Le premier trimestre de 2021 vient de se terminer. Depuis 1 an maintenant, la crise sanitaire bouleverse de nombreux secteurs. Cependant, le contexte actuel réserve de bonnes nouvelles aux investisseurs potentiels.Retour sue l’évolution du marché immobilier au 1er trimestre 2021.
Le bilan du marché immobilier français
Le marché de l’ancien résiste dans l’immobilier
De manière générale, plusieurs hypothèses sur les prix de l’immobilier français ont émergé depuis le début de cette crise. Cela a un effet non négligeable sur la situation du marché à l’échelle nationale : car, par exemple, certains vendeurs souhaitent attendre, dans l’espoir de voir les prix grimper.
Selon Yann Jéhanno, président du groupe immobilier Laforêt, «le marché de l’ancien résiste, il est résilient et contrasté». L’immobilier neuf, lui, a souffert des deux confinements successifs de l’année dernière. Certaines villes ont vu leur offre diminuer à cause du confinement, de l’interdiction des visites, et des différentes attentes quant aux prix. Ce n’est pas le cas dans la capitale, qui voit l’offre augmenter de 9%.
La demande, elle, est toujours très présente. D’ailleurs, Jéhanno parle d’une hausse de transactions de 3% au premier trimestre 2021 par rapport au dernier trimestre de l’année dernière.
Évidemment, les délais de vente diminuent de 4 jours sur l’échelle nationale et passent à 84 jours en moyenne.
Des taux d’emprunts qui restent très bas
Ce dynamisme du marché s’accompagne d’un taux d’emprunt resté bas en 2021 ainsi qu’une souplesse dans l’accès au crédit. A la fin du troisième trimestre 2021, le taux d’intérêt fluctue entre 1,15% et 1,3% pour un crédit sur 25 ans, et sur 15 ans, ce taux est inférieur à 1%.
L’année dernière, la capacité à emprunter a été fixée à 33% suite aux recommandations du Haut Conseil de Stabilité Financière. Depuis le début de 2021, ce taux a été revu : il est maintenant de 35%. Cela joue un rôle sur le volume des crédits refusé ; d’ailleurs, ce début d’année est marqué par une baisse de crédits de 21% par rapport à janvier 2020, et de 9% par rapport au mois de décembre 2020.
Le marché immobilier Parisien
Investir dans l’immobilier parisien nécessite un ticket d’entrée plutôt élevé. Mais, la crise sanitaire a bien ralenti la flambée des prix. Certains pensent même que le contexte actuel est l’occasion de faire des affaires à Paris, car cette situation pourrait n’être que temporaire. Le marché immobilier parisien reste dynamique avec un nombre d’acheteurs supérieur à 8% comparé au nombre de biens à vendre.
Sur ce premier trimestre 2021, certains arrondissements de la capitale ont vu leur prix du mètre carré chuter. En effet, ces trois derniers mois, la capitale a vu ses prix baisser de 1,5%. Le 8e et 18e arrondissements semblent plus ou moins épargnés par ce recul des prix.
Le troisième trimestre 2021 se clôture avec un prix au mètre carré de 10 266€ en moyenne pour un appartement à Paris. Faisons un tour des différents arrondissements. Dans le 8e arrondissement de la capitale, le mètre carré coûte en moyenne 10 619€. Dans le 2e, celui-ci atteint 12 110€, dans le 17e arrondissement, par exemple, il est de 11 317€, dans le 18e 10 347€ et enfin, dans le 20e, 9 464€ par mètre carré.
L’immobilier à Bordeaux
Bordeaux séduit un bon nombre d’investisseurs et de nouveaux habitants. L’attractivité du marché immobilier bordelais se confirme depuis quelques années : les prix suivent une tendance haussière. L’indicateur de tension immobilière à Bordeaux est de 8%, ce qui reflète le dynamisme du marché immobilier.
La crise du coronavirus a, comme dans plusieurs villes françaises, ralentit la flambée des prix. A la fin du premier trimestre de l’année 2020, le prix moyen au mètre carré était de 4 259€ pour un appartement. Aujourd’hui, 1 an plus tard, investir dans un appartement à Bordeaux coûterait 4 402€ en moyenne au mètre carré. Et, si on regarde ces trois derniers mois de plus près, on observe une augmentation du prix du mètre carré de 0,5%.
Dans le quartier de l’Hôtel de ville bordelais, le prix moyen du mètre carré est de 5 618€ pour un appartement. Vers la Gare Saint Jean, le mètre carré voit son prix chuter à 4 010€ en moyenne, et à 3 879€ dans le quartier de Caudéran.
A Bordeaux, les quartiers limitrophes sont aussi très intéressants pour les investisseurs immobiliers. Par exemple, à Talence, un appartement coûterait 3 608€ en moyenne au mètre carré. A Pessac, il faudrait compter 3 437€ au mètre carré et à Mérignac, il est de 3 607€.
Ces prix, plus accessibles que les prix en centre ville bordelais, convainquent les investisseurs.
L’immobilier à Lyon
L’année 2020 a été dynamique pour la ville de Lyon et ses alentours. L’attractivité de la ville est basée sur la qualité de vie, l’essor économique ainsi que ses opportunités pour les étudiants et les jeunes actifs. Certains quartiers, considérés comme étant les quartiers riches de la ville, ont suivi une flambée de prix et une demande importante, notamment le 1er, 2e, 4e et 6e arrondissements.
En définitive, le premier trimestre de l’année 2021 se clôture avec un prix moyen au mètre carré de 4 984€. Sur ces trois derniers mois, le prix a baissé de 1,3%. Dans les quartiers limitrophes, notamment à Villeurbanne, l’impact du coronavirus a été moins important : sur le premier trimestre de cette année, le prix a augmenté de 0,2% . En un an, la banlieue lyonnaise a connu une hausse de 2,3%.
Aujourd’hui, dans le quartier lyonnais des Jacobins, dans le centre de la ville, le prix moyen du mètre carré atteint 6 657€. Vers le quartier de la Fourvière, il est de 5 379€ , de 5 301€ pour le quartier Perrache et de 4 759€ dans le quartier de Gerland.
L’immobilier à Marseille
Depuis quelques années, Marseille attire l’œil des investisseurs par son essor. Mais aussi son dynamisme et surtout ses prix immobiliers relativement accessibles et très intéressants. Le prix actuel du mètre carré sur la Cité Phocéenne est de 2 991€ en moyenne. En janvier 2020, Marseille enregistrait une hausse annuelle de 6,5% sur ses prix immobiliers. Le prix moyen quant à lui s’établit à 2 848€ au mètre carré. Ces trois derniers mois, le prix est en baisse de 0,9%.
Enfin, on retrouve de larges écarts entre les différents arrondissements de la ville. Par exemple, dans le 8e arrondissement, le mètre carré coûte 4 098€ en moyenne. Dans le 9e, celui-ci est à 3 143€, et dans le 6e, à 3 274€. Mais, ce prix peut chuter à 2 619€ dans le 10e arrondissement, ou à 2 040€ dans le 14e.
Mickael Zonta est un expert de l’immobilier en France pour les expatriés et non-résidents. Il accompagne les investisseurs vivant à l’étranger dans l’ensemble de leur parcours immobilier : acquisition, rénovation, mise en location, gestion, arbitrage et valorisation de biens à distance. Fort d’une expérience opérationnelle sur le terrain, il apporte une compréhension concrète des contraintes françaises — techniques, réglementaires et organisationnelles — auxquelles sont confrontés les non-résidents. À travers ses analyses, Mickael partage une approche sécurisée de l’immobilier en France, afin d’aider les expatriés et les non-résidents à piloter sereinement leur patrimoine depuis l’étranger.
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