Achats immobiliers convention fiscale France et Dubaï : tout comprendre

Visualisation des revenus locatifs et rendement des investissements immobiliers selon le pays

Vivre à Dubaï ouvre des perspectives fortes. Revenus dynamiques, cadre international, stabilité. Pourtant, beaucoup d’expatriés aux Émirats arabes unis gardent un lien clair avec la France, surtout lorsqu’il s’agit d’immobilier. L’investissement immobilier en France reste une valeur refuge. Mais très vite, une question bloque l’élan : qu’en est-il des revenus immobiliers et de leur imposition entre deux États ? France, Dubaï, règles fiscales différentes, risques de confusion. 

Sans cadre clair, la stratégie perd en cohérence. La convention fiscale entre la France et les Émirats arabes unis sert justement de grille de lecture. Elle ne promet rien à elle seule. Elle aide à comprendre où les revenus sont imposés et comment éviter les mauvaises surprises. Dans cet article, nous allons poser les bases, expliquer les mécanismes, puis guider les choix. L’objectif reste simple : aider à décider avec méthode, lucidité et vision long terme.

Pourquoi la convention fiscale France-Émirats arabes unis change la lecture d’un achat immobilier ?

Quand un projet immobilier traverse plusieurs pays, la fiscalité ne se lit plus comme un simple cadre national. Chaque État défend sa logique, ses normes et ses droits d’imposition. C’est précisément là que la convention fiscale prend tout son sens. Elle structure la relation entre deux pays et évite les lectures approximatives qui mènent à de mauvaises décisions.

À quoi sert une convention fiscale entre deux pays ?

Une convention repose sur un principe simple. Deux États s’accordent pour déterminer quels revenus sont imposables dans chaque État. L’objectif reste clair : éviter qu’un même revenu subisse une double imposition.

Dans le cadre d’un achat immobilier, cette logique s’applique aux loyers, aux plus-values et à certains revenus liés à l’exploitation du bien. Chaque pays conserve son pouvoir fiscal, mais dans un périmètre défini. On parle alors d’imposables par État, selon la nature du revenu et de sa provenance.

La spécificité de la convention fiscale France-Émirats arabes

La convention fiscale France s’inscrit dans ce cadre international, avec des normes adaptées à la relation France-Émirats arabes. Elle organise la répartition du droit d’imposition entre les deux pays, sans effacer les obligations locales.

La convention avec les Émirats arabes ne supprime pas l’imposition en France sur les revenus immobiliers provenant de l’Hexagone. En revanche, cet accord bilatéral apporte une lecture structurée et sécurisante. Elle précise ce qui relève de la France, ce qui dépend de l’État de résidence et ce qui reste hors champ. Une base solide pour raisonner un investissement sans approximation.

Résidence fiscale : le point de départ de toute imposition immobilière

Dès qu’un investissement immobilier concerne plusieurs pays, la résidence fiscale devient le véritable point d’ancrage. Elle conditionne la lecture de l’imposition, bien avant le montant des loyers ou la localisation du bien. Sans cette base, toute stratégie perd en cohérence.

Résidence fiscale vs lieu de situation du bien immobilier

La résidence fiscale ne se confond pas avec l’emplacement du bien immobilier. Un résident peut vivre à Dubaï tout en possédant un logement en France. Dans ce cas, l’État de résidence et l’État où se situe le bien n’appliquent pas les mêmes directives.

Un résident fiscal aux Émirats reste rattaché à son État de résidence pour une partie de ses obligations. Toutefois, les revenus liés à un bien situé en France obéissent à une logique distincte. Cette distinction évite les confusions fréquentes entre statut de résident et lieu d’imposition effectif.

Quand devient-on résident fiscal français

Le statut de résident fiscal français repose sur plusieurs critères :

  • Le lieu de vie principal
  • Le centre des intérêts économiques
  • L’exercice d’une activité professionnelle en France 

Certaines situations brouillent la lecture. Un retour partiel, une présence prolongée ou une activité professionnelle France peuvent suffire à réactiver une résidence fiscale française. Ces cas limites demandent une analyse précise, car ils modifient directement le cadre d’imposition de l’investissement immobilier.

Revenus immobiliers en France quand on vit à Dubaï : où sont-ils imposables ?

C’est souvent la première question qui revient chez les expatriés. Les loyers perçus en France suivent-ils les directives de l’État de résidence ou celles du pays où se situe le bien ? La réponse repose sur une logique précise, cadrée par le droit fiscal international.

Revenus français : principe d’imposition

Ce point repose sur le principe de territorialité. Lorsqu’un bien est situé en France, les loyers générés relèvent de revenus français. À ce titre, ils font partie des revenus imposables France, même lorsque le propriétaire vit hors Hexagone.

L’impôt français s’applique donc sur ces revenus, indépendamment du pays de résidence. Cette règle constitue le socle de l’imposition foncière et explique pourquoi un expatrié à Dubaï reste concerné par l’impôt français sur ses loyers.

Application concrète de la convention fiscale France Émirats

La convention fiscale France-Émirats vient organiser cette répartition. Elle précise quel État détient le droit d’imposer et selon quelles modalités. Dans le cas des loyers issus d’un bien situé en France, l’imposition revient à la France. Elle encadre le traitement des revenus immobiliers, notamment lorsque le propriétaire perçoit des revenus nets après charges. La convention apporte ainsi une lecture structurée, qui permet d’anticiper l’imposition sans ambiguïté.

Crédit d’impôt : éviter la double imposition sans confusion

La peur de payer deux fois les mêmes impôts bloque souvent les projets d’investissement immobilier à distance. Face à une imposition française sur les revenus immobiliers, la notion de crédit d’impôt devient un repère précieux pour sécuriser une stratégie fiscale claire.

Le mécanisme du crédit d’impôt égal à l’impôt français

Quand la France impose des revenus issus d’un bien situé sur son territoire, un crédit d’impôt peut compenser cette imposition pour éviter une double taxation. Dans le cadre de la convention fiscale France-Émirats arabes unis, ce crédit d’impôt est égal à l’impôt français correspondant aux revenus concernés, dans la limite de cet impôt.

Ce mécanisme ne crée pas d’avantage additionnel. Il élimine seulement la double imposition, assurant que l’État de résidence ne taxe pas à nouveau ce qui a déjà été imposé en France. L’erreur fréquente serait de croire que ce crédit supprime toute fiscalité ou apporte un gain fiscal supplémentaire : ce n’est pas le cas.

Cas pratique simplifié France / Dubaï

Pour un expatrié à Dubaï qui perçoit des loyers en France, ces revenus sont soumis à l’impôt sur le revenu en France selon les règles françaises. En 2025, pour un non-résident, un taux minimum de 20 % s’applique sur les revenus fonciers nets jusqu’à environ 29 315 €, puis 30 % au-delà. (Source : BDO Guernesey)

Une fois cet impôt français correspondant calculé, le crédit d’impôt entre en jeu dans le pays de résidence. Ce crédit réduit à zéro l’imposition supplémentaire qui pourrait être appliquée là-bas, tout en restant ancré dans la logique de la convention fiscale. Ainsi, l’impôt sur le revenu payé en France.

Papier signé avec les logos officiels, représentant la convention fiscale France et son rôle dans l’imposition des revenus immobiliers

Établissement stable : un risque souvent sous-estimé par les expatriés investisseurs

Investir depuis l’étranger implique de comprendre des notions parfois abstraites mais déterminantes. L’une des plus importantes est celle d’établissement stable. Mal interprétée, elle peut transformer un investissement passif en une activité taxable à part entière, avec des obligations supplémentaires en France.

Définition d’un établissement stable au sens fiscal

Un établissement stable se définit comme une présence durable d’une entreprise ou d’un intermédiaire dans un pays, permettant à cet État d’imposer les revenus générés. Dans le cadre immobilier, cela peut concerner un intermédiaire de l’établissement stable qui gère ou exploite le bien au nom du propriétaire.

La notion insiste sur la continuité et l’organisation de l’activité : il ne suffit pas de posséder un logement pour créer un établissement stable, mais toute gestion répétée et structurée peut être requalifiée par l’administration fiscale.

Investissement immobilier et activité professionnelle : la ligne de séparation

La distinction entre location passive et activité assimilée est essentielle. Louer un bien de manière ponctuelle ne génère généralement pas d’établissement stable. En revanche, si l’expatrié développe une activité professionnelle en France autour du bien, gestion intensive, prestations annexes, exploitation commerciale , l’administration peut considérer qu’un établissement stable existe.

Acheter en France ou investir à Dubaï : lecture croisée des deux marchés immobiliers

Décider entre placer son capital dans l’immobilier en France ou à Dubaï demande plus que de simples impressions. Il faut porter un regard factuel sur le marché immobilier, les revenus générés, la fiscalité et la stratégie patrimoniale à long terme. Voici une comparaison pragmatique pour structurer une décision réfléchie.

Immobilier en France : cadre fiscal et patrimonial

Le marché immobilier français conserve une logique stable. En 2025, l’investissement résidentiel a représenté plusieurs milliards d’euros de transactions, avec des taux de rendement moyens situés entre 3,9 % et 6 % selon les zones (par exemple 6,25 % dans certains secteurs de La Défense ou 5,9 % dans le Sud‑Est). Ces taux incluent souvent des revenus locatifs modérés, car la fiscalité française prélève l’impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux et parfois l’IFI selon la taille du patrimoine. La France offre cependant une vision patrimoniale et juridique solide : un investisseur raisonne en termes de revenus à long terme, de protection du capital et de transmission.

Immobilier à Dubaï : logique différente, fiscalité différente

À Dubaï, la fiscalité locale change complètement la donne : pas d’impôt sur les revenus locatifs ni sur les plus‑values pour les particuliers, et des rendements locatifs bruts souvent supérieurs à ceux des grandes villes européennes. En 2025, Dubaï a affiché un rendement moyen de 6,76 %, soit près du double de celui de Paris, selon Le Petit Journal.

Dans certains quartiers, ces rendements peuvent même atteindre 7 % à 9 %. La TVA et d’autres frais d’achat peuvent s’appliquer, mais l’absence d’impôt sur les revenus nets crée un environnement fiscal attractif. Cette logique fiscale différente favorise un flux de revenus plus direct, sans prélèvements lourds à chaque étape.

IFI et patrimoine immobilier : ce que doivent savoir les expatriés

L’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) cible les contribuables dont le patrimoine immobilier dépasse 1,3 million d’euros en 2025 (impots.gouv.fr). La règle clé : seuls les biens situés en France entrent dans le calcul pour les non-résidents. Les résidences, terrains ou immeubles en France sont donc concernés, même si le propriétaire vit aux Émirats arabes unis.

En pratique, un résident fiscal aux Émirats avec un ou plusieurs biens en France doit déclarer leur valeur nette et calculer l’impôt sur la fortune immobilière selon le barème progressif. Les actifs situés hors France ne sont pas imposables. Cette distinction sécurise le patrimoine et permet de planifier les investissements sans surprises fiscales.

Sécuriser son investissement : pourquoi se faire accompagner change la donne

Investir depuis l’étranger ne se limite pas à identifier un bien attractif. Les directives internationales et les subtilités patrimoniales peuvent rapidement transformer un projet prometteur en source de risques. 

Limites de l’information générique et des montages standard

Les guides en ligne et les montages standard offrent des indications, mais rarement une vision adaptée aux cas spécifiques expatriés. La fiscalité française et les lois d’imposition à l’international ne sont pas uniformes. Une approche standard peut ignorer des obligations cruciales, exposer aux redressements fiscaux et compliquer la gestion des revenus immobiliers. Comprendre les risques fiscaux et leurs conséquences est indispensable pour sécuriser l’investissement.

Réunion en ligne entre un expatrié et un conseiller pour sécuriser un achat immobilier, avec lecture de la convention fiscale France-Émirats

Rôle de l’avocat fiscaliste et de l’accompagnement stratégique

Faire appel à un avocat fiscaliste spécialisé et bénéficier d’un accompagnement sur mesure permet une lecture globale du projet. Chaque décision, du choix du bien à la structure juridique, peut être analysée dans sa dimension fiscale, patrimoniale et stratégique. Les arbitrages deviennent clairs et le projet se construit en toute confiance.

MyExpat : une lecture expatrié de l’investissement immobilier en France

Investir à distance peut sembler complexe, mais la bonne méthode transforme la difficulté en opportunité. MyExpat accompagne les expatriés pour que chaque décision devienne claire et maîtrisée. Nous transmettons une approche structurée de l’investissement immobilier, adaptée à la situation de ceux qui vivent à Dubaï ou ailleurs dans les Émirats.

La vision proposée dépasse le court terme. Elle intègre les lois fiscales, la sécurisation des revenus, et la projection patrimoniale sur plusieurs années en France. Les expatriés apprennent à anticiper les enjeux, à évaluer les risques et à optimiser chaque étape de leur projet.

Les principaux bénéfices d’un accompagnement MyExpat :

  • Acquisition de méthodes éprouvées pour investir en France depuis les Émirats

  • Vision long terme sur la fiscalité, le rendement et la sécurisation du capital

  • Gestion modulable du projet, selon le degré de délégation souhaité

  • Compréhension claire des enjeux liés à la résidence fiscale et aux revenus immobiliers

  • Suivi personnalisé pour optimiser chaque décision et éviter les erreurs coûteuses

L’accompagnement reste modulable. Chacun avance à son rythme : certains délèguent la gestion complète du projet, d’autres préfèrent suivre les étapes pour monter en compétence. Dans tous les cas, l’objectif reste le même : permettre un investissement immobilier éclairé, sécurisé et aligné avec les ambitions de l’expatrié.

Image de Mickaël ZONTA

Mickaël ZONTA

Mickael Zonta est un expert de l’immobilier en France pour les expatriés et non-résidents. Il accompagne les investisseurs vivant à l’étranger dans l’ensemble de leur parcours immobilier : acquisition, rénovation, mise en location, gestion, arbitrage et valorisation de biens à distance. Fort d’une expérience opérationnelle sur le terrain, il apporte une compréhension concrète des contraintes françaises — techniques, réglementaires et organisationnelles — auxquelles sont confrontés les non-résidents. À travers ses analyses, Mickael partage une approche sécurisée de l’immobilier en France, afin d’aider les expatriés  et les non-résidents à piloter sereinement leur patrimoine depuis l’étranger.

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