Quels biens entrent dans le calcul de l’IFI ? Guide 2026 complet

Expatrié consultant ses documents immobiliers pour comprendre quels biens entrent dans le calcul de l’IFI en 2026

Quels biens entrent dans le calcul de l’IFI ? C’est une question qui préoccupe beaucoup d’expatriés français. L’Impôt sur la Fortune Immobilière peut sembler complexe, surtout lorsqu’on possède des biens en France depuis l’étranger. Nous allons vous montrer comment identifier clairement votre patrimoine imposable, distinguer biens directs et parts de sociétés, et valoriser correctement chaque actif. Grâce à nos conseils pratiques et exemples chiffrés, vous pourrez avancer sereinement et prendre les bonnes décisions. Suivez-nous pour comprendre votre situation et sécuriser votre déclaration IFI avec confiance.

Comprendre l’assiette de l’IFI pour les non-résidents

L’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) concerne l’ensemble du patrimoine immobilier des contribuables dont la valeur dépasse 1,3 million d’euros. Il s’agit d’un impôt spécifique qui vise uniquement les biens immobiliers, à l’inverse de l’ISF qui englobait tous les patrimoines. 

Pour un non-résident, la situation change légèrement : seuls les biens situés en France entrent dans le calcul. Cela inclut les appartements, maisons, terrains et parts de sociétés françaises détenant de l’immobilier. Tout bien détenu à l’étranger n’est pas taxable dans ce cadre, ce qui simplifie un peu la déclaration, mais reste souvent source de confusion.

Pour déterminer l’assiette, on ne se contente pas de lister les biens : il faut calculer la valeur nette du patrimoine immobilier. Concrètement, on prend la valeur vénale de chaque bien au 1er janvier de l’année d’imposition et on soustrait les dettes qui y sont directement rattachées : crédits immobiliers, prêts contractés pour l’acquisition ou travaux, et charges liées aux biens. Cette approche permet de ne pas surcharger l’impôt avec des dettes déjà existantes, et de refléter fidèlement la capacité réelle à contribuer.

Cette distinction entre résident et non-résident est essentielle : elle donne le cadre dans lequel vos biens seront évalués et déclarés. Maintenant que vous savez quels contribuables sont concernés et comment leur patrimoine est calculé, passons à l’étape suivante : les biens exacts à déclarer dans l’assiette de l’IFI.

Les biens imposables : détail complet

Comprendre quels biens entrent dans le calcul de l’IFI est la clé pour déclarer son patrimoine en toute sérénité. Pour les non-résidents, la règle reste simple : seuls les biens situés en France ou détenus via des sociétés françaises sont concernés. Mais derrière cette simplicité se cachent plusieurs nuances qu’il est utile de maîtriser.

Biens immobiliers détenus directement

Les biens détenus directement regroupent les maisons, appartements, terrains nus et résidences secondaires. Chaque bien doit être évalué à sa valeur vénale au 1er janvier de l’année d’imposition. Si vous êtes en indivision, il ne faut déclarer que votre quote-part : par exemple, posséder 50 % d’un appartement implique de reporter la moitié de sa valeur dans l’assiette IFI.

Pour un non-résident, cela inclut aussi les biens locatifs situés en France. Même si vous ne vivez pas sur place, la valeur totale du bien compte, déduction faite des dettes liées à l’acquisition ou aux travaux. Cette démarche permet de refléter fidèlement votre patrimoine net et d’éviter les mauvaises surprises lors de la déclaration.

Biens détenus indirectement

Les biens détenus via des sociétés françaises, comme les SCI, SNC ou certaines SAS, entrent également dans l’IFI. La règle est simple : votre pourcentage de détention dans la société s’applique à la valeur du patrimoine immobilier qu’elle détient.

Par exemple, si vous possédez 30 % des parts d’une SCI qui détient un appartement à Paris, vous devez déclarer 30 % de sa valeur. Les fonds immobiliers et OPCI suivent le même principe : seules les parts correspondant à votre participation sont intégrées dans l’assiette. La nature du bien détenu et le pourcentage exact de détention font toute la différence dans le calcul final.

Droits immobiliers particuliers

Certains biens ne sont pas détenus en pleine propriété mais sous usufruitnue-propriété ou droit d’usage et d’habitation. Dans ces cas, seule la fraction correspondant à votre droit est intégrée dans l’IFI.

Par exemple, un usufruit temporaire sur une maison sera évalué en fonction de la durée restante de l’usufruit et de la valeur totale du bien. Cette méthode assure que chaque type de détention est correctement pris en compte et que votre déclaration reflète la réalité économique de votre patrimoine.

Biens exonérés ou partiellement exclus

Tous les biens immobiliers ne sont pas automatiquement soumis à l’IFI. Savoir distinguer ceux qui bénéficient d’exonérations ou d’abattements fait la différence pour optimiser votre déclaration et éviter les erreurs coûteuses.

Biens professionnels

Certains biens sont exonérés s’ils sont utilisés à titre professionnel ou affectés à une activité économique. Cela concerne, par exemple, les locaux directement nécessaires à une entreprise que vous exploitez. L’exonération s’applique uniquement si le bien sert réellement à l’activité et que vous respectez les conditions légales, comme la détention directe par l’entrepreneur ou via certaines sociétés. Une bonne compréhension de ces critères permet de sécuriser votre déclaration.

Résidence principale

Votre résidence principale bénéficie d’un abattement de 30 % sur sa valeur vénale. Pour un non-résident, cet abattement s’applique également si le bien est situé en France. Il est essentiel de calculer correctement la valeur restante à déclarer et d’indiquer la part exacte dans le formulaire IFI.

Forêts et terrains agricoles

Certaines forêts et terrains agricoles peuvent être partiellement ou totalement exonérés, sous réserve qu’ils répondent à des critères précis, comme l’exploitation agricole effective ou la superficie minimale. Ces biens sont souvent source de confusion pour les non-résidents ; vérifier les conditions exactes permet d’éviter des erreurs.

Exonérations pour sociétés ou dispositifs fiscaux

Des exonérations spécifiques existent pour certains biens détenus via des sociétés ou dispositifs fiscaux particuliers. Il peut s’agir de parts de sociétés innovantes ou d’investissements bénéficiant de mesures fiscales favorables. Ces exonérations nécessitent de bien documenter la nature du bien et le dispositif appliqué.

En respectant ces règles et en vérifiant chaque détail, vous pouvez déclarer votre patrimoine immobilier avec sérénité. Pour les expatriés, cette vigilance garantit que seules les valeurs réellement imposables sont reportées et que votre déclaration IFI reste claire et sécurisée.

Appartement, maison et terrain représentés comme exemples de biens entrant dans le calcul de l’IFI pour non-résidents

Valorisation des biens pour l’IFI

Comprendre la valeur exacte de vos biens est indispensable pour déclarer votre IFI avec précision et éviter les erreurs. La valorisation des biens repose sur des règles simples mais strictes, qu’il est essentiel de maîtriser, surtout lorsqu’on vit à l’étranger.

Valorisation au 1er janvier

Tous les biens doivent être évalués à leur valeur vénale au 1er janvier de l’année d’imposition. Cette date de  paiement IFI sert de référence unique et permet de standardiser le calcul pour l’ensemble des contribuables. Que vous possédiez une maison à Lyon ou un appartement à Paris, la valeur retenue correspond à ce que le bien pourrait se vendre à cette date.

Déduction des dettes

Les dettes directement liées aux biens sont déductibles de l’assiette IFI. Cela inclut les crédits immobiliers, les prêts pour travaux et certaines charges spécifiques. Pour un non-résident, cette déduction est cruciale : elle réduit la valeur nette imposable et reflète fidèlement votre patrimoine réel.

Méthodes de valorisation

Plusieurs méthodes sont possibles : le prix d’achat, la valeur vénale actuelle, ou encore une expertise professionnelle pour les biens difficiles à estimer. Choisir la méthode la plus juste vous permet de rester conforme et d’éviter toute contestation fiscale.

Cas particuliers pour non-résidents

Les biens loués à distance ou gérés par une agence méritent une attention particulière. Même si vous ne gérez pas le bien au quotidien, sa valeur vénale entre entièrement dans le calcul, après déduction des dettes correspondantes. Il est donc recommandé de conserver tous les justificatifs liés à la location ou à la gestion, afin de sécuriser votre déclaration IFI.

En appliquant ces principes, vous pouvez valoriser votre patrimoine immobilier avec sérénité et préparer une déclaration claire et précise, même depuis l’étranger.

Cas pratiques et exemples chiffrés

Rien de mieux que des exemples concrets pour comprendre comment l’IFI s’applique à votre patrimoine immobilier depuis l’étranger. Ces cas illustrent la manière dont les biens directs, indirects ou en droits particuliers influencent votre assiette.

Exemple 1 : Maison en France + parts de SCI

Imaginons un expatrié possédant une maison à Lyon d’une valeur de 400 000 € et 50 % des parts d’une SCI détenant un appartement à Paris évalué à 300 000 €.

  • Maison : 400 000 €

  • SCI : 50 % × 300 000 € = 150 000 €

Assiette brute IFI : 400 000 € + 150 000 € = 550 000 €
Si le crédit immobilier de la maison est de 100 000 €, la valeur nette imposable devient : 550 000 € – 100 000 € = 450 000 €.

Cet exemple montre l’importance de calculer correctement la quote-part des biens détenus indirectement et de déduire les dettes liées.

Exemple 2 : Appartement en location meublée + dettes

Un autre cas : un expatrié détient un appartement meublé à Bordeaux évalué à 250 000 €, avec un crédit de 80 000 €.

  • Valeur brute : 250 000 €

  • Dettes déductibles : 80 000 €

Assiette nette IFI : 250 000 € – 80 000 € = 170 000 €

Même en location meublée, la totalité du bien est incluse avant déduction des dettes, ce qui souligne l’intérêt d’anticiper et de comptabiliser chaque prêt correctement.

Exemple 3 : Terrain nu et usufruit temporaire

Enfin, considérons un terrain nu de 100 000 € dont l’usufruit a été cédé temporairement pour 5 ans. La valeur prise en compte pour l’IFI est proportionnelle au droit détenu :

  • Nue-propriété : 70 % × 100 000 € = 70 000 €

  • Usufruit temporaire : 30 % × 100 000 € = 30 000 €

Assiette IFI totale : 70 000 € + 30 000 € = 100 000 €

Cet exemple illustre comment l’IFI prend en compte la fraction exacte de chaque droit immobilier, garantissant une déclaration juste et équilibrée.

Ces cas pratiques montrent que chaque situation est unique. Calculer l’IFI depuis l’étranger demande de comprendre la détention directe, indirecte et les droits particuliers. En suivant ces principes, vous pouvez avancer avec confiance et déclarer votre patrimoine français en toute sérénité.

Erreurs fréquentes à éviter lors de la déclaration IFI

Déclarer son IFI depuis l’étranger peut sembler complexe. Pourtant, beaucoup d’expatriés commettent des erreurs simples qui peuvent coûter cher.

Oublier un bien indirect

Les biens détenus via des sociétés, comme les SCI ou OPCI, sont souvent oubliés. Chaque pourcentage de détention doit être pris en compte pour éviter une sous-déclaration qui pourrait entraîner des pénalités.

Mal valoriser les parts de sociétés

Même en déclarant toutes les parts, une mauvaise valorisation peut fausser l’assiette. Il est essentiel de se baser sur la valeur vénale réelle des biens détenus par la société et d’appliquer correctement votre quote-part.

Confondre biens exonérés et imposables

Certains biens bénéficient d’exonérations partielles ou totales, comme la résidence principale ou certains biens professionnels. Les confondre avec des biens imposables peut gonfler artificiellement votre IFI.

Déductions mal appliquées

Les dettes liées aux biens doivent être correctement soustraites de la valeur brute. Un crédit mal pris en compte ou oublié modifie la base imposable et peut créer des écarts importants.

Conseil pratique : utilisez un simulateur officiel ou vérifiez vos calculs avec un expert fiscal. Cela sécurise votre déclaration et vous permet de comprendre exactement votre patrimoine imposable, même à distance.

Expatrié consultant un expert fiscal pour éviter les erreurs dans le calcul de l’IFI 2026

Optimiser sa déclaration pour les non-résidents

Même depuis l’étranger, il est possible de réduire votre assiette IFI et de déclarer votre patrimoine immobilier en toute sérénité. Tout commence par les déductions autorisées : crédits immobiliers, prêts contractés pour des travaux ou pour l’acquisition d’un bien, et certaines charges spécifiques peuvent être soustraites de la valeur brute de vos biens.

Au-delà des déductions, appliquer des stratégies légales de valorisation permet de rester conforme tout en optimisant la base imposable. Par exemple, bien comprendre la valeur des parts de sociétés, la quote-part des biens en indivision, ou la répartition entre usufruit et nue-propriété peut faire une différence notable sur votre déclaration.

Pour les expatriés, ces démarches peuvent sembler complexes. Un accompagnement spécialisé vous aide à sécuriser vos calculs, éviter les erreurs et gagner en confiance. Chez MyExpat, nous vous guidons pour identifier vos biens imposables, appliquer les déductions et comprendre exactement votre assiette IFI, tout en restant maître de votre projet. Avancer avec un expert permet de transformer une obligation fiscale en un outil clair pour piloter votre patrimoine.

Maîtrisez votre IFI depuis l’étranger

Vous savez maintenant quels biens sont imposables, comment valoriser correctement chaque actif, et quelles erreurs éviter pour sécuriser votre déclaration IFI. Que ce soit pour des biens détenus directement, via une société, ou sous usufruit temporaire, chaque détail compte pour refléter fidèlement votre patrimoine net.

Même à distance, votre patrimoine français peut être géré sereinement. Comprendre vos droits et obligations vous permet de prendre des décisions éclairées, d’anticiper vos obligations fiscales et de sécuriser vos investissements immobiliers.

Avec MyExpat, vous ne faites pas que déclarer votre IFI : vous comprenez exactement votre assiette, maîtrisez votre stratégie patrimoniale et avancez avec confiance. Choisissez votre niveau d’implication : formation pour monter en compétence, coaching immobilier pour guider vos décisions, ou délégation complète pour un projet clé-en-main. Investir depuis l’étranger n’a jamais été aussi simple et sécurisé.

Image de Manuel Ravier

Manuel Ravier

Manuel Ravier est un entrepreneur français et expert en investissement immobilier destiné aux expatriés et non-résidents. Fort d’une expérience approfondie dans l’acquisition, la rénovation et la gestion de biens immobiliers à distance, il accompagne les investisseurs vivant à l’étranger dans la structuration de projets performants et sécurisés en France. Spécialiste des problématiques propres aux non-résidents — fiscalité, gestion locative, travaux, arbitrage et transmission patrimoniale — Manuel partage une approche pragmatique fondée sur la maîtrise des risques, la clarté des décisions et une vision long terme. Son expertise s’appuie également sur des outils numériques et des plateformes spécialisées comme MyExpat.fr, conçues pour permettre d’investir, gérer et valoriser un bien immobilier en France depuis l’étranger en toute sérénité.

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