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Modifié le 17 octobre 2026 Par Manuel Ravier
10 min

Investissement immobilier expatriés : comment cela se déroule en 2026 ?

Investissement immobilier expatriés : laissez-vous guider

Comment se déroule cet investissement immobilier pour les expatriés.

En 2026, un expatrié peut investir dans l'immobilier en France avec un apport personnel de 20 à 30 %, en optant pour le statut LMNP au régime réel pour réduire son imposition sur les revenus locatifs. Le marché locatif français reste solide, avec des taux de crédit autour de 3,50 à 3,75 % sur 20 à 25 ans en octobre 2026 (MeilleurTaux), auxquels les banques ajoutent en général 0,2 à 0,4 point pour un non-résident. Un accompagnement clé en main permet de gérer l'intégralité du projet depuis l'étranger, de la recherche du bien jusqu'à la mise en location.

En 2026, l'investissement immobilier pour expatriés demeure une stratégie patrimoniale plébiscitée par les Français établis à l'étranger. Cela permet par exemple de préparer un retour en France ou de générer des revenus locatifs. Le secteur immobilier dans le pays continue d'offrir des opportunités attractives malgré un contexte économique en évolution. Selon les Notaires de France, les étrangers non-résidents ont réalisé 1,8 % des achats de logements anciens en 2022, dernière année publiée.

En 2023, 52 % des expatriés interrogés par l'Observatoire de l'expatriation (Banque Transatlantique, OpinionWay) avaient l'intention d'acheter un bien immobilier, et 29 % d'entre eux en France. C'est la preuve d'un intérêt toujours soutenu pour la pierre française. Notez aussi que des banques continuent d'accompagner les non-résidents, généralement avec un apport compris entre 20 % et 30 %. Cela est valable même si les critères d'octroi restent plus exigeants qu'auparavant.

Cependant, réussir un investissement immobilier depuis l'étranger implique de maîtriser plusieurs enjeux. Cela concerne par exemple le financement, la fiscalité des non-résidents ou le choix du régime locatif. Un accompagnement pas à pas vous aidera à comprendre les règles applicables en 2026 et à sécuriser votre projet. Découvrez également comment MyExpat peut considérablement simplifier chaque étape. Cela va de la recherche du bien jusqu'à sa mise en location.

A retenir :

  • Définissez votre budget : évaluez votre apport, votre capacité d’emprunt et les frais d’acquisition.
  • Choisissez le bon bien : ciblez une ville attractive et calculez la rentabilité locative.
  • Sécurisez le financement et la fiscalité : comparez les offres bancaires pour non-résidents et étudiez le régime LMNP au réel.
  • Déléguez la gestion : faites-vous accompagner de la recherche du logement à sa mise en location, puis confiez sa gestion à un professionnel local.

Pourquoi investir dans l'immobilier français en tant que non-résident en 2026 ?

Investir à distance permet à un expatrié de sécuriser son patrimoine dans une valeur refuge, de générer des revenus locatifs en euros, et de préparer son retour en France dans un logement déjà constitué, tout en bénéficiant d'un marché immobilier stable comparé à d'autres classes d'actifs.

Ce choix d'investissement présente des avantages que vous ne devez pas ignorer. Ainsi, vous saurez à quoi vous attendre avant de vous lancer sur le marché.

La pierre française : une valeur refuge face aux incertitudes mondiales

Dans un contexte marqué par la volatilité des devises et des marchés financiers, l'immobilier français continue d'attirer les investisseurs expatriés en quête de stabilité. En 2026, le secteur locatif dans le pays demeure résilient avec les grandes métropoles qui affichent une demande locative tendue. Cette situation est portée par une offre de logements insuffisante face à la croissance démographique urbaine. Pour un expatrié, cette stabilité constitue un rempart efficace contre l'incertitude des marchés financiers internationaux. Vous allez aussi générer un rendement locatif régulier en euros.

Constitution de patrimoine et préparation du retour en France

Investir depuis l'étranger, c'est aussi préparer intelligemment l'avenir. Voici les principaux bénéfices d'un projet immobilier mené pendant une période d'expatriation :

  • Effet de levier du crédit : emprunter pour investir permet de démultiplier sa capacité d'achat sans mobiliser toute son épargne.
  • Protection de la famille : un bien immobilier en France constitue une sécurité patrimoniale transmissible.
  • Revenus complémentaires en euros : les loyers perçus viennent compléter les revenus perçus à l'étranger.
  • Préparation du retour : posséder déjà un logement facilite considérablement la réinstallation en France après l'expatriation.
  • Diversification du patrimoine : l'immobilier locatif équilibre un patrimoine parfois trop exposé aux marchés financiers étrangers.

Que retenir d'un investissement immobilier pour les expatriés ?

Quel budget prévoir pour investir dans l’immobilier en France depuis l’étranger ?

Il faut un budget solide pour investir dans l’immobilier en France depuis l’étranger. Cela repose sur le budget global et les frais d’acquisition. Cela implique l’évaluation de votre apport personnel.

La préparation du budget est plus facile avec l’accompagnement d’une agence spécialisée. Toutefois, vous pouvez toujours prendre note des points suivants avant d’aller plus loin.

Déterminer le budget global et les frais d’acquisition

Le budget pour investir dans l’immobilier en France depuis l’étranger dépend de la localisation du bien. Notez aussi sa nature et la stratégie patrimoniale envisagée. Un investissement dans une ville où les prix sont accessibles peut nécessiter un budget modéré. Par contre, une acquisition à Paris ou dans une métropole prisée peut représenter plusieurs centaines de milliers d’euros.

Pour évaluer le coût réel du projet, il faut intégrer le prix du logement, les frais de notaire et les éventuels travaux. À cela s’ajoutent les frais de financement, le mobilier, les frais de gestion et une réserve de sécurité. Les frais de notaire peuvent être estimés à l’aide du simulateur officiel disponible sur immobilier.notaires.fr.

Évaluer l’apport nécessaire et anticiper le financement

Pour un expatrié, l’apport personnel demandé par la banque varie selon le pays de résidence et la devise des revenus. L’établissement peut aussi prendre en compte la stabilité professionnelle, le patrimoine et la capacité de remboursement.

À titre d’exemple, pour un appartement ancien acheté 200 000 €, avec 16 000 € de frais d’acquisition estimés et 10 000 € de travaux. Le budget total atteint 226 000 €, hors frais annexes éventuels. Avec un apport de 50 000 €, le financement à prévoir serait de 176 000 €, sous réserve de l’accord bancaire.

Obtenir un crédit immobilier en étant expatrié : les règles bancaires en 2026

Les banques françaises accordent des prêts immobiliers aux expatriés à condition de présenter un apport personnel de 20 à 30 %. À cela s'ajoutent des revenus stables et un profil d'endettement maîtrisé. Passer par un courtier spécialisé dans le financement des non-résidents est vivement recommandé pour sécuriser son dossier.

Il est important de bien vous informer auprès de la banque que vous souhaitez solliciter avant de demander un crédit immobilier. De cette manière, vous aurez la certitude d'obtenir le montant qu'il vous faut pour financer votre projet.

Quel apport et quelles conditions exigent les banques ?

Le plan financier est souvent le premier obstacle perçu par les expatriés souhaitant investir en France. Pourtant, plusieurs banques françaises se sont spécialisées dans les profils de non-résidents et proposent des conditions adaptées.

Critère

Résident français

Expatrié (non-résident)

Apport personnel exigé


10 % minimum en général

20 à 30 %

Taux d'intérêt moyen 2026


3,1 à 3,5 %

environ 3,50 à 3,75 % (octobre 2026)

Prise en compte des revenus en devises

Non applicable


 Oui, certaines banques appliquent une décote, variable selon la devise et le pays

Durée moyenne d'octroi du prêt


4 à 6 semaines

plus long, souvent plusieurs semaines de plus

Compte bancaire français requis

Facultatif

Généralement obligatoire

Sources : Observatoire Crédit Logement/CSA (août 2026), Cafpi (septembre 2026), Pretto (18/09/2026), Meilleurtaux.

📝 Les banques évaluent le taux d'endettement, la stabilité professionnelle, et la nature du contrat de travail à l'étranger. Un apport personnel conséquent reste le facteur le plus déterminant pour obtenir un accord financier rapide.

La méthodologie pour monter un dossier d'emprunt en béton

Pour maximiser ses chances d'obtenir un prêt en tant qu'expatrié, voici les étapes à suivre :

  • Rassembler les pièces : les trois derniers avis d'imposition du pays de résidence ; les bulletins de salaire ou justificatifs de revenus des trois derniers mois ; les relevés bancaires des six derniers mois ; un justificatif de domicile à l'étranger et, si besoin, une copie du titre de séjour.
  • Constituer un apport personnel transférable facilement vers un compte bancaire français.
  • Solliciter un courtier spécialisé dans le financement des expatriés, capable de négocier avec les banques partenaires des non-résidents.
  • Ouvrir un compte bancaire en France dédié à la gestion du projet immobilier et des futurs loyers.
  • Anticiper les délais : un dossier de non-résident prend souvent plusieurs semaines de plus, le temps de faire traduire et vérifier les pièces étrangères.

Un accompagnement structuré fait souvent la différence entre un dossier accepté et un refus bancaire. Cela est notamment le cas quand les revenus sont perçus dans une devise étrangère fluctuante.

Quel rendement locatif espérer pour votre projet ?

Un rendement locatif brut de 4 à 10 % peut être envisagé selon la ville, le prix d’achat et le type de location. Toutefois, la rentabilité réelle dépend des charges, de la fiscalité, des travaux, de la vacance locative et des frais de gestion.

Investir depuis l’étranger exige d’évaluer la performance locative avec méthode. Un rendement élevé sur le papier ne garantit pas un investissement rentable. Pour choisir un bien adapté à ses objectifs, l’expatrié doit comparer les coûts, les loyers et les dépenses prévisibles.

Comment calculer la rentabilité locative brute ?

La formule de calcul est simple : rentabilité brute = loyer annuel hors charges ÷ coût total d’acquisition × 100

Le coût total doit inclure le prix d’achat et les frais d’acquisition, notamment les frais de notaire. Par exemple, un logement acheté 150 000 €, avec 12 000 € de frais, générant 9 720 € de loyers annuels, affiche une rentabilité brute de 6 %.

Pourquoi privilégier le rendement net au rendement affiché ?

La rentabilité brute ignore les charges non récupérables, les travaux, les périodes sans locataire, la fiscalité et les frais de gestion. Un appartement affichant 7 % brut peut ainsi rapporter moins qu’un bien à 5 % nécessitant peu d’entretien. À distance, il faut estimer la rentabilité nette et le rendement des fonds investis pour mesurer la performance du projet.

Où investir en France depuis l’étranger ?

Pour investir en France depuis l’étranger, privilégiez une ville combinant demande locative solide, prix d’achat cohérent et potentiel de revente. Lyon, Toulouse, Bordeaux ou Lille peuvent répondre à différents objectifs patrimoniaux, selon votre budget, votre rendement cible et votre stratégie locative.

Le choix de la ville constitue une étape déterminante pour réussir un investissement immobilier à distance. Au-delà du rendement brut, l’expatrié doit examiner les loyers réellement pratiqués, les perspectives d’emploi et les risques de vacance locative. La facilité à déléguer la gestion constitue également un critère important.

Les grandes métropoles pour privilégier la sécurité patrimoniale

Paris, Lyon et Bordeaux peuvent intéresser les investisseurs recherchant des marchés immobiliers établis, avec une demande diversifiée et des possibilités de revente. En contrepartie, les prix d’acquisition élevés peuvent réduire la rentabilité brute. L’analyse du quartier et du prix d’achat reste donc essentielle pour préserver l’équilibre financier du projet.

Les villes à rendement pour optimiser son investissement

Toulouse et Lille méritent également d’être étudiées pour leurs bassins d’emploi, leurs étudiants et leurs besoins locatifs. Dans certaines zones, des rendements bruts de 4 à 10 % peuvent être envisageables, sans garantie. Un logement affichant 9 % brut dans un secteur peu demandé peut être moins intéressant qu’un bien à 5 % offrant une location plus stable et une revente facilitée.

Quel investissement choisir pour votre projet ?

Le LMNP convient à la location meublée. L’immeuble de rapport vise des revenus locatifs sur plusieurs lots. La SCPI délègue entièrement la gestion et la SCI facilite certaines stratégies de transmission. Le choix dépend de votre fiscalité, de votre budget et de vos objectifs patrimoniaux.

Investir depuis l’étranger nécessite de choisir une stratégie compatible avec votre disponibilité et votre situation fiscale. Chaque objectif implique des conditions différentes comme les revenus complémentaires ou la constitution de patrimoine.

Le LMNP : optimiser une stratégie de location meublée

Le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) peut permettre, au régime réel, de déduire certaines charges. Vous allez aussi amortir le bien et le mobilier pendant des années. Il convient aux expatriés recherchant des revenus locatifs, mais la fiscalité et les conséquences d’une revente doivent être étudiées selon la situation.

L’immeuble de rapport : développer ses revenus locatifs

Acheter plusieurs logements dans un même immeuble permet de diversifier les loyers et de mutualiser certains frais. Cette stratégie exige un budget conséquent et une gestion rigoureuse, souvent confiée à une agence spécialisée. Vous pouvez en tirer profit pendant des années en faisant ce choix.

La SCPI : investir sans gérer de logement

La SCPI permet d’accéder à un portefeuille immobilier diversifié sans gérer directement les biens. En contrepartie, les frais, les risques de perte en capital, la liquidité et la fiscalité des non-résidents doivent être examinés.

La SCI ou l’achat en nom propre : choisir selon son patrimoine

La SCI peut faciliter certaines opérations de transmission. En outre, l’achat en nom propre offre généralement davantage de simplicité pour un projet individuel. Le choix dépend principalement du nombre de biens, de la situation familiale et des objectifs à long terme.

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Les étapes pour réussir votre investissement en France depuis l’étranger ?

Commencez par définir vos objectifs et évaluer votre budget. Etudiez ensuite le marché, sécurisez le financement et anticipez la fiscalité. Une gestion locative adaptée permet de suivre les revenus et de préserver la rentabilité du projet à distance.

Investir depuis l’étranger nécessite une préparation rigoureuse pour limiter les risques et éviter les décisions précipitées. De la sélection du bien au suivi des loyers, chaque étape doit être planifiée. Une méthode structurée vous aide à comparer les opportunités, à maîtriser les dépenses et à construire un patrimoine immobilier solide.

Définir ses objectifs et son budget

Déterminez si vous recherchez des revenus complémentaires, un cash-flow positif ou une valorisation patrimoniale à long terme. Évaluez ensuite votre apport, votre capacité d’emprunt, les frais de notaire, les travaux et une réserve de sécurité. Ces étapes doivent être faites avant de commencer les visites.

Choisir la ville et calculer la rentabilité

Comparez les quartiers selon la demande locative, les transports, l’emploi et les perspectives de revente. Par exemple, un bien acheté 200 000 € générant 10 000 € de loyers annuels affiche une rentabilité brute de 5 %. Ce taux s’affiche souvent avant charges, frais d’acquisition et fiscalité.

Organiser le financement et la gestion locative

Étudiez les conditions de crédit immobilier pour non-résidents avant de vous engager. Vous pouvez ensuite confier la gestion à une agence, notamment pour sélectionner les locataires et percevoir les loyers. L’agence va aussi coordonner les réparations et suivre les dépenses.

Anticiper la fiscalité et le suivi du projet

Prévoyez les obligations déclaratives françaises et les règles applicables dans votre pays de résidence. Suivez régulièrement les revenus, les charges et les éventuelles périodes de vacance pour mesurer la rentabilité nette réelle de votre investissement.

Fiscalité des expatriés : quel régime choisir pour optimiser son rendement ?

Le statut LMNP au régime réel est en 2026 la solution la plus avantageuse pour un expatrié. Il permet d'amortir le bien et le mobilier et de réduire l'imposition sur les revenus locatifs. Pour un non-résident, l'impôt est calculé avec un taux minimum de 20 % jusqu'à 29 579 € de revenus nets imposables (revenus 2025), puis 30 % au-delà. Si votre taux moyen calculé sur vos revenus mondiaux est plus bas, vous pouvez le demander.

Il ne faut pas ignorer la fiscalité liée à votre investissement depuis l'étranger. C'est important pour le bon déroulement de l'investissement et pour sa durée de vie.

Le statut LMNP au régime réel : la solution reine en 2026

Pour un investisseur expatrié, la fiscalité constitue un levier de rentabilité aussi important que le rendement brut du bien. Le statut LMNP au régime réel permet de déduire les charges réelles (intérêts d'emprunt, travaux, frais de gestion). Vous allez aussi amortir comptablement la valeur du bien et du mobilier sur plusieurs années. Ce mécanisme d'amortissement neutralise une grande partie, voire la totalité, du revenu locatif imposable pendant de nombreuses années.

Une limite à connaître avant d'acheter : depuis le 15 février 2025, les amortissements déduits sont réintégrés dans le calcul de la plus-value quand vous revendez. L'économie d'impôt pendant la location se paie donc en partie à la revente, sauf en résidence étudiante, en résidence seniors ou pour personnes handicapées, et en Ehpad.

👌 L'avis de l'expert MyExpat : «Beaucoup d'expatriés ignorent que le régime réel LMNP peut ramener leur imposition sur les loyers à zéro pendant 10 à 15 ans grâce à l'amortissement. C'est l'un des dispositifs fiscaux les plus puissants pour un non-résident souhaitant optimiser son rendement net.»

Location vide vs location meublée : le comparatif fiscal

Le tableau suivant donne plus de précisions sur les points concernant la fiscalité en location vide et meublée pour les expatriés :

Régime fiscal

Taux d'imposition minimum non-résident

Charges déductibles

Amortissement du bien

Location nue (micro-foncier)

20 % à 30 %

Abattement forfaitaire de 30 %

Non

Location nue (régime réel)

20 % à 30 %

Charges réelles déductibles

Non

Location meublée (micro-BIC)

20 % à 30 %

Abattement forfaitaire de 50 %

Non

Location meublée LMNP (régime réel)

20 % à 30 %

Charges réelles + amortissement

Oui

Sources : Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP), service-public.fr.

À cet impôt s'ajoutent les prélèvements sociaux : 7,5 % si vous êtes affilié à la sécurité sociale d'un pays de l'Espace économique européen ou de la Suisse, sinon 17,2 % sur les loyers d'une location vide et 18,6 % sur ceux d'une location meublée (LMNP), taux appliqué depuis les revenus 2025. La convention fiscale avec votre pays de résidence peut ensuite changer le calcul.

Exemple : ce qu'il reste après impôts

 Prenons un appartement ancien acheté 200 000 € et loué vide 10 000 € par an, payé comptant.

  • Frais d'acquisition : environ 15 231 € hors débours dans un département au taux de droits de 5 %. Coût total : 215 231 €.
  • Charges annuelles (hypothèses) : taxe foncière 1 200 €, charges de copropriété non récupérables 600 €, assurance propriétaire 150 €, gestion 8 % des loyers soit 800 €. Total : 2 750 €.
  • Fiscalité en micro-foncier : 10 000 € moins 30 % d'abattement, soit 7 000 € imposables. Impôt au taux minimum de 20 % : 1 400 €. Prélèvements sociaux à 17,2 % : 1 204 € (525 € seulement à 7,5 % si vous êtes affilié à la sécurité sociale d'un pays de l'EEE ou de la Suisse).
  • Revenu net après impôts : 10 000 − 2 750 − 2 604 = 4 646 € (5 325 € en EEE).

Rendement brut sur le coût total : 4,65 %.

Rendement net après impôts : 2,16 % (2,47 % en EEE).

Conventions fiscales et double imposition : ce qu'il faut vérifier

La France a signé des conventions fiscales avec de nombreux pays pour éviter la double imposition des revenus locatifs. Chaque convention fixe des règles spécifiques. Certains pays appliquent un simple crédit d'impôt quand d'autres exonèrent totalement les revenus déjà imposés en France. Avant tout projet, il est indispensable de vérifier la convention applicable à son pays de résidence fiscale. Elle peut modifier la rentabilité nette d'un investissement locatif.

L'administration peut vous demander de désigner un représentant fiscal en France, et vous avez alors 90 jours pour le faire. À la revente, il devient obligatoire si vous vivez hors de l'Union européenne, de l'Islande et de la Norvège, que le prix dépasse 150 000 € et que la plus-value n'est pas totalement exonérée. Sources : BOFiP · impots.gouv.fr

Profitez de votre investissement immobilier pour les expatriés

Concrétisez votre projet à distance sans vous déplacer

Grâce à la digitalisation du secteur immobilier, un expatrié peut aujourd'hui mener l'intégralité d'un projet d'investissement locatif. Visites virtuelles, analyse de rentabilité, signature par procuration chez le notaire, suivi des travaux, gestion locative déléguée : tout peut se faire à distance. Il y a aussi le suivi de chaque rénovation et la gestion locative déléguée.

Il est facile pour un investisseur non-résident de concrétiser un projet d'investissement locatif. D'ailleurs, vous ne serez pas obligé de retourner en France pour lancer le projet avec l'accompagnement d'une agence fiable et compétente.

De la recherche du bien à la signature notariée : les étapes digitalisées

L'un des principaux freins ressentis par les expatriés est la distance physique avec le secteur français. Pourtant, les outils digitaux permettent aujourd'hui de sécuriser chaque étape d'un achat immobilier depuis l'étranger :

  • Définition du projet : budget, objectifs (cash-flow, plus-value, préparation du retour), zone géographique idéale où investir en France quand on est expatrié.
  • Chasse immobilière : sélection de biens correspondant aux critères de rentabilité, via un chasseur immobilier local.
  • Visites virtuelles et rapports détaillés : photos, vidéos et diagnostics transmis pour une décision éclairée sans déplacement.
  • Analyse de rentabilité : comptez 7 à 8 % du prix pour les frais d'acquisition dans l'ancien, à calculer sur le simulateur officiel des notaires.
  • Compromis et acte authentique : signature via procuration notariée, sans nécessité de présence physique en France.

Gestion des travaux, aménagement et mise en location

Une fois le bien acquis, le suivi de chantier depuis l'étranger devient une étape déterminante. Il est essentiel de s'assurer que les rénovations respectent les normes énergétiques en vigueur. Cela concerne notamment les règles du diagnostic de performance énergétique (DPE). Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne peut plus être loué lors d'un nouveau bail ou d'un renouvellement ; les logements F suivront en 2028, puis les E en 2034. Chiffrez donc la rénovation avant de faire une offre. Un accompagnement local permet de superviser les artisans, de valider les finitions et de meubler le logement.

Étude de cas concret : l'investissement de Julien, expatrié à Singapour

Julien, cadre expatrié à Singapour depuis quatre ans, souhaitait investir 220 000 € dans l'immobilier locatif français. Son objectif était de préparer sa retraite tout en visant un cash-flow neutre. Après une analyse approfondie de son profil et de sa capacité d'emprunt, l'équipe MyExpat l'a orienté vers un T3 à rénover à Lyon.

Chiffres clés du projet :

  • Budget total : 220 000 € (bien + travaux + frais annexes)
  • Apport personnel : 25 % du montant global
  • Statut fiscal retenu : LMNP au régime réel
  • Rendement brut obtenu : environ 5,8 %
  • Nombre de déplacements en France : 0

Du premier appel visioconférence jusqu'à la remise des clés au locataire, Julien n'a jamais eu besoin de se déplacer. Ce type de projet illustre parfaitement la capacité d'un expatrié à construire un patrimoine immobilier solide en France.

Transformez votre expatriation en opportunité patrimoniale

Investir dans l'immobilier en France depuis l'étranger n'est plus un parcours d'obstacles réservé à quelques initiés. En 2026, les expatriés disposent de tous les outils nécessaires pour mener un projet d'investissement locatif rentable et sécurisé, à distance. Profitez par exemple d'un financement bancaire adapté et d'une fiscalité optimisée grâce au statut LMNP. Optez aussi pour la méthode clé en main qui couvre chaque étape, de la chasse immobilière à la gestion locative déléguée.

Comme le montre le parcours de Julien, il est possible de construire un patrimoine solide en France sans jamais s'y déplacer. Vous êtes expatrié et souhaitez investir dans l'immobilier en France en 2026 ? Calculez votre capacité d'investissement et échangez avec un conseiller spécialisé MyExpat pour lancer votre projet en toute sérénité.

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Oui, il est possible de signer un compromis puis un acte authentique sans être physiquement présent en France. Cela se fait via une procuration notariée, qui permet à un tiers mandaté de signer au nom de l'expatrié. Cette procédure est aujourd'hui largement utilisée pour les projets immobiliers menés depuis l'étranger.

Dans la grande majorité des cas, oui. Les banques exigent souvent un compte bancaire français pour domicilier le crédit et recevoir les loyers. Ce compte facilite également la gestion des charges liées au bien.

La recherche du bien prend en général 45 à 60 jours, selon vos critères. S'ajoutent ensuite le financement, la signature chez le notaire et, s'il y a lieu, les travaux. La mise en location se fait dès la fin des travaux et la remise des clés.

La gestion locative déléguée prend en charge l'ensemble des tâches quotidiennes : recherche de locataire, état des lieux, encaissement des loyers, suivi des éventuelles rénovations et gestion des litiges. Cela permet à l'expatrié de percevoir des revenus locatifs sans aucune contrainte de gestion.

Oui. Le statut LMNP est ouvert aux non-résidents dès que le logement est loué meublé. Vous ne basculez en loueur professionnel (LMP) que si vos recettes de location meublée dépassent 23 000 € par an et dépassent aussi vos autres revenus professionnels. Depuis les revenus 2026, ces autres revenus comprennent ceux perçus dans votre pays de résidence : la plupart des expatriés restent donc LMNP.

La location meublée, notamment sous statut LMNP au régime réel, est généralement plus avantageuse fiscalement grâce à l'amortissement du bien. La location vide reste toutefois pertinente pour certains profils recherchant une gestion plus simple ou visant un secteur locatif étudiant sur le long terme.

Manuel Ravier
Manuel Ravier

Co-fondateur, MyExpat

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Manuel Ravier est entrepreneur immobilier, cofondateur de Myexpat et spécialiste des stratégies patrimoniales pour expatriés. Diplômé de l’EM Lyon Business School, il accompagne des non-résidents dans leurs projets d’investissement immobilier en France. Expert en financement expatrié, fiscalité immobilière et gestion locative à distance, il intervient depuis plus de 15 ans sur des opérations à forte rentabilité. Il est également certifié en analyse patrimoniale et stratégie d’investissement immobilier.

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