Logo de MyExpat.fr
Modifié le 19 mai 2026 Par Mickaël ZONTA
6 min

La double imposition : comment y échapper quand on est expatrié ?

Close up of businessman or accountant hand holding pen working on calculator to calculate business data, accountancy document and laptop computer at office, business concept

La déclaration d’impôts peut vite devenir un casse-tête pour les expatriés quand pays de résidence fiscale et pays source de revenus ne coïncident pas. Il existe heureusement des dispositifs pour ne pas subir la double imposition. C’est-à-dire : se voir imposer ses revenus dans son pays d’expatriation et en France.

Qu’est-ce que la double imposition ?

Généralement, chaque État s’octroie le droit d’imposer les revenus de ses contribuables comme bon lui semble. Aussi, avec l’internationalisation croissante de l’économie mondiale, l’augmentation des flux de personnes entre les pays et la complexification des contrats de travail et des statuts (détachés, expatriés…), c’est un peu la panique du côté des administrations fiscales…et de leurs administrés. Pour ces derniers, en situation d’expatriation, il s’agit d’éviter de se voir imposer deux fois (dans son pays d’origine et d’accueil) ses revenus. C’est-à-dire les salaires, les bénéfices et les plus-values. Cela concerne donc aussi les revenus tirés de biens immobiliers.

Dans le même thème : Comment investir dans l’immobilier locatif en France sans payer d’impôt sur les revenus locatifs ?

Quelles solutions pour s’épargner une double imposition ?

Les conventions inter-pays

Mentionnons que les États se sont adaptés et la plupart d’entre eux sont aujourd’hui liés entre eux par des accords bilatéraux. Ce sont ces accords qui régissent la répartition de la charge fiscale. La France, pour sa part, a conclu des conventions avec pas moins de 170 États. Globalement tous les grands pays d’expatriation des Français (États-Unis, Canada, Allemagne, etc.) sont inclus dans des accords bilatéraux.

Notons que les conventions fiscales internationales sont les documents de référence pour les contribuables qui résident dans un Etat tout en percevant des revenus d’un autre Etat. Et ce afin d’empêcher leur double imposition. Elles fixent les règles de l’exonération (l’Etat de résidence n’impose pas les revenus de l’Etat source) et d’imputation (imposition de la totalité des revenus dans l’Etat de résidence).

La domiciliation fiscale

En conséquence, l’expatrié doit répondre à ces deux interrogations :

  •  
  • Quelle est sa domiciliation fiscale ? Il règne une certaine confusion autour de la notion d’expatriation. Laquelle fait souvent référence au fait d’être envoyé par son entreprise pour travailler dans un autre pays. Pour l’administration fiscale, peu importe le statut. Il n’y a qu’une seule chose qui importe : le pays de résidence fiscale. En théorie, on détermine le pays de résidence fiscale non en fonction du choix personnel mais du temps annuel passé dans le pays, 183 jours/an étant le seuil au-dessus duquel l’on peut être considéré comme résident fiscal. C’est à l’expatrié qu’il revient de déterminer son droit du travail et son système de sécurité sociale, lorsqu’il quitte la France.
  • Que stipule la convention fiscale établie entre la France et le pays d’expatriation ? Ces documents juridiques ne sont pas toujours très accessibles. Il peut d’ailleurs être nécessaire d’avoir recours à un fiscaliste pour lever toute incertitude…

Vous êtes expatrié et vous souhaitez investir dans l’immobilier ? Échangeons sur votre investissement RDV offert avec un conseiller et recueillez des informations, conseils et bonnes pratiques pour réaliser votre projet depuis l’étranger.

Comment savoir si mon pays « double impose » ?

Exemple

Ainsi prenons le cas d’une personne expatriée à Copenhague et qui se demande à qui payer ses impôts :

  • Il suffit de se rendre sur le site de la Commission européenne qui propose la liste par pays des Conventions internationales conclues par tous les Etats membres de l’UE ;
  • Cliquer sur Danemark pour être redirigé sur le site du ministère danois des Finances ;
  • Cliquer sur « Frankrig » pour obtenir la Convention signée entre le Danemark et la France. Celle-ci a été signée par le Président de la République française et Sa Majesté le Roi du Danemark, « animés du désir d’éviter les doubles impositions en matière d’impôts sur les revenus et sur la fortune […] », le 8 janvier 1957.

En revanche, si le pays d’accueil se trouve hors Union européenne, il faut passer par le Ministère français des Finances qui propose une recension complète de ses Convention internationales.

Conventions fiscales

Bonne nouvelle, des conventions fiscales internationales ont été signées par la France avec la plupart des pays (tous les pays de l’Union européenne et la majorité des grands pays d’expatriation pour les Français). Elles permettent notamment d’éviter aux expatriés la double-imposition des revenus immobiliers de source française.

Nous vous conseillons la lecture de cet article : Immobilier en France, quelle imposition pour le propriétaire expatrié ?

Faîtes-vous accompagner avec My expat

Alors, vous avez un projet d’investissement locatif à Paris, Bordeaux, Lyon ou Marseille ? N’attendez plus pour vous lancer et contactez-nous pour démarrer votre projet immobilier à distance. Nos experts immobiliers vous accompagnent en vous proposant une recherche sur-mesure alignée à vos critères et objectifs patrimoniaux. Ils vous conseillent, vous guident et vous représentent dans toutes vos démarches à distance. Ainsi vous n’avez pas besoin de renter en France, vous devenez propriétaires depuis votre pays d’expatriation. Une fois l’acte authentique signé nous envoyons les clients du logements à la personne ou l’agence de location que vous nous avez désigné. My expat est un service de recherche 100% dédié aux expatriés. Par ailleurs nous avons accompagné des centaines de clients à travers le monde depuis 2014. Pour lire leurs avis, vous pouvez vous rendre sur Google ou Facebook, avec une note moyenne de 4,9 / 5.

Mickaël ZONTA
Mickaël ZONTA

Co-fondateur, MyExpat

LinkedIn

Mickael Zonta est un expert de l’immobilier en France pour les expatriés et non-résidents. Il accompagne les investisseurs vivant à l’étranger dans l’ensemble de leur parcours immobilier : acquisition, rénovation, mise en location, gestion, arbitrage et valorisation de biens à distance. Fort d’une expérience opérationnelle sur le terrain, il apporte une compréhension concrète des contraintes françaises — techniques, réglementaires et organisationnelles — auxquelles sont confrontés les non-résidents. À travers ses analyses, Mickael partage une approche sécurisée de l’immobilier en France, afin d’aider les expatriés  et les non-résidents à piloter sereinement leur patrimoine depuis l’étranger.

Articles similaires

Un immobilier sci utilisé comme simulation pour obtenir un prêt immobilier sci

Prêt immobilier SCI simulation : calcul et capacité 2026

Immobilier-expatrie Mis à jour le 04 juin 2026

La simulation d’un prêt immobilier pour SCI est devenue en 2026 un élément clé dans l’obtention d’un financement bancaire. Les banques ne se basent pl...

Lire l'article
Un expatrié ayant réussi le financement d'un achat sci avec un prêt depuis l'étranger

Prêt immobilier SCI sans apport : conditions et stratégie 2026

Immobilier-expatrie Mis à jour le 05 juin 2026

Le prêt immobilier SCI sans apport reste possible en 2026 mais concerne une minorité de dossiers acceptés par les banques françaises. Les non-résident...

Lire l'article
Un expert montrant les rouages de l'achat sci immobilière en France

SCI achat immobilier : est-ce un bon choix d'investissement pour expatrié ?

Investissement locatif expatrie Mis à jour le 05 juin 2026

La SCI achat immobilier est devenue un outil incontournable pour structurer un patrimoine, investir à plusieurs ou préparer une transmission familiale...

Lire l'article
Groupement immobilier illustrant la définition d'une scpi expatrié

SCPI c’est quoi : fonctionnement et intérêt pour expatrié

Investissement locatif expatrie Mis à jour le 03 juin 2026

Les SCPI permettent d’investir dans l’immobilier sans gérer de biens en direct, en percevant des revenus locatifs proportionnels. En 2026, leur rendem...

Lire l'article