LMNP amortissement : gagnez plus sans augmenter vos loyers en 2026

Visuel représentatif d'un expatrié qui étudie le lmnp amortissement en vue d'un gain futur de son investissement depuis l'étranger

Investir en France depuis l’étranger peut sembler impossible. Et si on vous montrait comment transformer chaque contrainte en opportunité ? L’amortissement LMNP devient votre arme secrète pour réduire vos impôts, protéger vos revenus et faire croître votre patrimoine sans effort. Nous allons vous guider pas à pas, pour que chaque décision devienne un gain concret. Préparez-vous à reprendre le contrôle et à exploiter votre investissement comme jamais.

Amortissement LMNP et fiscalité d’un investisseur expatrié

Le LMNP amortissement n’est pas juste un terme comptable  c’est un outil qui peut réduire vos impôts et protéger vos revenus locatifs. Concrètement, il s’agit de répartir la valeur de votre bien, de ses équipements et de vos travaux sur plusieurs années pour que chaque année, une partie de cette valeur vienne diminuer le résultat fiscal.

Selon le régime choisi, l’impact varie. Sous le régime réel, l’amortissement réduit directement votre revenu imposable, tandis que le micro‑BIC ne permet pas d’amortir : vous bénéficiez seulement d’un abattement forfaitaire de 50 % sur vos loyers. Pour un expatrié, cette distinction est cruciale : le choix du régime influence votre trésorerie, vos impôts et la rentabilité de votre projet.

Depuis la réforme fiscale de 2025/2026, l’amortissement n’est plus seulement un levier annuel : il est désormais intégré au calcul de la plus-value lors de la revente. Cela signifie que la manière dont vous avez amorti vos biens impacte directement votre fiscalité finale. Bien comprendre et anticiper ce mécanisme vous permet de sécuriser vos investissements et de maximiser vos gains.

Raisons majeures d’amortir (au‑delà du simple avantage fiscal)

Amortir un bien en LMNP est un levier stratégique qui change la manière dont vous pilotez votre investissement. En répartissant la valeur de votre bien, mobilier et travaux sur plusieurs années, vous limitez le résultat imposable dès la première année. Cela crée un effet immédiat sur votre cash-flow réel, en vous laissant plus de trésorerie pour gérer ou réinvestir.

Mais l’amortissement ne travaille pas seul. Il se combine avec d’autres déductions comme les travaux, les intérêts d’emprunt ou les charges réelles, pour optimiser votre fiscalité sans jamais mettre en péril vos revenus. Pour un expatrié, c’est aussi un outil de décision structurée : savoir exactement combien vous pouvez déduire vous aide à évaluer la rentabilité de chaque projet avant même de signer.

Comment calculer l’amortissement en LMNP ?

L’amortissement LMNP n’est pas qu’un calcul comptable : c’est un outil stratégique pour réduire vos impôts et sécuriser vos revenus locatifs. Pour un expatrié, comprendre et appliquer correctement ce mécanisme peut transformer un investissement classique en projet rentable et maîtrisé.

Déterminer la base amortissable

Seul le bien hors terrain peut être amorti, car le terrain ne se déprécie pas. Par exemple, si vous achetez un appartement à 200 000 € dont 60 000 € de terrain, la base amortissable du bâti est de 140 000 €. À cela s’ajoutent le mobilier et les équipements, comme un canapé, un lit ou l’électroménager, pour un total de 8 000 € à amortir séparément.

Choisir la durée d’amortissement adaptée

Chaque élément s’amortit selon sa longévité réelle. Le bâti se calcule généralement sur 25 à 35 ans, le mobilier sur 5 à 10 ans et les travaux lourds sur 10 à 15 ans. Dans notre exemple, l’amortissement annuel du bâti serait de 4 667 € (140 000 ÷ 30 ans) et celui du mobilier de 1 143 € (8 000 ÷ 7 ans), soit un total annuel de 5 810 €.

Calculer l’impact sur le résultat fiscal

Si vos loyers nets après charges atteignent 12 000 € par an, le résultat fiscal imposable après amortissement tombe à 6 190 €, soit presque divisé par deux, tout en conservant la totalité des loyers encaissés. En ajoutant 2 500 € d’intérêts d’emprunt et 3 000 € de travaux déductibles, le résultat imposable annuel descend même à 690 €. Cette méthode montre concrètement comment l’amortissement agit sur la fiscalité et le cash-flow.

Astuces pour sécuriser l’amortissement

Pour un expatrié, ventiler correctement le bâti, le mobilier et les travaux est essentiel. Conservez toutes les pièces justificatives : factures, devis, relevés bancaires et états des lieux. Cette précision permet de sécuriser vos déductions et de planifier chaque année pour tirer le meilleur parti de votre investissement.

Image représentative des avantages d'être loueur meublé non professionnel avec le lmnp amortissement

Amortissement et fiscalité en 2026 — ce qui a changé et ce qu’il faut savoir

Les règles fiscales autour du LMNP et de l’amortissement ont profondément évolué depuis 2025, et ces changements se ressentent pleinement en 2026 pour tous les investisseurs, expatriés compris. Autrefois, les amortissements que vous pratiquiez chaque année réduisaient uniquement vos revenus imposables pendant l’exploitation, sans impacter le calcul de la plus‑value lors de la revente. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

La réintégration des amortissements dans la plus‑value

Depuis la loi de finances entrée en vigueur en 2025, les amortissements cumulés viennent désormais réduire le prix d’acquisition pris en compte pour calculer la plus‑value immobilière lors de la vente d’un bien LMNP. Concrètement, si vous avez amorti 50 000 € sur plusieurs années, ce montant n’est plus neutre à la revente : il diminue fiscalement le prix d’achat, ce qui augmente mécaniquement la plus‑value imposable.

Par exemple, pour un bien acheté 200 000 € et revendu 300 000 € après dix ans avec 50 000 € d’amortissements, la plus‑value imposable passe de 100 000 € à 150 000 €. Vous payez donc l’impôt sur une base plus élevée qu’auparavant.

Cette règle s’applique à la majorité des biens en LMNP au régime réel. Même si l’abattement en fonction de la durée de détention (qui conduit à une exonération totale après 22 ans d’IR et 30 ans de prélèvements sociaux) reste en place, le coût fiscal à moyen terme augmente pour des durées de détention habituelles (5–15 ans).

Cas particuliers où la règle n’est pas appliquée

Heureusement, toutes les situations ne sont pas concernées de la même manière. Les résidences de services gérées échappent à la réintégration des amortissements dans le calcul de la plus‑value. C’est le cas des résidences étudiantes, les EHPAD ou les résidences seniors. Car, la fiscalité qui leur est appliquée diffère de celle des biens loués « classiquement ».

Ces exceptions peuvent faire une vraie différence pour vos stratégies d’investissement : choisir un bien en catégorie gérée peut réduire l’impact fiscal à la revente comparé à un bien classique.

Anticiper l’imposition à la revente dans votre stratégie

Avec l’intégration des amortissements dans la plus‑value, il devient indispensable d’anticiper la fiscalité de sortie dès la phase de choix du bien et de durée de détention prévue. Les calculs de rentabilité doivent désormais inclure non seulement l’impact des amortissements sur vos revenus locatifs pendant l’exploitation, mais aussi leur influence sur la plus‑value future.

Si vous envisagez une revente à moyen terme (5 à 10 ans), prenez en compte que l’impôt sur la plus‑value peut être significativement plus élevé qu’avant 2025, simplement à cause des amortissements que vous avez pratiqués pour optimiser vos résultats annuels.

Ainsi, une stratégie cohérente peut consister à envisager une détention longue (15–30 ans) pour profiter des abattements de durée de détention, ou à intégrer la fiscalité de sortie dans vos simulations avant d’investir : cela permet de mesurer avec précision la rentabilité nette après impôt, ce qui est essentiel pour un investisseur qui gère son patrimoine à distance.

Erreurs fiscales et comptables qui coûtent cher (et comment les éviter en 2026)

Même un investisseur expérimenté peut commettre des erreurs simples qui coûtent cher. En LMNP, certaines confusions ou négligences peuvent augmenter votre fiscalité ou provoquer des redressements. Pour un expatrié, il est essentiel de les anticiper afin de sécuriser votre investissement et votre cash-flow.

Amalgame entre amortissement et charges

Beaucoup confondent amortissements et charges déductibles. Un amortissement n’est pas une dépense encaissée : le considérer comme une charge classique peut fausser votre résultat et donner l’illusion d’un cash-flow négatif. Il faut distinguer les charges réelles (intérêts, travaux, assurances) des amortissements dans vos déclarations.

Inclusion du terrain dans la base amortissable

Le terrain ne se déprécie jamais. L’intégrer à la base amortissable entraîne un amortissement excessif, refusé par l’administration fiscale, avec risque de réintégration et pénalités. Seul le bâti et les équipements doivent être pris en compte.

Application au régime micro‑BIC

Sous le micro‑BIC, l’amortissement n’a aucun effet. Déclarer des amortissements dans ce régime ne produit aucun avantage fiscal et complique inutilement la comptabilité. Le régime réel reste nécessaire pour bénéficier pleinement de l’amortissement.

Non-respect des règles de report des amortissements non utilisés

Si votre résultat fiscal est nul ou négatif, certains amortissements peuvent être reportés sur les années suivantes. Oublier cette règle peut vous faire perdre des déductions précieuses.

Absence de documentation / pièces justificatives

Ne pas conserver factures, devis, relevés bancaires ou états des lieux est un risque majeur. L’administration peut remettre en cause les amortissements pratiqués. Chaque amortissement doit être justifié et conservé au minimum 6 ans.

Amortissement LMNP vs autres stratégies fiscales

Pour un expatrié, choisir la bonne stratégie fiscale n’est pas seulement une question d’impôt annuel : c’est un choix qui impacte le cash-flow, le patrimoine et la plus-value future. Comparons l’amortissement LMNP à d’autres régimes courants.

LMNP réel vs micro‑BIC

Le régime micro‑BIC applique un abattement forfaitaire de 50 % sur les loyers, mais ne permet aucun amortissement. Le résultat : votre imposition reste relativement élevée sur les loyers nets importants, et vous perdez l’effet levier de l’amortissement sur le long terme.

En LMNP réel, chaque année, vous pouvez amortir le bien, le mobilier et les travaux, ce qui réduit le résultat imposable et améliore le cash-flow.

Exemple comparatif simplifié :

RégimeLoyers netsAmortissement annuelRésultat imposable
Micro‑BIC12 000 €0 €6 000 € (abattement 50 %)
LMNP réel12 000 €5 810 €6 190 € − 5 810 € = 380 €

Le LMNP réel divise presque par 16 l’imposition, tout en conservant la totalité du cash-flow.

LMNP réel vs location nue au régime réel

La location nue permet de déduire certaines charges (travaux, intérêts d’emprunt), mais aucun amortissement du bâti ni du mobilier n’est possible. Sur le long terme, la différence est significative, surtout si vous détenez le bien plusieurs années.

Comparaison sur 10 ans pour un appartement acheté 200 000 € avec mobilier 8 000 € et loyers nets 12 000 €/an :

StratégieRésultat imposable cumulé sur 10 ansAmortissement cumuléCash-flow conservé
Location nue60 000 €0 €120 000 €
LMNP réel6 800 €58 100 €120 000 €

En LMNP réel, vous réduisez fortement l’impôt grâce à l’amortissement, tout en construisant un patrimoine plus défiscalisé.

Effet sur patrimoine et plus-value à long terme

L’amortissement LMNP impacte également la plus-value à la revente depuis la réforme 2025/2026 : les amortissements sont réintégrés dans le calcul de la plus-value. Même avec cette réintégration, le LMNP reste plus avantageux sur le long terme comparé à la location nue ou au micro-BIC, car l’optimisation fiscale sur la durée d’exploitation et le cash-flow net généré permet de réinvestir et de faire croître le patrimoine.

En pratique, un bien loué en LMNP réel génère plus de trésorerie chaque année, ce qui permet de financer de nouveaux investissements, tandis que la location nue ou le micro-BIC offre moins de levier pour construire un patrimoine à distance.

Une projection long terme de ce qu'est l'avantage réel du LMNP amortissement

Stratégies d’optimisation pour expatriés investisseurs

L’amortissement LMNP est un levier puissant, mais savoir quand et comment l’appliquer peut faire toute la différence, surtout pour un investisseur expatrié qui gère son patrimoine à distance. Une stratégie bien pensée permet de maximiser votre cash-flow tout en sécurisant votre fiscalité sur le long terme.

Quand amortir pleinement ?

Amortir le maximum possible chaque année est généralement conseillé lorsque vos revenus locatifs sont stables et que vous souhaitez réduire fortement votre résultat imposable. Cela est particulièrement efficace si vous êtes au régime réel et que vos loyers couvrent largement vos charges et emprunts. 

Par exemple, un bien générant 12 000 € de loyers annuels et 5 810 € d’amortissements annuels permet de ne déclarer que 6 190 € imposables, tout en conservant 100 % du cash-flow. Cette stratégie est idéale si votre objectif est de construire un patrimoine défiscalisé, préparer la revente à long terme et maximiser la trésorerie disponible pour de nouveaux investissements.

Cas où réduire ou moduler l’amortissement peut être intéressant

Dans certains cas, il peut être judicieux de ne pas amortir pleinement. Par exemple, si vous prévoyez une revente à moyen terme (5 à 10 ans), l’intégration des amortissements dans le calcul de la plus-value peut augmenter l’impôt final. Moduler l’amortissement permet alors d’équilibrer l’économie d’impôt immédiate et la fiscalité à la revente.

D’autres stratégies avancées consistent à étaler l’amortissement du mobilier ou des travaux sur plusieurs années pour lisser l’impact fiscal, ou à adapter l’amortissement en fonction des périodes de vacance locative pour que votre résultat reste positif.

Conseils spécifiques pour expatriés

Pour un investisseur vivant à l’étranger, plusieurs points sont essentiels :

  • Distance et suivi : externalisez la gestion comptable ou choisissez un expert-comptable LMNP expérimenté pour garantir la conformité.

  • Relations bancaires : certaines banques françaises peuvent demander un reporting détaillé des loyers et amortissements. Préparez vos documents à l’avance.

  • Déclaration hors France : assurez-vous que les amortissements et revenus sont correctement déclarés dans votre pays de résidence pour éviter la double imposition.

  • Documentation complète : factures, devis, relevés bancaires et états des lieux doivent être archivés au minimum 6 ans pour sécuriser les déductions.

En appliquant ces stratégies, l’expatrié peut maîtriser l’amortissement LMNP, optimiser sa fiscalité, et garder le contrôle total sur son investissement, même à distance.

L’amortissement : votre super‑pouvoir pour investir depuis l’étranger

Ne voyez plus l’amortissement comme un chiffre sur un papier. Pour un expatrié, c’est un vrai levier stratégique : il réduit vos impôts, protège votre cash-flow et vous permet de piloter votre patrimoine à distance, avec confiance. Chaque euro amorti est un euro qui reste dans vos poches ou que vous pouvez réinvestir pour faire croître votre patrimoine.

En maîtrisant vos amortissements, vous passez de “subir la fiscalité” à contrôler votre projet. Moduler, optimiser, anticiper la revente… toutes ces décisions font la différence entre un investissement qui stagne et un investissement qui rapporte vraiment.

Expatrié, prêt à transformer vos loyers en véritable levier financier ? Avec MyExpat, vous êtes guidé pas à pas, du calcul de l’amortissement à la stratégie globale, tout en restant à distance.

Image de Manuel Ravier

Manuel Ravier

Manuel Ravier est un entrepreneur français et expert en investissement immobilier destiné aux expatriés et non-résidents. Fort d’une expérience approfondie dans l’acquisition, la rénovation et la gestion de biens immobiliers à distance, il accompagne les investisseurs vivant à l’étranger dans la structuration de projets performants et sécurisés en France. Spécialiste des problématiques propres aux non-résidents — fiscalité, gestion locative, travaux, arbitrage et transmission patrimoniale — Manuel partage une approche pragmatique fondée sur la maîtrise des risques, la clarté des décisions et une vision long terme. Son expertise s’appuie également sur des outils numériques et des plateformes spécialisées comme MyExpat.fr, conçues pour permettre d’investir, gérer et valoriser un bien immobilier en France depuis l’étranger en toute sérénité.

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