VC du Code général des impôts ; BOFiP BOI-RFPI-PVI-10-40-50.
Concrètement, un cédant qui détient son bien depuis moins de 6 ans ne bénéficie d'aucune déduction. La plus-value brute est taxée dans son intégralité au taux applicable (36,2 % ou 26,5 % selon l'affiliation sociale du vendeur). À l'inverse, entre la 6ᵉ et la 21ᵉ année, chaque année de détention supplémentaire allège la note, jusqu'à atteindre l'exonération totale d'IR à 22 ans. Les prélèvements sociaux suivent un rythme plus lent au départ (1,65 %/an), avant d'accélérer nettement à partir de la 23ᵉ année (9 %/an), pour s'annuler totalement à 30 ans de possession.
Cas particulier n°1 : l'exonération de l'ancienne résidence principale
Un ancien résident fiscal français devenu non-résident peut bénéficier d'une exonération totale de la plus-value. Cela concerne la revente de son ancienne résidence principale, sous deux conditions cumulatives :
- la cession doit intervenir au plus tard le 31 décembre de l'année qui suit celle du départ à l'étranger ;
- le logement doit être resté libre de toute location entre le départ du propriétaire et la vente (il peut rester inoccupé, mais pas être donné en location).
Cette exonération porte sur la totalité de la plus-value, dès lors que les deux conditions de délai et de non-location sont respectées.
Cas particulier n°2 : l'exonération de 150 000 € réservée aux ressortissants UE/EEE
Un dispositif distinct, prévu à l'article 150 U II 2° du CGI, permet à un non-résident ressortissant d'un État membre de l'UE ou de l'EEE de bénéficier d'une exonération plafonnée à 150 000 € de plus-value nette imposable, sur la cession d'un bien qui n'est pas nécessairement son ancienne résidence principale. Les conditions cumulatives sont plus strictes :
- porter sur une seule cession par contribuable (une seule résidence peut ouvrir droit à ce dispositif) ;
- la détention doit être directe (le bien ne doit pas être détenu via une société, y compris une SCI) ;
- le vendeur doit avoir eu son domicile fiscal en France de manière continue pendant au moins 2 ans, à un moment quelconque avant la cession ;
- la cession doit intervenir au plus tard le 31 décembre de la 10ᵉ année suivant le transfert du domicile fiscal hors de France, OU le vendeur doit disposer librement du bien depuis au moins le 1ᵉʳ janvier de l'année précédant la cession.
Ces deux exonérations sont indépendantes l'une de l'autre et répondent à des logiques différentes. La première vise spécifiquement l'ancienne résidence principale et n'est pas plafonnée. La seconde est ouverte plus largement aux ressortissants UE/EEE mais reste plafonnée à 150 000 €. Elle est aussi soumise à des conditions de délai et de détention directe plus strictes.
Obtenez votre devis personnalisé
Nos experts analysent votre situation et vous proposent un accompagnement sur-mesure pour votre investissement immobilier.
L'obligation de représentant fiscal accrédité au-delà de 150 000 €
Tout vendeur non-résident hors UE/EEE qui vend un bien immobilier pour un montant supérieur à 150 000 € doit obligatoirement désigner un représentant accrédité. Ce dernier est chargé de garantir auprès de l'administration le règlement correct de la taxe sur la plus-value.
Il est important de faire appel à un représentant accrédité à une certaine limite. Pour un vendeur non-résident, ce facteur peut impacter la suite de l'opération.
Quand la désignation est-elle obligatoire ?
La règle est simple à formuler mais engage une réelle responsabilité pour le vendeur. Dès lors que le prix de cession dépasse 150 000 € et que le vendeur réside en dehors de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen. La loi impose la désignation d'un représentant accrédité par l'administration. Ce représentant agit comme garant vis-à-vis du Trésor public et atteste du calcul exact de la plus-value déclarée. Les résidents de l'UE/EEE sont, quant à eux, dispensés de cette obligation depuis une évolution favorable du droit fiscal.
Coût et rôle de la garantie de taxation pour le vendeur expatrié
Faire appel à des sociétés accréditées engendre un coût, généralement calculé en pourcentage du prix de cession. À cela s'ajoutent les frais de notaire. Le représentant vérifie les justificatifs d'acquisition et les dépenses engagées.
Il s'assure que la déclaration transmise à l'administration reflète fidèlement la somme imposable. Pour un expatrié pilotant sa vente à distance, ce professionnel constitue un intermédiaire indispensable. Il sécurise chaque étape de la transaction jusqu'au paiement définitif de la taxe.

Faites estimer votre bien à distance
Obtenez une estimation précise de votre bien immobilier en France par un expert dédié, sans vous déplacer.
Arbitrage patrimonial : faut-il vendre ou conserver son bien en gestion locative ?
Face à une taxation immédiate pouvant atteindre 36,2 % (ou 26,5 % pour les non-résidents affiliés à un régime de sécurité sociale UE/EEE, Suisse ou Royaume-Uni), conserver son bien en gestion locative permet de générer un gain régulier.
L'arbitrage patrimonial est un point à ne pas ignorer dans le cadre d'une vente immobilière. Cela est particulièrement valable pour un expatrié qui souhaite se séparer de son bien en France.
Comparatif financier : impact de la taxe à la revente vs rendement en gestion locative
Vendre aujourd'hui, c'est accepter immédiatement le coût fiscal calculé selon le barème en vigueur. Conserver son bien, c'est faire le pari d'un rendement locatif régulier. Dans ce second cas, vous allez vous rapprocher chaque année des seuils d'exonération de 22 et 30 ans. Pour de nombreux investisseurs expatriés, ce scénario s'avère financièrement plus avantageux sur le long terme.
Les loyers perçus génèrent un bénéfice complémentaire en devises ou en euros. Par ailleurs, la valeur du bien continue potentiellement de s'apprécier, et la pression fiscale sur la plus-value future s'allège année après année. Le choix dépend principalement de votre horizon d'investissement, de votre besoin de liquidité, et de votre stratégie patrimoniale globale à l'étranger.
Comment une agence spécialisée sécurise-t-elle la rentabilité locative des expatriés depuis l'étranger ?
C'est précisément sur ce terrain que MyExpat accompagne les expatriés au quotidien. En tant que spécialiste de la gestion locative pour non-résidents, l’équipe prend en charge l'intégralité du suivi de votre bien :
- Recherche de locataire et gestion administrative
- Déclaration des revenus fonciers
- Optimisation fiscale de votre investissement
Le tout est piloté à distance depuis votre pays de résidence. Plutôt que de subir une taxation immédiate sur la plus-value, vous pouvez ainsi faire fructifier votre patrimoine immobilier en toute sérénité. Profitez d'un partenaire qui connaît les spécificités fiscales des non-résidents.
Pourquoi utiliser un simulateur pour calculer la plus-value immobilière d’un investisseur non-résident ?
Investir dans l’immobilier en France lorsqu’on réside à l’étranger nécessite l’anticipation de plusieurs aspects fiscaux au moment d’une revente. Le calcul de la plus-value immobilière peut s’avérer complexe en raison des règles fiscales applicables. Utiliser un simulateur de plus-value immobilière permet d’obtenir une première estimation du montant de l’impôt à payer.
Estimer le montant de l’impôt sur la plus-value immobilière
Le principal avantage d’un simulateur est la possibilité d’estimer rapidement la plus-value imposable pendant la cession d’un bien immobilier. Pour cela, vous devez renseigner les informations suivantes :
- Le prix d’achat et de vente envisagé
- La durée de détention du logement
- Certaineset certaines dépenses éligibles, l’investisseur obtient une estimation de la plus-value taxable et de la fiscalité correspondante.
Cette démarche permet d’anticiper les prélèvements applicables, notamment l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux.
Anticiper les particularités fiscales des non-résidents
La fiscalité immobilière des non-résidents présente certaines spécificités à prendre en considération. Le pays de résidence, la situation fiscale du vendeur et les dispositions des conventions fiscales internationales peuvent influencer le traitement de la plus-value. Un simulateur adapté permet de mieux comprendre les principaux paramètres du calcul et d’identifier les éléments à vérifier avant la vente.
Optimiser sa stratégie de revente
La simulation permet de comparer plusieurs scénarios de vente. Un investisseur peut, par exemple, mesurer l’incidence d’un prix de cession différent. Notez aussi la durée de détention ou de certaines dépenses admissibles sur le montant de la plus-value imposable.
Exemple de simulation de plus-value immobilière pour un non-résident
Prenez le cas d’un investisseur non-résident qui revend un bien immobilier situé en France. Pour illustrer l’intérêt d’un simulateur, imaginez une plus-value imposable de 100 000 €. Ce montant est obtenu après la prise en compte des frais déductibles et des éventuels abattements applicables.
Le montant de la fiscalité dépend notamment du pays de résidence du vendeur et des règles qui lui sont applicables :
- Investisseur résidant hors UE/EEE : avec un taux indicatif de 36,2 %, l’imposition estimée s’élève à 36 200 €, soit une plus-value nette de 63 800 €.
- Investisseur résidant dans l’UE/EEE : avec un taux indicatif de 26,5 %, l’imposition estimée atteint 26 500 €, soit une plus-value nette de 73 500 €.
La différence représente ici 9 700 € d’impôt estimé pour une même plus-value imposable.
La plus-value immobilière est déterminante pour un non-résident
La fiscalité de la plus-value immobilière des non-résidents en 2026 repose sur deux taux distincts : 36,2 % pour la majorité des vendeurs, 26,5 % pour ceux affiliés à un régime de sécurité sociale d'un pays UE/EEE, de Suisse ou du Royaume-Uni. Entre abattements progressifs pour période de possession, exonérations à 22 et 30 ans. Chaque paramètre de votre vente mérite d'être anticipé avec rigueur. Prenez aussi en compte l'obligation de représentant accrédité au-delà de 150 000 €. Mais au-delà du calcul, c'est votre stratégie patrimoniale globale qui doit guider votre décision.
Vendre aujourd'hui, ou conserver votre bien pour en tirer un bénéfice locatif tout en laissant le temps alléger votre taxation future ? Chez MyExpat, vous aurez un accompagnement annuel dans l'arbitrage entre vente et gestion locative. Contactez l'équipe dès maintenant pour obtenir une simulation gratuite et personnalisée. Vous allez transformer votre patrimoine immobilier en France en véritable atout, où que vous soyez dans le monde.
Échangez avec un expert dédié
Bénéficiez d'un accompagnement personnalisé par un expert immobilier spécialisé dans les projets d'expatriés.