📋️ En bref : Le formulaire 2048-IMM-SD (Cerfa n°12359) est la déclaration fiscale qui liquide l'impôt sur la plus-value immobilière lors de la vente d'un bien en France par un expatrié. Le taux d'imposition sur le revenu s'élève à 19 %, auquel s'ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux (ou 7,5 % pour les résidents UE/EEE/Suisse/Royaume-Uni affiliés à un régime de sécurité sociale local), soit une fiscalité totale pouvant atteindre 36,2 %. Cet élément est rempli par le notaire, jamais directement par le vendeur.
Le formulaire 2048 IMM est un élément incontournable pour tout non-résident qui vend un bien immobilier situé en France. Ce document permet de déclarer correctement la plus-value réalisée. Au-delà d'une simple formalité administrative, ce formulaire permet de déterminer le coût de l'impôt dû. Vous pouvez aussi vous en servir pour appliquer les abattements liés à la durée de détention.
À cela s'ajoute l'identification des éventuelles exonérations prévues par la législation fiscale. En 2026, la plus-value immobilière imposable reste soumise à un prélèvement de 19 % au titre de l'impôt sur le revenu. À cela peuvent s'ajouter des contributions sociales selon la situation du vendeur.
Toutefois, la remise sur l'impôt sur la plus-value est acquise après 22 ans de possession. En outre, l'exemption totale des contributions sociales intervient après 30 ans, sous réserve des règles applicables aux non-résidents.
Comprendre le fonctionnement du Cerfa 2048-IMM-SD, son lien avec l'article 244 bis A du CGI et les spécificités fiscales liées à l'expatriation est donc essentiel. Ces facteurs permettent de sécuriser une vente immobilière et d'éviter toute erreur déclarative. Pour vous aider à accomplir ces démarches en toute sérénité, les experts de MyExpat vous proposent un accompagnement sur mesure.
Qu'est-ce que le formulaire 2048-IMM-SD et qui doit le remplir ?
👀 Le formulaire 2048-IMM-SD est la déclaration Cerfa qui calcule et acquitte l'impôt sur la plus-value immobilière lors d'une vente en France. C'est le notaire, et non le vendeur, qui le complète et le transmet au Service de la Publicité foncière au moment de la signature de l'acte authentique.
Le formulaire 2048-IMM est un document essentiel dans le cadre d'une vente d'un bien immobilier. Il est plus judicieux de bien le définir avant de lancer la procédure, même avec le statut de non-résident.
Définition et rôle du Cerfa 12359 dans votre transaction
Le Cerfa 12359, plus connu sous le nom de formulaire 2048-IMM-SD, est le document fiscal officiel utilisé pour déclarer la plus-value immobilière réalisée lors de la cession d'un bien situé en France. Ce formulaire retrace l'ensemble des éléments de l'opération :
- Prix de cession et d'achat du bien
- Frais d'achat et montant des travaux retenus
- Abattements pour durée de possession et montant net taxable
Il s'accompagne systématiquement d'une notice explicative, la notice 2048-IMM-NOT-SD. Ce dernier détaille ligne par ligne les modalités de l'opération et de déclaration. Pour un investisseur non-résident, ce formulaire représente bien plus qu'une simple formalité administrative. Il conditionne le montant exact de l'impôt prélevé sur le prix de vente et donc la somme nette perçue à l'issue de la transaction.
Qui complète le formulaire : le rôle pivot du notaire
Contrairement à une idée reçue, le vendeur non-résident n'a pas à remplir lui-même le formulaire 2048-IMM. C'est le notaire en charge de la vente qui rédige la déclaration et calcule le montant de l'impôt et des contributions sociales dues. Il procède aussi au versement auprès de l'administration fiscale lors de la signature de l'acte. Le notaire agit ainsi comme collecteur de l'impôt pour le compte de l'État. Cela implique le prélèvement du montant correspondant directement sur le prix de vente avant reversement au vendeur.
Ce rôle central du notaire impose cependant une vigilance particulière de la part de l'expatrié. Chaque justificatif transmis (factures de travaux, actes d'achat, diagnostics) a un impact direct sur le calcul final de la plus-value imposable. Un dossier incomplet ou mal préparé peut conduire à une imposition supérieure à ce qui serait légalement dû.
Les cas de dispense de déclaration en 2026
Certaines situations dispensent le vendeur de toute déclaration de plus-value via le formulaire 2048-IMM. C'est notamment le cas lorsque le prix de cession du bien est inférieur ou égal à 15 000 euros. Cela concerne aussi une ancienne résidence principale du cédant au moment de la mise en vente. Ces cas de dispense restent toutefois encadrés strictement par le Code Général des Impôts. Il convient aussi de vérifier sa situation avec un conseil spécialisé avant de considérer qu'aucune formalité n'est requise.

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Fiscalité de la plus-value des expatriés : opération et taux applicables en 2026
👀 En 2026, l'imposition de la plus-value immobilière d'un non-résident concerne le prélèvement forfaitaire de 19 % au titre de l'impôt sur le revenu. À cela s'ajoutent les contributions sociales de 17,2 %. Ce pourcentage est ramené à 7,5 % pour les résidents fiscaux de l'UE, de l'EEE, de la Suisse ou du Royaume-Uni affiliés à un régime de sécurité sociale local.
Il faut prendre note du décompte et des pourcentages applicables sur la fiscalité de la plus-value avant de vous lancer. Cela vous évitera de mauvaises surprises après avoir cédé le logement.
L'imposition de base : le prélèvement forfaitaire de 19 %
Quel que soit le pays où réside le vendeur, la plus-value réalisée sur un bien situé en France est soumise à un prélèvement forfaitaire de 19 %. Cette imposition se fait au titre de l'impôt sur le revenu, conformément à l'article 244 bis A du CGI.
Ce pourcentage de 19 % s'applique uniformément, qu'il s'agisse d'un expatrié résidant au sein de l'UE ou hors de celle-ci. Cela concerne aussi ceux qui se trouvent aux États-Unis, au Royaume-Uni ou ailleurs. Une surtaxe progressive, comprise entre 2 % et 6 %, peut s'ajouter à ce taux de base pour les plus-values imposables supérieures à 50 000 euros.
Prélèvements sociaux en 2026 : différence entre résidents UE/EEE et hors UE
Les cotisations sociales applicables à la plus-value immobilière diffèrent selon le pays de résidence fiscale du vendeur. Les non-résidents affiliés à un régime de sécurité sociale d'un État membre de l'Espace Économique Européen, de la Suisse ou du Royaume-Uni bénéficient d'un pourcentage réduit de 7,5 %.
Cela se fait au titre du seul prélèvement de solidarité prévu à l'article 235 ter du CGI. Cette valeur concerne particulièrement ceux qui ne relèvent pas d'un régime obligatoire français. Les autres non-résidents, notamment ceux établis aux États-Unis, au Canada ou dans le Golfe, restent soumis à une valeur globale de 17,2 %.
👉️ Point de vigilance 2026 : la loi de financement de la Sécurité sociale a relevé la CSG sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %. Selon l'administration fiscale, cette hausse ne s'applique pas aux plus-values immobilières, qui demeurent taxées à 17,2 % de contributions sociales. Certaines analyses évoquent toutefois un possible relèvement à 18,6 % pour les non-résidents hors UE. Une vérification au moment de la signature reste recommandée.
Tableau comparatif des valeurs d'imposition selon le pays où vous résidez
|
Pays / zone de résidence fiscale |
Impôt sur le revenu |
Prélèvements sociaux |
Taux global |
|
Union européenne, EEE, Suisse, Royaume-Uni (affilié à un régime local) |
19 % |
7,5 % |
26,5 % |
|
Hors UE / EEE (États-Unis, Canada, Golfe, Asie...) |
19 % |
17,2 % |
36,2 % |
|
Plus-value supérieure à 50 000 € (toutes zones) |
19 % + surtaxe 2 à 6 % |
7,5 % ou 17,2 % |
jusqu'à 42,2 % |
Sources : impots.gouv.fr, bofip.impots.gouv.fr, BOI-RFPI-PVINR
La règle des abattements pour durée de détention (remise progressive)
Le montant de la plus-value taxable diminue progressivement selon la durée pendant laquelle le vendeur a détenu le bien. Pour l'impôt sur le revenu, l'exemption totale est acquise après 22 ans de détention. Pour les contributions sociales, il faut attendre 30 ans de possession pour une exemption complète. Ce double barème d'abattement, propre à la fiscalité française, doit être intégré dans toute simulation de vente. Chaque investisseur non-résident souhaitant anticiper le montant net perçu ne doit pas ignorer ce passage.
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Exonérations fiscales : comment réduire ou annuler l'impôt sur le 2048-IMM ?
👀 Un expatrié peut être exonéré d'impôt sur sa plus-value immobilière grâce à deux dispositifs principaux. Notez en premier lieu l'exonération plafonnée à 150 000 euros de plus-value nette taxable. Il y a ensuite l'allègement lié à la vente de l'ancienne résidence principale française réalisée dans un délai raisonnable après le départ du territoire.
Est-il possible d'obtenir une exemption fiscale liée à la vente de votre bien immobilier en France. Prenez note des principaux points liés à cela avant de lancer la procédure.
La remise spécifique de 150 000 € pour les anciens résidents français
Les personnes fiscalement domiciliées en France pendant au moins deux années consécutives avant la vente peuvent bénéficier d'une exemption de plus-value. Le montant est plafonné à 150 000 euros. Cette remise se fait sous réserve que la vente intervienne au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle du transfert de domicile fiscal hors de France.
Notez aussi le cas d'un vendeur qui dispose d'un droit d'usage sur le bien à la date de la cession. Ce dispositif, propre aux ressortissants et anciens résidents de l'UE ou de l'EEE, ne peut s'appliquer qu'une seule fois par foyer fiscal.
La cession de l'ancienne résidence principale après le départ de France
Depuis 2019, l'expatrié qui vend l'ancienne résidence principale qu'il occupait en France avant son départ peut bénéficier d'une remise totale de la plus-value. Pour cela, il faut que la vente intervienne dans un délai raisonnable, généralement fixé à un an à compter du départ du territoire français. Cette règle corrige une injustice historique sur le marché. Avant cette date, un non-résident vendant son ancien logement principal était systématiquement taxé.
Les justificatifs indispensables à joindre à votre déclaration
Pour que le notaire puisse calculer correctement la plus-value taxable et appliquer les abattements ou exonérations pertinents. Le vendeur non-résident doit réunir en amont les documents suivants :
- L'acte d'acquisition initial mentionnant le prix et les frais afférents
- Les factures de travaux d'amélioration, de construction ou d'agrandissement réalisés depuis l'achat
- Les justificatifs de domiciliation fiscale antérieure en France, en cas de demande d'exemption
- Une attestation d'affiliation à un régime de sécurité sociale européen, pour bénéficier d'un pourcentage réduit pour les contributions sociales
- Le cas échéant, le mandat du représentant fiscal accrédité
👉️ Un dossier complet, transmis suffisamment tôt au notaire, permet d'éviter tout retard ou toute imposition excessive au moment de la signature.

Représentant accrédité et démarches complexes : ce qui change pour les non-résidents
👀 Le recours à un représentant fiscal accrédité n'est plus systématiquement obligatoire depuis 2015 pour les vendeurs résidents de l'UE. Cela reste requis dans certains cas, notamment pour les résidents hors UE. Cela concerne aussi les cessions réalisées par des sociétés détenant un actif immobilier en France.
Le recours à un représentant fiscal est souvent évoqué par les propriétaires cédants non-résidents en France. La question qui se pose souvent est de savoir si cela est vraiment indispensable.
Quand le recours à un représentant fiscal est-il obligatoire ?
La désignation d'un représentant accrédité demeure imposée dans plusieurs situations spécifiques. Cela est par exemple valable quand le prix de cession excède 150 000 euros et que le vendeur réside hors de l'UE ou de l'Espace Économique Européen. Notez aussi le cas d'une vente portant sur des parts de sociétés à prépondérance immobilière. Ce représentant, garantit auprès de l'administration fiscale française le paiement effectif de l'impôt dû par le non-résident.
Les pièges administratifs à éviter depuis l'étranger
Gérer une vente immobilière à distance multiplie les risques d'erreurs comme une procuration mal rédigée. À cela s'ajoutent des délais de transfert de fonds internationaux sous-estimés. Notez aussi la méconnaissance des conventions fiscales bilatérales et l'absence d'anticipation du calendrier notarial. Chacun de ces éléments peut retarder la signature ou générer un surcoût pour l'expatrié.
💡 Conseil d'expert : des équipes d'experts accompagnent quotidiennement des investisseurs non-résidents dans la gestion de leurs procurations à distance. À cela s'ajoutent la coordination avec les notaires français et l'optimisation des transferts de fonds internationaux. L'accompagnement tient compte des conventions fiscales bilatérales propres à chaque pays.
Retenir l'essentiel avant de remplir le formulaire 2048 IMM
Le formulaire 2048-IMM-SD est bien plus qu'une simple formalité. Il détermine directement le coût net que percevra tout investisseur non-résident au terme de sa vente immobilière en France. Notez que chaque paramètre mérite une anticipation avec rigueur pour éviter toute imposition excessive. Cela permet de mieux préparer les contributions sociales qui varient selon le pays où vous résidez. Notez aussi les abattements sur la durée de possession et les exonérations spécifiques aux expatriés.
Un dossier bien préparé, des justificatifs complets et un accompagnement expert font toute la différence. Cela concerne particulièrement une vente sereine et une transaction semée d'obstacles administratifs. Vous souhaitez estimer précisément l'impact fiscal de votre vente immobilière en France ? Confiez votre projet aux spécialistes de MyExpat et bénéficiez d'un accompagnement sur mesure. Cela va de la simulation de plus-value jusqu'à la signature chez le notaire.
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