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Modifié le 30 mai 2026 Par Mickaël ZONTA
5 min

Définition usufruit : qu'est ce que l'usufruit en immobilier ?

Définition usufruit immobilier : comprendre droits, fiscalité et succession en 2026 pour investisseurs expatriés

documents notariaux, plans immobiliers et ordinateur portable ouvert sur un dossier immobilier français

La définition usufruit immobilier correspond à un droit juridique prévu par le Code civil (articles 578 et suivants) permettant à une personne d’utiliser un bien immobilier et d’en percevoir les revenus, sans en être propriétaire. En 2026, ce mécanisme est au cœur de nombreuses stratégies patrimoniales, notamment dans l’investissement locatif et la transmission de patrimoine.

L’usufruit immobilier est un droit qui permet à une personne d’utiliser un bien immobilier et d’en percevoir les revenus sans en être propriétaire. La propriété est démembrée entre usufruitier et nu-propriétaire, ce qui permet de séparer l’usage du bien et sa détention. Ce mécanisme est central en investissement locatif, en succession et dans certaines stratégies fiscales, notamment pour les investisseurs expatriés.

Ce fonctionnement repose sur le principe du démembrement de propriété, qui distingue clairement les droits d’usage et les droits de propriété. Il est particulièrement utilisé dans les stratégies de transmission familiale et d’optimisation fiscale.

Qu’est-ce que l’usufruit immobilier ? Définition simple

L’usufruit immobilier est un droit qui permet d’utiliser un bien et d’en percevoir les revenus sans en être propriétaire. La propriété est alors répartie entre l’usufruitier, qui dispose de l’usage du bien, et le nu-propriétaire, qui en détient la valeur. Ce mécanisme est largement utilisé en investissement immobilier et dans les stratégies de transmission.

Définition juridique (Code civil)

L’usufruit est défini par les articles 578 à 624 du Code civil comme le droit de jouir d’un bien “comme un propriétaire, à charge d’en conserver la substance”.

En pratique :

  • l’usufruitier peut occuper le bien
  • ou le mettre en location et percevoir les revenus
  • il ne peut pas vendre le bien seul

👉 Ce cadre constitue la base des opérations de démembrement utilisées en gestion patrimoniale.

Répartition des droits

Le droit de propriété peut être réparti en trois niveaux :

Élément

Définition

Droits principaux

Usufruit

Usage et revenus

Habiter ou louer

Nue-propriété

Valeur du bien

Détention du capital

Pleine propriété

Réunion des deux

Ensemble des droits

Ce découpage permet de structurer différemment la détention d’un bien et d’organiser certaines opérations immobilières de long terme.

Durée de l’usufruit (viager ou temporaire)

L’usufruit peut être établi pour une durée limitée ou sans terme fixe :

  • Usufruit viager : dure jusqu’au décès de l’usufruitier, fréquemment utilisé dans les transmissions
  • Usufruit temporaire : limité dans le temps (souvent entre 10 et 20 ans), utilisé dans des montages immobiliers structurés

À son extinction, le bien revient automatiquement au nu-propriétaire en pleine propriété, sans formalité particulière dans la majorité des cas.

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Comment fonctionne le démembrement de propriété ?

Le démembrement de propriété est un mécanisme juridique encadré par le Code civil français, qui consiste à séparer la pleine propriété d’un bien immobilier en deux droits distincts : l’usufruit et la nue-propriété. Il est notamment régi par les articles 578 à 624 du Code civil, qui définissent les droits et obligations de chaque partie.

Ce mécanisme est largement utilisé en transmission patrimoniale et en investissement immobilier, car il permet de dissocier l’usage du bien de sa détention capitalistique.

Principe du démembrement

Le principe du démembrement repose sur une séparation juridique prévue par le Code civil (articles 578 et suivants).

Au lieu qu’un seul propriétaire détienne l’ensemble des droits, ceux-ci sont répartis entre :

  • l’usufruitier, qui détient le droit d’usage et de perception des revenus
  • le nu-propriétaire, qui détient le droit de propriété “en attente”

Cette organisation est juridiquement stable : chaque droit est autonome mais complémentaire, et leur réunion automatique s’opère à l’extinction de l’usufruit.

Rôle de l’usufruitier (usage + revenus)

Conformément aux règles du Code civil (art. 582 et suivants), l’usufruitier dispose du droit de jouir du bien “comme le propriétaire lui-même”, sous réserve d’en conserver la substance.

Concrètement, il peut :

  • occuper le bien ou le louer
  • percevoir les revenus locatifs
  • assurer l’entretien courant du logement

En contrepartie, il doit respecter une obligation de conservation du bien. Les grosses réparations restent généralement à la charge du nu-propriétaire, selon la répartition prévue aux articles 605 et 606 du Code civil.

Rôle du nu-propriétaire (capital + reconstitution)

Le nu-propriétaire détient la propriété juridique du bien, mais sans droit d’usage immédiat.

Son rôle est encadré par le Code civil (articles 544 et 578) :

  • il possède le capital immobilier
  • il ne peut ni occuper ni louer le bien pendant le démembrement
  • il récupère automatiquement la pleine propriété à l’extinction de l’usufruit

Ce mécanisme en fait un outil juridique de capitalisation différée très utilisé en stratégie patrimoniale.

Une réunion chez un notaire autour d’un projet d’usufruit immobilier en France

Exemple concret d’investissement immobilier

Prenons un cas classique encadré par le droit civil :

Un investisseur acquiert la nue-propriété d’un bien immobilier de 200 000 €, tandis qu’un usufruitier bénéficie du droit d’usage pour une durée de 15 ans.

Pendant cette période :

  • l’usufruitier perçoit les loyers et exploite le bien
  • le nu-propriétaire ne perçoit aucun revenu mais bénéficie d’une décote à l’achat

À l’issue de l’usufruit :

  • la pleine propriété se reconstitue automatiquement
  • sans fiscalité de transmission supplémentaire dans la majorité des cas

Ce schéma est fréquemment utilisé dans les montages patrimoniaux encadrés par le Code civil et la pratique notariale française.

Tableau récapitulatif : Usufruit vs Nue-propriété

Élément

Usufruit

Nue-propriété

Droits principaux

Usage + perception des revenus

Détention du capital

Occupation du bien

Oui

Non

Revenus locatifs

Oui

Non

Vente du bien

Non seul (accord nécessaire)

Non seul

Charges

Entretien courant (art. 605)

Grosses réparations (art. 606)

Issue

Extinction de l’usufruit

Reconstitution de pleine propriété

Droits et obligations de l’usufruitier immobilier

L’usufruitier immobilier dispose de droits étendus sur le bien, mais strictement encadrés par le Code civil (articles 578 et suivants). Il peut utiliser le logement et en percevoir les revenus, à condition de préserver la substance du bien. Ce statut repose donc sur un équilibre entre liberté d’usage et obligations de conservation, essentiel dans les montages patrimoniaux.

Droits d’usage et de perception des revenus

L’usufruitier dispose à la fois du droit d’usage du bien et du droit d’en percevoir les revenus (articles 578, 582 et 587 du Code civil)

Concrètement, il peut :

  • occuper le logement (résidence principale ou secondaire)
  • louer le bien à un tiers
  • percevoir l’intégralité des loyers
  • déclarer ces revenus selon le régime fiscal applicable (foncier ou BIC)

Ce double droit fait de l’usufruitier un véritable exploitant économique du bien, sans en être propriétaire.

Charges, entretien et répartition des coûts

L’usufruitier supporte les dépenses liées à l’usage quotidien du bien (références : articles 605 et 606 du Code civil)

Il prend généralement en charge :

  • l’entretien courant
  • les réparations d’usage (petits travaux, maintenance)
  • la taxe foncière (dans la majorité des cas)
  • les charges locatives récupérables

En revanche, les grosses réparations (toiture, structure, murs porteurs) reviennent au nu-propriétaire, sauf aménagement contractuel.

Cette répartition est souvent source d’enjeux dans les montages patrimoniaux, d’où l’importance d’un acte notarié précis.

Limites juridiques de l’usufruit

Même avec des droits étendus, l’usufruitier ne dispose pas de la pleine propriété.

Il ne peut pas :

  • vendre le bien seul
  • modifier la structure sans accord du nu-propriétaire
  • porter atteinte à la substance du bien

(Base juridique : article 578 du Code civil)

Usufruit immobilier et succession : cas du conjoint survivant

L’usufruit immobilier est un mécanisme central dans la gestion des successions en France. Il permet notamment de protéger le conjoint survivant en lui laissant l’usage du logement ou la perception des loyers, tout en organisant la transmission du patrimoine aux enfants. C’est un dispositif très utilisé dans les stratégies notariales, car il équilibre protection familiale et continuité patrimoniale.

Usufruit du conjoint survivant

Au décès d’un époux, le conjoint survivant peut, selon les choix effectués au moment de la succession, conserver l’usufruit du patrimoine immobilier.

Concrètement, cela signifie qu’il peut :

  • continuer à vivre dans le logement familial
  • ou percevoir les revenus locatifs s’il décide de le louer
  • maintenir son niveau de vie sans être obligé de vendre le bien

Dans la pratique notariale, ce mécanisme est souvent privilégié pour éviter une rupture brutale de situation financière au moment du décès. Il offre une forme de continuité d’usage du patrimoine, même si la propriété juridique est partagée avec les héritiers.

Transmission aux enfants (nue-propriété)

Dans ce schéma, les enfants héritent généralement de la nue-propriété du bien, tandis que le conjoint conserve l’usufruit.

Cela crée une organisation claire :

  • le conjoint survivant garde l’usage et les revenus
  • les enfants détiennent la valeur patrimoniale du bien

👉 Exemple concret : Un couple possède un appartement locatif à 300 000 €. Au décès de l’un des parents, le conjoint continue à percevoir les loyers ou à occuper le bien, tandis que les enfants deviennent propriétaires “en attente” du bien.

À terme, ils récupèrent automatiquement la pleine propriété sans nouvelle taxation liée au changement de statut, ce qui en fait un outil très utilisé en planification successorale.

Extinction de l’usufruit au décès

L’usufruit n’est pas un droit permanent : il prend fin automatiquement au décès de l’usufruitier.

À ce moment-là :

  • le nu-propriétaire récupère la pleine propriété du bien
  • aucune démarche complexe n’est nécessaire pour reconstituer la propriété
  • le patrimoine se transmet de manière fluide et automatique

C’est précisément cette mécanique qui rend le démembrement très utilisé dans les stratégies patrimoniales long terme : il permet de dissocier l’usage immédiat de la transmission finale.

Succession internationale 

Pour les investisseurs expatriés, la succession en usufruit prend une dimension encore plus stratégique, car elle croise plusieurs systèmes juridiques et fiscaux.

Lorsqu’un bien est situé en France, c’est le droit français qui s’applique sur ce patrimoine, même si le défunt ou les héritiers vivent à l’étranger. En parallèle, la résidence fiscale des héritiers et les conventions fiscales entre pays peuvent influencer la manière dont la succession est traitée.

Dans ce contexte, l’usufruit devient un outil particulièrement intéressant pour :

  • sécuriser le conjoint survivant dans son pays de résidence
  • organiser une transmission progressive entre plusieurs juridictions
  • éviter des ruptures de patrimoine entre la France et l’étranger

👉 Cas fréquent : Un expatrié basé à Singapour possède un bien locatif en France. À son décès, son conjoint peut continuer à percevoir les loyers ou occuper le bien, tandis que les enfants héritent progressivement de la propriété. La structuration permet de maintenir une cohérence patrimoniale malgré l’internationalisation de la famille.

Fiscalité de l’usufruit immobilier non-résidents inclusen 2026

La fiscalité de l’usufruit immobilier détermine qui est imposé sur les revenus, comment la valeur du bien est répartie et dans quelles conditions un investisseur expatrié est soumis à l’impôt en France. En 2026, le cadre repose principalement sur les règles du Code général des impôts, notamment celles relatives à la résidence fiscale (article 4 B du CGI) et aux revenus de source française, ainsi que sur les conventions fiscales internationales signées entre États.

Imposition des revenus locatifs (usufruitier)

Dans un démembrement de propriété, c’est l’usufruitier qui est considéré comme le redevable fiscal des revenus locatifs.

En pratique, les loyers sont imposés :

  • en France lorsqu’ils proviennent d’un bien situé sur le territoire français
  • selon le régime des revenus fonciers ou des BIC si location meublée
  • avec application, pour les non-résidents, des règles prévues à l’article 197 A du CGI (taux minimum d’imposition)

👉 L’article 4 B du CGI précise par ailleurs les critères de résidence fiscale, ce qui permet de distinguer un contribuable résident d’un non-résident.

Les conventions fiscales internationales viennent ensuite ajuster l’imposition afin d’éviter les doubles prélèvements, en attribuant le droit d’imposer soit à la France, soit au pays de résidence.

Taxe foncière et charges

La répartition des charges dans un démembrement est encadrée par le Code civil, notamment les articles 605 et 606, qui distinguent les dépenses d’entretien courant des grosses réparations.

En pratique :

  • la taxe foncière est généralement supportée par l’usufruitier
  • les charges d’entretien et d’usage courant lui reviennent également
  • les grosses réparations structurelles (toiture, murs porteurs) restent à la charge du nu-propriétaire, sauf convention contraire

Dans les montages patrimoniaux, cette répartition peut être aménagée contractuellement, ce qui est fréquent en investissement locatif structuré.

IFI et répartition de la valeur

L’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) repose sur une logique spécifique en cas de démembrement, définie par les règles fiscales de valorisation de l’usufruit (article 669 du CGI).

Concrètement :

  • la valeur du bien est répartie entre usufruitier et nu-propriétaire selon un barème fiscal dépendant de l’âge
  • dans certains cas d’usufruit légal (notamment succession), l’usufruitier peut être imposé sur la totalité du bien
  • dans les démembrements conventionnels, la répartition est stricte et proportionnelle

Ce mécanisme est souvent utilisé dans les stratégies patrimoniales pour optimiser l’assiette taxable globale, notamment dans les familles fortement exposées à l’immobilier.

Calcul de la valeur de l’usufruit immobilier

Le calcul repose sur le barème fiscal prévu par l’article 669 du Code général des impôts, qui sert de référence pour répartir la valeur d’un bien entre usufruit et nue-propriété lors d’une transmission ou d’une opération patrimoniale. Ce barème est utilisé par l’administration fiscale pour encadrer les évaluations et garantir une base commune d’appréciation.

Ce mécanisme permet d’attribuer une valeur différente à chaque droit selon la situation de l’usufruitier, notamment son âge. Plus la durée d’utilisation potentielle est longue, plus la part attribuée à l’usage du bien est élevée, et inversement.

En pratique, la valeur évolue de manière mécanique :

  • une personne plus jeune bénéficie d’une valorisation plus importante de son droit d’usage
  • une personne plus âgée voit cette valeur diminuer progressivement
  • la valeur restante se reporte sur la nue-propriété

Ce système assure une répartition cohérente de la valeur du bien lors des opérations de transmission, afin d’éviter toute sous-évaluation ou déséquilibre dans l’évaluation globale.

Tableau fiscal : Usufruit vs nue-propriété 

Âge de l’usufruitier

Valeur de l’usufruit

Valeur de la nue-propriété

Moins de 21 ans

90 %

10 %

21 à 30 ans

80 %

20 %

31 à 40 ans

70 %

30 %

41 à 50 ans

60 %

40 %

51 à 60 ans

50 %

50 %

61 à 70 ans

40 %

60 %

71 à 80 ans

30 %

70 %

81 à 90 ans

20 %

80 %

Plus de 91 ans

10 %

90 %

Sources : (article 669 CGI)

Exemple chiffré concret

Prenons un bien immobilier d’une valeur de 300 000 € avec un usufruitier âgé de 65 ans.

Selon le barème de l’article 669 du CGI :

  • usufruit = 40 % → 120 000 €
  • nue-propriété = 60 % → 180 000 €

👉 Concrètement :

  • le nu-propriétaire est fiscalement considéré comme détenteur de 180 000 €
  • l’usufruitier détient une valeur d’usage de 120 000 €

Ce découpage est utilisé pour calculer les droits de donation ou de succession, mais aussi pour structurer des opérations patrimoniales optimisées.

Impact en donation / succession

Lors d’une donation ou d’une succession, ce barème sert de base pour déterminer la valeur retenue dans le calcul fiscal. Seule la part effectivement transmise est prise en compte, qu’il s’agisse de l’usufruit ou de la nue-propriété.

En pratique :

  • la fiscalité est calculée sur une valeur partielle du bien
  • la base imposable est donc inférieure à celle d’une pleine propriété
  • la réunion des droits à terme ne déclenche généralement pas d’imposition supplémentaire

👉 C’est pour cette raison que le démembrement est fréquemment utilisé dans les transmissions : il permet d’organiser le transfert d’un bien de manière progressive tout en maîtrisant le traitement fiscal au moment de la donation ou de la succession immobilière non-résident.

Un expatrié préparant un investissement immobilier en usufruit depuis l’étranger

Usufruit immobilier pour les expatriés : stratégie d’investissement 

L’usufruit immobilier est utilisé par de nombreux expatriés pour structurer un achat en France à distance. Ce mécanisme permet de séparer les droits liés à un bien, ce qui le rend adapté aux situations internationales où la gestion directe est compliquée. En 2026, il s’intègre de plus en plus dans des stratégies d’acquisition transfrontalières.

Les principales approches utilisées par les investisseurs sont les suivantes :

  • acquisition en nue-propriété avec prix réduit et absence de gestion pendant la durée du démembrement
  • détention temporaire de l’usufruit pour percevoir les revenus sans possession complète du bien
  • montage réalisé via notaire à distance pour sécuriser l’opération sans déplacement
  • gestion locative confiée à un professionnel pour assurer l’exploitation du bien
  • prise en compte des règles fiscales internationales selon le pays de résidence
  • anticipation de la transmission ou d’un retour futur en France

Ce type de structuration permet d’accéder au marché immobilier français tout en limitant les contraintes opérationnelles liées à la distance. Il est particulièrement utilisé par les investisseurs mobiles entre plusieurs pays, qui cherchent à organiser leur acquisition sur le long terme en fonction de leur situation personnelle et de leur environnement fiscal.

L’usufruit immobilier, un levier patrimonial pour expatriés

L’usufruit immobilier repose sur un mécanisme simple mais puissant : dissocier l’usage d’un bien de sa propriété. L’usufruitier perçoit les revenus et utilise le bien, tandis que le nu-propriétaire détient le capital et récupère la pleine propriété à terme. Ce fonctionnement en fait un outil central en investissement locatif et en transmission patrimoniale, notamment lorsqu’il est combiné aux règles de succession et de fiscalité française applicables aux non-résidents.

Pour les expatriés, l’usufruit permet d’investir en France tout en intégrant les contraintes fiscales internationales et les conventions entre États. Il devient ainsi un véritable levier de structuration patrimoniale, au-delà du simple cadre juridique.

Chez MyExpat, cet outil s’inscrit dans une approche globale d’accompagnement : optimiser l’investissement, sécuriser la fiscalité et construire une stratégie cohérente entre la France et le pays de résidence. 

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L’usufruit permet d’utiliser un bien immobilier et d’en percevoir les revenus locatifs. La nue-propriété correspond uniquement à la détention du capital du bien, sans droit d’usage ni de revenus immédiats. Ensemble, l’usufruit et la nue-propriété forment la pleine propriété du bien.

En usufruit immobilier, l’usufruitier prend en charge les dépenses liées à l’usage du bien, notamment l’entretien courant et les charges quotidiennes. La taxe foncière est en général également à sa charge. Les grosses réparations structurelles restent, sauf accord particulier, à la charge du nu-propriétaire.

Un bien démembré ne peut pas être vendu par l’usufruitier seul, car il ne détient pas la pleine propriété. Toute vente nécessite l’accord conjoint du nu-propriétaire et de l’usufruitier. À défaut d’accord, la vente est bloquée jusqu’à l’extinction naturelle de l’usufruit.

Au décès de l’usufruitier, l’usufruit s’éteint automatiquement sans démarche complexe. Le nu-propriétaire récupère alors la pleine propriété du bien. Ce mécanisme permet une transmission fluide du patrimoine sans nouvelle opération juridique majeure.

Pour un non-résident, les revenus issus de l’usufruit restent imposables en France lorsque le bien est situé sur le territoire français. Le régime fiscal dépend du statut de résidence défini par le Code général des impôts. Les conventions fiscales internationales peuvent ensuite limiter ou éviter une double imposition.

Mickaël ZONTA
Mickaël ZONTA

Co-fondateur, MyExpat

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Mickael Zonta est expert en ingénierie patrimoniale et investissement immobilier international. Diplômé en ingénierie patrimoniale et fiscalité immobilière), il accompagne depuis plus de 10 ans les investisseurs expatriés. Conseiller en Investissements Financiers et formé en droit fiscal international, il intervient sur les stratégies de démembrement et d’optimisation fiscale. Il a piloté plus de 500 opérations d’investissement locatif en France pour des clients non-résidents. Ancien consultant en structuration patrimoniale pour cabinets privés, il est spécialisé dans les montages usufruit / nue-propriété. Son expertise couvre la fiscalité française, les conventions internationales et la gestion de patrimoine à distance.

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