🏡 En bref : En 2026, un logement situé en France entrant dans une succession internationale reste soumis à la législation civile en France. Le bien est même taxable selon l'article 750 ter du Code Général des Impôts, sous réserve des conventions fiscales bilatérales. Un successeur qui habite à l'étranger peut réduire son imposition en optant pour le statut LMNP ou en vendant le bien pour réinvestir le capital net. Ces options sont souvent 15 à 20 % plus rentables qu'une simple location nue. MyExpat accompagne cette transformation, de la succession jusqu'à la mise en location, entièrement à distance.
La succession internationale immobilier concerne un nombre croissant de Français vivant hors de l’Hexagone. En 2026, environ 3,5 millions de Français habitent à l’étranger, selon le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Lorsqu’un bien situé en France entre dans leur propriété, les enjeux dépassent largement la simple transmission d’un logement. Droit successoral applicable, adresse fiscale du défunt et des héritiers, conventions fiscales et démarches notariales à distance peuvent rapidement transformer l’héritage en véritable casse-tête.
Début 2024, 41 % des ménages français avaient déjà reçu un héritage et leur propriété brute atteignait en moyenne 515 400 €, contre 374 900 € pour l’ensemble des ménages. Un capital patrimonial hérité mérite donc une réflexion stratégique. Faut-il conserver le bien, le vendre, le louer ou réinvestir le produit de la cession ? En 2026, cette décision doit intégrer à la fois l'impôt successoral, les règles applicables aux non-résidents et la plus-value d’une éventuelle revente. Prenez ainsi note des règles et des stratégies de réinvestissement avant de prendre une décision. Pour sécuriser un projet à distance, l’accompagnement de MyExpat peut faciliter la sélection, le financement et la gestion de votre investissement.
Réglementation 2026 : comment fonctionne une succession internationale immobilière ?
⭐️ Un bien situé en France reste soumis au droit civil français en vertu du principe de lex rei sitae. Cela est valable quelle que soit l'origine du défunt ou son pays de résidence. Sur le plan fiscal, l'article 750 ter du CGI permet à la France de taxer la transmission dès lors que le bien est situé sur le territoire français. La seule contrainte concerne l'existence d'une convention fiscale bilatérale signée entre la France et l'État de résidence du successeur.
Une succession internationale se définit par la présence d'un élément d'extranéité. Un défunt d'origine étrangère, un légataire résidant à l'étranger, ou un bien situé hors de France. Dans ce contexte, deux systèmes juridiques distincts s'appliquent en parallèle. Notez en effet le droit civil, qui détermine qui hérite. À cela s’ajoute le dispositif de taxation, qui détermine combien d'impôt sera dû et par qui.
La règle de situation de l'immeuble (lex rei sitae) et le règlement européen nᵒ 650/2012
Le principe du lex rei sitae signifie que la loi applicable à une propriété immobilière est celle du pays où elle se situe. Concrètement, un appartement ou une maison situés en France restent régis par le droit successoral français. Cela s'applique même si le défunt résidait à l'étranger et même si sa nationalité est étrangère. Cette règle protège la réserve héréditaire, c'est-à-dire la part minimale garantie aux héritiers réservataires par le droit français.
Le Règlement européen n° 650/2012, a néanmoins introduit un principe d'unité successorale. En l'absence de choix contraire du défunt, c'est la loi de son État de résidence habituelle qui régit l'ensemble de la succession. Cela concerne même les biens meubles et, dans certains cas, les biens immobiliers situés dans un autre pays.
Un défunt peut toutefois, par testament, choisir d'appliquer la loi de sa nationalité plutôt que celle de sa résidence. Cette faculté a des conséquences directes sur la répartition entre héritiers. De plus, il doit être anticipé avec un avocat fiscaliste spécialisé en droit international.
Impôt et risque de double imposition : l'article 750 ter du CGI face aux conventions fiscales
L'article 750 ter du Code Général des Impôts pose le principe de territorialité de l'impôt sur les successions en France. Il prévoit trois situations dans lesquelles la France impose une transmission :
- Le défunt était résident fiscal français au moment du décès.
- L'héritier est lui-même résident fiscal français, et l'a été pendant au moins six des dix dernières années.
- Le bien transmis (notamment une propriété immobilière) est situé en France, quelle que soit l'adresse du défunt ou du successeur.
Cette dernière situation concerne directement les héritiers non-résidents. Ainsi, dès qu'un immeuble se trouve sur le territoire français, les droits de mutation à titre gratuit (DMTG) sont dus en France. Le barème d'imposition applicable en 2026 reste progressif et dépend du lien de parenté entre le défunt et le successeur.
Le risque principal pour un héritier expatrié est celui de la double imposition. Plus précisément, le pays où il réside peut lui aussi taxer la succession selon sa propre législation. C'est précisément pour éviter ce cumul que la France a signé des conventions fiscales bilatérales en matière de succession avec un certain nombre d'États.
Ces conventions déterminent quel État est libre d'imposer, et prévoient un mécanisme de crédit d'impôt ou d'exonération pour neutraliser la double taxation. En l'absence de convention avec le pays où réside le légataire, celui-ci doit s'appuyer sur les règles internes françaises. Le cas échéant, les mécanismes unilatéraux de son propre État peuvent s'appliquer pour limiter l'impact de l'imposition.
Les formalités à distance : Certificat Successoral Européen et procuration notariée électronique
En 2026, régler une succession française depuis l'étranger ne nécessite plus un retour au pays pour les héritiers qui habitent à l'étranger. Le Certificat Successoral Européen (CSE) a été créé pour faciliter la reconnaissance de la qualité de successeur dans l'ensemble des États membres de l'Union européenne. Le texte permet de prouver vos droits successoraux sans multiplier les démarches dans chaque pays concerné.
La procuration notariée sur support électronique constitue le second pilier de cette digitalisation. Elle permet à un légataire à l'étranger de signer l'acte de notoriété sans se déplacer physiquement en France. Cela est aussi valable pour la déclaration de succession ou pour l'acte de vente d'un bien hérité. Le notaire prépare l'acte, le successeur le signe à distance via une plateforme sécurisée, et la procédure suit son cours normal. Cette digitalisation change profondément la manière dont les successions internationales sont réglées aujourd'hui.

Hériter d'un bien en France depuis l'étranger : garder, vendre ou structurer ?
⭐️ Face à un bien hérité en France, le légataire à l'étranger a trois options principales : le conserver en location nue, le transformer en location meublée sous statut LMNP, ou le vendre pour réinvestir le capital net dans un bien à meilleur rendement. Cette dernière stratégie est généralement recommandée pour maximiser la performance locative globale.
Hériter d'un appartement en France alors que l'on habite à l'étranger peut vous mettre dans une situation délicate. Toutefois, vous pouvez réagir de différentes manières une fois que la mutation est validée.
Quelle option choisir si vous êtes un héritier qui habite à l'étranger ?
Un successeur d'un logement en France depuis l'étranger dispose de trois options pour sa nouvelle propriété. Le tableau suivant vous indiquera les points essentiels à retenir sur les possibilités :
|
Option |
Avantages pour non-résident |
Inconvénients / Risques |
Recommandation MyExpat |
|
Garder en l'état (indivision / location nue) |
Conservation du patrimoine familial |
Fiscalité lourde des revenus fonciers (minimum 20 % + prélèvements sociaux), blocages décisionnels liés à l'indivision |
À éviter sans restructuration fiscale |
|
Mettre en location meublée (LMNP) |
Fiscalité quasi nulle grâce aux amortissements, revenus complémentaires perçus en euros |
Nécessite des travaux et un ameublement conforme aux normes |
Idéal si le bien est situé dans une métropole dynamique |
|
Vendre et réinvestir le capital net |
Sortie des litiges d'indivision, réallocation vers un bien à haute rentabilité |
Frais de vente et taxe sur les plus-values immobilières des non-résidents |
Stratégie recommandée pour maximiser le rendement locatif global |
Source : MyExpat
Sortir de l'indivision successorale à distance
Lorsqu'un bien est hérité par plusieurs héritiers, il tombe automatiquement en indivision. Chaque successeur détient une quote-part du bien, et toute décision importante (vente, travaux, mise en location) nécessite en principe l'accord de l'ensemble des indivisaires. Cela peut aussi dépendre d'une majorité qualifiée selon la nature de la décision. Ce cas, déjà complexe entre héritiers résidant tous en France, se complique encore lorsque certains vivent à l'étranger.
Deux solutions existent pour sortir de ce cas sans se déplacer, à commencer par la vente de votre part d'indivision à un tiers ou aux autres indivisaires. La seconde option concerne le rachat de soulte, qui consiste pour un successeur à racheter la part des autres et à devenir seul propriétaire. Ces deux opérations peuvent être menées intégralement à distance grâce à la procuration notariée électronique évoquée plus haut, avec l'appui d'un notaire. Ce dernier peut se faire accompagner par un spécialiste dans les problématiques d'expatriés.
Comment réinvestir le capital d'une succession dans le marché locatif français ?
⭐️ Le statut LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) est en 2026 le véhicule privilégié des non-résidents pour réinvestir un capital hérité. Cela est dû à l'amortissement comptable du bien et du mobilier qui neutralise l'imposition sur plusieurs années. Combiné à un effet de levier bancaire, cet apport permet de constituer un patrimoine locatif plus important que le seul capital hérité, avec une gestion 100 % déléguée.
Vous souhaitez réinvestir votre part de capital obtenue après une succession ? En habitant à l'étranger, vous pouvez toujours profiter de votre futur investissement en faisant correctement les choses.
Pourquoi le statut LMNP est le véhicule privilégié des non-résidents en 2026 ?
Le réel du statut LMNP permet de déduire du revenu locatif l'amortissement du logement et du mobilier, en plus des charges réelles. Ce mécanisme comptable, sans impact sur la trésorerie, permet de ramener le résultat imposable proche de zéro pendant plusieurs années.
Vous pouvez continuer à percevoir les loyers pendant cette période. Pour un légataire qui habite à l'étranger, souvent déjà fiscalisé dans son pays de résidence sur d'autres revenus, ce régime représente un avantage déterminant par rapport à la location nue. L'investissement est taxé dès le premier euro de revenu net pour un logement vide.
L'effet de levier bancaire pour non-résidents : utiliser l'apport hérité pour emprunter
Un capital hérité ne doit pas nécessairement financer seul un nouvel investissement. En l'utilisant comme apport auprès de banques françaises spécialisées dans le financement des expatriés, un successeur à l'étranger peut obtenir une forte somme. Il peut même acquérir un bien de valeur significativement supérieure au capital de départ. L'effet de levier bancaire permet ainsi de démultiplier la surface patrimoniale, tout en bénéficiant de la déductibilité des intérêts d'emprunt dans le calcul du résultat LMNP.
La gestion 100 % clé en main avec une agence spécialisée
Une agence spécialisée accompagne généralement les héritiers et investisseurs non-résidents à chaque étape :
- Recherche du bien le plus adapté au projet
- Recherche d'artisans pour les travaux de rénovation
- Ameublement conforme aux exigences du statut LMNP
- Mise en location et gestion locative déléguée
L'ensemble du parcours peut être mené sans aucun déplacement en France, avec un interlocuteur unique tout au long du projet.

Exemple concret : transformer un héritage complexe en un portefeuille patrimonial performant
⭐️ Julien, expatrié à Dubaï, hérite d'un tiers d'une maison familiale en indivision. Plutôt que de conserver une quote-part difficile à gérer à distance, il choisit de vendre sa part et récupère un capital net de 120 000 €. Il réinvestit dans un T2 meublé à Lyon financé grâce à un effet de levier bancaire, générant un cash-flow net d'impôt sous statut LMNP.
Julien vit à Dubaï depuis huit ans lorsqu'il hérite, avec son frère et sa sœur, d'une maison familiale située en province. Les trois héritiers, dispersés entre la France, les Émirats arabes unis et le Canada, se retrouvent en indivision sur un bien qu'aucun ne souhaite occuper. Plutôt que de s'engager dans une gestion locative complexe à trois, en indivision et à distance, Julien opte pour la vente de sa quote-part.
Après règlement des droits de succession et des frais de notaire, Julien récupère un capital net de 120 000 €. Accompagné par une agence spécialisée, il identifie un T2 meublé dans le centre de Lyon, marché locatif dynamique porté par une forte demande étudiante et jeune active.
Son apport de 120 000 € lui permet, avec un effet de levier bancaire auprès d'une banque partenaire spécialisée dans le financement des non-résidents. Il peut même acquérir un bien d'une valeur supérieure à son seul capital hérité. Placé sous statut LMNP réel, le bien génère des loyers nets d'impôt pendant plusieurs années grâce aux amortissements, avec une gestion locative intégralement déléguée à MyExpat.
👉️ Cet exemple illustre une trajectoire fréquente chez les non-résidents. Un héritage complexe et difficile à gérer à distance devient, par une stratégie de vente et de réinvestissement structuré. Un actif locatif performant et sans contrainte de gestion quotidienne.
Investissez sereinement après une succession immobilière
Une succession internationale impliquant un appartement en France ne se résume pas à une contrainte administrative à subir. C'est aussi l'occasion de repenser une stratégie patrimoniale. Les héritiers non-résidents disposent de leviers concrets pour transformer un capital hérité en un investissement locatif performant. Ils peuvent reposer sur le statut LMNP et l'effet de levier bancaire. Toutefois, il faut prendre en compte le cadre juridique du lex rei sitae et le domaine de contribution de l'article 750 ter du CGI. Prenez aussi note des conventions destinées à éviter la double imposition. À cela s'ajoutent les outils digitaux qui permettent aujourd'hui de tout régler à distance.
Vous voulez régler une succession, sortir d'une indivision ou anticiper la transmission de votre propre patrimoine ? Notez que l'accompagnement d'experts habitués aux problématiques des non-résidents fait toute la différence. MyExpat vous accompagne à chaque étape, de la succession jusqu'à la mise en location de votre nouvel investissement, entièrement à distance. Prenez rendez-vous avec nos experts pour évaluer gratuitement votre cas et bâtir la stratégie la plus adaptée à votre projet.