Déclaration LMNP : mode d’emploi 2026 complet

Un investisseur expatrié remplissant le formulaire de déclaration LMNP en ligne

Le LMNP permet de louer un bien meublé en France tout en profitant d’un cadre fiscal avantageux. Sur le papier, tout paraît simple. Pourtant, quand on vit à l’étranger, déclarer ses revenus en France soulève vite des questions. Quels formulaires remplir ? À quelle date ? Comment éviter l’erreur qui coûte cher ?

Nous connaissons ces doutes. Bonne nouvelle : vous allez y voir clair. À la fin de cet article, vous saurez exactement quoi déclarer, quand et comment.

Déclaration LMNP : de quoi parle-t-on exactement ?

Quand on évoque la déclaration LMNP, beaucoup pensent uniquement à la déclaration annuelle des loyers. En réalité, il y a deux démarches bien distinctes… et les confondre peut créer des erreurs. 

Les démarches à retenir pour la déclaration LMNP

La première étape, c’est la déclaration d’activité. Elle intervient au moment où vous mettez votre bien en location meublée. Vous informez l’administration que vous démarrez une activité de loueur en meublé. Cette formalité permet d’obtenir un numéro SIRET : votre activité LMNP existe officiellement.

La seconde étape, c’est la déclaration annuelle des revenus. Chaque année, vous devez déclarer les loyers perçus. Selon le régime choisi (micro-BIC ou réel) les modalités changent, tout comme l’impact sur votre imposition.

Autre point souvent mal compris : même si vous n’avez pas encore encaissé de loyers, certaines obligations peuvent s’appliquer. Un bien prêt à être loué peut déjà déclencher des démarches administratives. Attendre peut compliquer la situation.

Les 3 moments fiscaux du LMNP

Pour y voir clair, retenez ces trois temps :

  1. Le démarrage : vous déclarez votre activité et obtenez votre SIRET.

  2. Le choix du régime fiscal : micro ou réel, avec des conséquences directes sur votre stratégie.

  3. La déclaration annuelle : vous transmettez vos revenus et, si nécessaire, votre liasse fiscale.

Comprendre cette chronologie change tout. Vous ne subissez plus la déclaration LMNP. Vous la pilotez.

Étape 1 : déclarer son activité LMNP (immatriculation)

Vous louez votre bien meublé pour la première fois ? Alors la toute première démarche consiste à déclarer votre activité. C’est l’une des premières conditions du LMNP. Sans cela, votre activité n’existe pas officiellement aux yeux de l’administration.

Quand faut-il déclarer son activité ?

La déclaration doit être effectuée dans les 15 jours suivant le début de la location. Le point de départ correspond généralement à la date de mise en location effective, c’est-à-dire la signature du bail ou l’entrée du locataire.

Vous vivez à l’étranger ? La règle ne change pas. Même en tant qu’expatrié, dès lors que votre bien est loué en France, vous devez déclarer votre activité auprès de l’administration française. La distance ne suspend pas l’obligation.

Anticiper cette formalité vous évite des régularisations inutiles plus tard.

Quel formulaire utiliser ?

Pour déclarer votre activité LMNP, vous devez remplir le formulaire P0i. Aujourd’hui, cette démarche se réalise en ligne via le guichet unique des formalités d’entreprises.

Concrètement, vous allez :

  • indiquer vos informations personnelles,

  • renseigner l’adresse du bien loué,

  • préciser la date de début d’activité,

  • choisir votre régime fiscal (micro-BIC ou réel).

Prenez le temps de vérifier chaque champ. Une erreur à ce stade peut entraîner des complications administratives.

Ce que cette déclaration déclenche réellement

Une fois votre dossier validé, vous recevez un numéro SIRET. Ce numéro identifie officiellement votre activité de loueur en meublé.

C’est aussi à ce moment que votre régime fiscal entre en jeu. Le choix effectué lors de la déclaration influence directement la manière dont vous déclarerez vos revenus par la suite : micro-BIC simplifié ou régime réel plus détaillé.

Première étape validée ? Vous venez de poser les bases administratives de votre investissement.

Un expert immobilier expliquant à son client étranger ce qu'il faut faire pour sa déclaration LMNP

Étape 2 : choisir son régime fiscal (micro-BIC ou réel)

Une fois votre activité LMNP déclarée, il faut décider comment vous allez déclarer vos revenus. Ce choix n’est pas anodin : il détermine la simplicité ou la complexité de votre déclaration, ainsi que l’optimisation possible de votre fiscalité.

Micro-BIC : déclaration simplifiée

Le micro-BIC est conçu pour ceux qui veulent une déclaration rapide et claire. Avec ce régime un abattement forfaitaire de 50 % s’applique automatiquement sur vos loyers. En amont, vos revenus se déclarent simplement via le formulaire 2042-C-PRO.

Pas de charges à détailler, pas d’amortissements à calculer : idéal si vous cherchez la simplicité.

Régime réel : déclaration complète

Le régime réel demande plus de rigueur, mais permet de maximiser vos économies d’impôts. Avec ce régime, vous pouvez déduire toutes vos charges : intérêts d’emprunt, frais de gestion, travaux, assurance, etc.,

Vous pouvez aussi bien intégrer l’amortissement du bien et du mobilier. Il nécessite de remplir une liasse fiscale complète (formulaire 2031 + annexes). Ce régime est plus technique, mais souvent plus rentable si vos charges sont élevées.

Quel régime est le plus fréquent chez les expatriés ?

Pour les expatriés, le choix dépend souvent de la situation. Ceux avec un crédit immobilier et des charges importantes privilégient généralement le régime réel. D’autre part, ceux qui veulent une gestion simplifiée à distance optent souvent pour le micro-BIC, plus rapide à déclarer.

L’essentiel ici est de savoir où cliquer et quoi remplir. Pour analyser en détail les impacts fiscaux de chaque régime, notre guide sur la fiscalité LMNP apporte toutes les réponses.

Avec ce choix fait, vous êtes prêt à passer à la déclaration annuelle des revenus, étape suivante pour sécuriser votre investissement.

Étape 3 : déclarer ses revenus LMNP chaque année

Après avoir choisi votre régime fiscal, il est temps de passer à la déclaration annuelle des revenus. Cette étape se répète chaque année et conditionne la conformité de votre investissement.

Si vous êtes au micro-BIC

Avec le micro-BIC, la démarche reste simple :

  • Reporter vos loyers perçus dans le formulaire 2042-C-PRO,

  • Calculer le montant à déclarer en appliquant l’abattement forfaitaire de 50 %.

Pas de charges détaillées ni d’amortissements : c’est rapide, clair et efficace, idéal pour gérer votre LMNP à distance.

Si vous êtes au régime réel

Le régime réel est plus complet et demande un peu de rigueur :

  • Remplir la déclaration 2031 et ses annexes,

  • Procéder à la télétransmission via le portail officiel,

  • Faire éventuellement appel à un expert-comptable pour sécuriser le calcul des charges et des amortissements.

Bien rempli, le réel permet de réduire considérablement l’impôt sur vos revenus locatifs.

Les dates limites à respecter

Respecter le calendrier fiscal est essentiel pour éviter des pénalités. Les déclarations doivent être préparées en début d’année, transmises à l’administration dans les délais fixés, et la CFE payée si elle est due.

PériodeAction
JanvierPréparer tous les documents nécessaires à la déclaration (loyers, charges, justificatifs)
Avril – MaiTransmettre la déclaration micro-BIC (2042-C-PRO) ou régime réel (2031 + annexes)
Juin – JuilletRégulariser les paiements éventuels, notamment la CFE

En respectant ces échéances, vous sécurisez votre statut LMNP et gardez le contrôle sur votre fiscalité, même à distance.

 

Les obligations fiscales annexes à ne pas oublier

Au-delà de la déclaration des revenus, votre statut LMNP entraîne quelques obligations fiscales complémentaires. Même si elles restent secondaires, les connaître vous évite des surprises et vous permet de rester en conformité.

La CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) s’applique à tout loueur en meublé. Son montant varie selon la commune et la valeur locative du bien.

Les prélèvements sociaux s’appliquent également sur vos revenus locatifs. Leur taux est fixé par la législation française et peut évoluer chaque année.

Pour les non-résidents fiscaux, certaines spécificités s’ajoutent : obligations déclaratives, retenues à la source ou régularisations selon le pays de résidence.

Enfin, la convention fiscale internationale entre la France et votre pays de résidence peut influencer l’imposition et éviter la double imposition.

Ces obligations ne modifient pas la logique de votre déclaration LMNP, mais elles doivent être intégrées dans votre organisation annuelle.

Les erreurs fréquentes dans la déclaration LMNP

Même en suivant les étapes officielles, certaines erreurs courantes peuvent coûter cher aux investisseurs, surtout quand on est expatrié. Les connaître vous aide à les éviter et à sécuriser votre projet.

Se tromper de régime reste la faute la plus fréquente. Choisir le micro-BIC par facilité alors que le réel permettrait d’optimiser vos charges peut réduire significativement votre rentabilité.

Oublier l’amortissement au réel est un autre piège. Ce mécanisme réduit vos revenus imposables, et le négliger revient à payer plus d’impôts qu’il ne le faudrait.

Déclarer en micro alors que le réel serait plus adapté se rencontre souvent la première année. C’est souvent lié à une méconnaissance des charges déductibles ou du crédit immobilier.

Mal gérer la première année peut créer des complications pour les années suivantes. Formulaires incomplets, délais non respectés ou absence de SIRET compliquent la suite.

Enfin, ne pas anticiper un retour en France peut entraîner des ajustements fiscaux inattendus et des régularisations complexes.

Se préparer à ces points, c’est avancer sereinement et maîtriser pleinement son LMNP, même à distance.

Un expert fiscal de MyExpat étudiant le dossier d'un client étranger investisseur pour une déclaration LMNP sans encombre

Peut-on faire sa déclaration LMNP seul quand on vit à l’étranger ?

Beaucoup d’expatriés se demandent s’ils peuvent gérer leur déclaration LMNP sans aide professionnelle. La réponse dépend de la situation et du niveau de complexité de votre investissement.

Dans certains cas, c’est relativement simple. Pour un micro-BIC avec un seul bien et des loyers modestes, remplir le formulaire 2042-C-PRO depuis l’étranger peut se faire seul, à condition de bien respecter les délais et de rassembler tous les justificatifs.

En revanche, ça devient technique lorsque vous êtes au régime réel, que vous avez plusieurs biens, ou que vous souhaitez déduire des charges et amortissements. La préparation de la liasse fiscale 2031 et la télétransmission nécessitent alors plus de rigueur.

Le cas typique d’un expatrié illustre bien le défi : banques à distance, fuseau horaire, documents français à gérer, fiscalité croisée avec le pays de résidence… tout cela complexifie la démarche et peut rendre une assistance utile.

Cas particuliers des expatriés

La déclaration LMNP peut se compliquer selon votre situation. Ces cas particuliers permettent de différencier l’expérience des expatriés de celle des résidents, et montrent qu’une approche sur mesure est nécessaire.

Déclaration LMNP en tant que non-résident fiscal

Si vous n’êtes pas résident fiscal français, certaines règles changent. Les revenus restent imposables en France, mais des retenues à la source ou des formalités spécifiques peuvent s’appliquer. Comprendre ces différences dès le départ évite les mauvaises surprises.

Plusieurs biens en LMNP

Détenir plusieurs biens implique de gérer plusieurs SIRET ou de centraliser les déclarations selon le régime choisi. Chaque bien peut avoir un traitement fiscal différent, et la rigueur administrative est essentielle pour rester en conformité.

LMNP avant un retour en France

Si vous prévoyez un retour en France, la déclaration de vos revenus LMNP à distance doit être anticipée. Les choix de régime, les amortissements et la régularisation des revenus peuvent impacter votre fiscalité future.

Investissement via SCI à l’IS

Pour ceux qui passent par une SCI à l’IS, la logique change rapidement. Les revenus sont imposés différemment, et la déclaration individuelle se simplifie mais la fiscalité collective se complexifie. Cette mention rapide permet de comprendre qu’il existe d’autres structures pour gérer un investissement LMNP à distance.

Déclaration LMNP : check-list complète

Pour ne rien oublier et avancer sereinement, voici une check-list pratique de toutes les étapes clés à valider pour votre LMNP :

  • Activité déclarée auprès de l’administration

  • SIRET obtenu pour officialiser votre statut

  • Régime fiscal choisi : micro-BIC ou réel

  • Liasse fiscale envoyée si vous êtes au régime réel

  • 2042-C-PRO remplie et validée pour le micro-BIC

  • CFE payée le cas échéant

Cette liste vous permet de piloter votre déclaration LMNP étape par étape, même à distance. Vous savez exactement où vous en êtes et ce qu’il reste à faire, sans stress ni oubli.

Déclaration LMNP : faites-en un levier !

Déclarer son LMNP depuis l’étranger peut paraître intimidant. Déclaration d’activité, choix du régime, transmission des formulaires, respect des échéances… deviennent une arme pour maîtriser votre investissement et votre fiscalité. Hors mis le fait que ça soit une formalité, c’est un levier pour sécuriser votre rentabilité, anticiper vos impôts et garder le contrôle, même à distance.

Chaque décision compte. Chaque formulaire bien rempli transforme la déclaration en outil stratégique, capable de guider vos choix futurs et d’optimiser vos revenus locatifs. Comprendre ces mécanismes, c’est passer de l’incertitude à la confiance totale.

Investir à distance ne veut pas dire naviguer à l’aveugle. Avec MyExpat, vous ne subissez plus votre fiscalité : vous l’explorez, la maîtrisez et l’utilisez pour booster votre projet immobilier. Découvrez notre accompagnement sur mesure et transformez votre LMNP expatrié en une aventure rentable, fluide et parfaitement sécurisée.

Image de Mickaël ZONTA

Mickaël ZONTA

Mickael Zonta est un expert de l’immobilier en France pour les expatriés et non-résidents. Il accompagne les investisseurs vivant à l’étranger dans l’ensemble de leur parcours immobilier : acquisition, rénovation, mise en location, gestion, arbitrage et valorisation de biens à distance. Fort d’une expérience opérationnelle sur le terrain, il apporte une compréhension concrète des contraintes françaises — techniques, réglementaires et organisationnelles — auxquelles sont confrontés les non-résidents. À travers ses analyses, Mickael partage une approche sécurisée de l’immobilier en France, afin d’aider les expatriés  et les non-résidents à piloter sereinement leur patrimoine depuis l’étranger.

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