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Modifié le 23 mai 2026 Par Mickaël ZONTA
5 min

Achat immobilier en SCI : quels frais de notaire prévoir quand on est expatrié ?

Achat immobilier en SCI frais de notaire : les coûts que les expatriés découvrent souvent trop tard.

Image illustrative de l'achat immobilier en sci frais de notaire

Acheter un bien via une SCI depuis l’étranger attire de plus en plus d’expatriés. Pourtant, beaucoup découvrent trop tard le vrai coût d’un achat immobilier en SCI non-résident. Dans l’ancien, les frais de notaire atteignent souvent 7 à 8 %, contre 2 à 3 % dans le neuf. À cela s’ajoutent les frais de création de société, les contraintes bancaires non-résident et certaines erreurs fiscales coûteuses. Pourtant, avec une bonne stratégie patrimoniale, la SCI peut devenir un puissant levier pour investir, transmettre et gérer un patrimoine immobilier à distance.

Combien coûtent les frais de notaire lors d’un achat immobilier en SCI ?

Lors d’un achat immobilier en SCI, les frais de notaire varient surtout selon le type de bien acheté. Dans l’ancien, ils représentent généralement 7 à 8 % du prix du bien. Dans le neuf, ils descendent souvent entre 2 et 3 %. Pourtant, beaucoup d’expatriés oublient d’ajouter les frais liés à la SCI elle-même : création de société, formalités juridiques ou encore coûts bancaires non-résident.

Les frais de notaire en SCI dans l’ancien

Dans l’ancien, les frais de notaire restent les plus élevés. La majeure partie correspond aux droits de mutation versés à l’État et aux collectivités locales.

Pour un appartement ancien acheté 250 000 €, une SCI peut ainsi payer entre 17 500 € et 20 000 € de frais d’acquisition. Ce montant comprend :

  • les droits de mutation ;
  • les émoluments du notaire ;
  • les débours administratifs ;
  • la contribution de sécurité immobilière.

Les expatriés qui investissent à distance découvrent souvent ces coûts tardivement. Pourtant, ils impactent directement le budget global du projet et la rentabilité locative.

Les frais réduits dans le neuf

Le neuf bénéficie d’une fiscalité plus avantageuse. Les frais de notaire tombent généralement entre 2 et 3 % du prix du bien.

Cette différence s’explique par des droits de mutation beaucoup plus faibles. Sur un appartement neuf acheté 300 000 €, une SCI paiera souvent entre 6 000 € et 9 000 € de frais de notaire.

Pour certains expatriés, cette réduction compense partiellement :

  • les frais de création de SCI ;
  • le coût du financement non-résident ;
  • les garanties bancaires plus strictes.

Le neuf peut aussi simplifier la gestion locative à distance grâce à des travaux limités pendant plusieurs années.

Tableau récapitulatif des coûts à prévoir en SCI

Type d’opération Coût moyen estimé
Achat ancien en SCI 7 à 8 % du prix du bien
Achat neuf en SCI 2 à 3 % du prix du bien
Achat de parts de SCI Environ 5 %
Création d’une SCI 1 500 à 3 000 €
Frais annexes expatrié Variable selon banque et pays

Les frais annexes incluent souvent :

  • procuration notariée ;
  • traduction de documents ;
  • ouverture de compte ;
  • assurance emprunteur expatrié ;
  • frais bancaires internationaux.

Exemple concret : un couple expatrié à Dubaï investit à Lyon

Chez Myexpat, nous avons récemment accompagné un couple expatrié à Dubaï souhaitant acheter un T2 à Lyon via une SCI familiale. Leur objectif était double : préparer leur retour en France et transmettre plus facilement leur patrimoine à leurs enfants.

Le bien ancien coûtait 285 000 €. Les frais de notaire ont atteint environ 21 000 €, soit un peu plus de 7 %. À cela se sont ajoutés :

  • 1 800 € de frais de création de SCI ;
  • des frais bancaires liés au financement non-résident ;
  • une assurance emprunteur adaptée à leur situation expatriée.

Grâce à une structuration patrimoniale anticipée, le couple a pu sécuriser son achat, optimiser la détention du bien et lancer rapidement une mise en location meublée à distance.

Investir en sci et dû des frais de notaire lors de l'achat immobilier

Pourquoi les frais en SCI peuvent coûter plus cher qu’un achat en nom propre ?

Acheter un bien via une SCI peut offrir de vrais avantages patrimoniaux aux expatriés. Pourtant, le coût d’acquisition dépasse souvent celui d’un achat en nom propre. Beaucoup de non-résidents anticipent les frais de notaire, mais oublient les dépenses liées à la structure elle-même. Résultat : le budget global grimpe rapidement, surtout dans un projet géré à distance.

Les frais supplémentaires liés à la SCI

Une SCI entraîne plusieurs coûts dès sa création. Ces dépenses s’ajoutent directement aux frais d’acquisition immobilière.

Parmi les frais les plus fréquents, on retrouve :

  • la rédaction des statuts ;
  • l’annonce légale ;
  • les frais de greffe ;
  • l’ouverture d’un compte bancaire professionnel ;
  • les éventuels frais de comptabilité.

Selon le niveau d’accompagnement choisi, la création d’une SCI coûte généralement entre 1 500 € et 3 000 €.

Les expatriés choisissent souvent un accompagnement clé en main afin d’éviter les erreurs administratives à distance. Cette solution représente un coût supplémentaire, mais elle sécurise le projet et accélère les démarches.

Les coûts cachés souvent oubliés par les expatriés

Les non-résidents font face à des frais rarement mentionnés dans les simulateurs classiques. Pourtant, ces dépenses peuvent peser lourd dans le coût total d’un achat immobilier en SCI.

Parmi les frais fréquemment oubliés :

  • la procuration notariée ;
  • la traduction certifiée de documents ;
  • les déplacements éventuels en France ;
  • les frais bancaires internationaux ;
  • l’assurance emprunteur expatrié.

Certaines banques demandent également davantage de garanties aux Français de l’étranger. Cela peut entraîner :

  • un apport plus élevé ;
  • des frais de dossier renforcés ;
  • une assurance plus coûteuse.

Chez Myexpat, nous constatons régulièrement que ces frais “invisibles” déséquilibrent le budget initial des investisseurs expatriés.

SCI ou achat direct : quel choix selon votre projet ?

La SCI n’est pas automatiquement la meilleure solution. Tout dépend du projet patrimonial, du nombre d’associés et de la stratégie long terme.

Un achat en nom propre reste souvent plus simple pour :

  • une résidence principale ;
  • un premier investissement locatif ;
  • un achat rapide sans logique de transmission.

En revanche, la SCI devient particulièrement intéressante pour :

  • transmettre un patrimoine à ses enfants ;
  • investir en famille ;
  • acheter à plusieurs ;
  • organiser une détention long terme ;
  • gérer plusieurs biens immobiliers.

Les expatriés privilégient souvent la SCI familiale afin de préparer leur retour en France ou structurer leur patrimoine depuis l’étranger.

Critère SCI Achat en nom propre
Coût d’acquisition Plus élevé Plus faible
Transmission patrimoniale Optimisée Plus limitée
Achat à plusieurs Simplifié Moins flexible
Gestion long terme Structurée Plus simple
Formalités administratives Plus lourdes Allégées

Avant de choisir, mieux vaut analyser l’objectif réel du projet immobilier. Une SCI mal adaptée peut augmenter les coûts sans apporter de véritable avantage patrimonial.

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Comment se composent réellement les frais de notaire en SCI ?

Beaucoup d’expatriés pensent que les “frais de notaire” rémunèrent principalement le notaire. En réalité, la plus grande partie des sommes versées part directement à l’État et aux collectivités locales. Lors d’un achat immobilier en SCI, le notaire collecte plusieurs taxes et frais administratifs pour le compte de l’administration française.

Comprendre cette répartition permet d’anticiper le vrai coût d’acquisition et d’éviter les mauvaises surprises au moment de signer.

Les droits de mutation

Les droits de mutation représentent la part la plus importante des frais de notaire dans l’ancien. Ils correspondent aux taxes perçues par l’État, les départements et les communes lors de la vente d’un bien immobilier.

Dans la majorité des achats anciens en SCI, ces droits représentent environ 5 à 6 % du prix du bien.

Sur un appartement acheté 300 000 €, cela peut déjà représenter plus de 15 000 €.

Les expatriés sous-estiment souvent ce poids fiscal, surtout lorsqu’ils comparent avec certains pays où les taxes d’acquisition sont beaucoup plus faibles.

Les émoluments du notaire

Les émoluments correspondent à la rémunération du notaire. Contrairement aux idées reçues, cette part reste relativement limitée dans le coût global.

Ces honoraires sont réglementés par l’État et calculés selon un barème officiel dégressif basé sur le prix du bien immobilier.

Pour un achat en SCI, les émoluments couvrent notamment :

  • la rédaction des actes ;
  • les vérifications juridiques ;
  • la sécurisation de la transaction ;
  • l’enregistrement administratif de la vente.

Le montant varie donc selon :

  • le prix du bien ;
  • la complexité du dossier ;
  • certaines prestations complémentaires.

Les débours et formalités

Les débours correspondent aux sommes avancées par le notaire pour réaliser les démarches administratives nécessaires à la vente.

Ils comprennent souvent :

  • les frais de cadastre ;
  • les documents d’urbanisme ;
  • les demandes d’état hypothécaire ;
  • les frais administratifs divers.

Pour un expatrié, ces coûts peuvent légèrement augmenter lorsque le dossier nécessite :

  • des procurations internationales ;
  • des documents traduits ;
  • des vérifications supplémentaires liées au statut non-résident.

Même si ces montants restent plus faibles que les taxes, ils participent au coût global de l’achat immobilier en SCI.

La contribution de sécurité immobilière

Cette contribution finance le service de publicité foncière chargé d’enregistrer officiellement le changement de propriétaire.

Elle représente généralement 0,10 % du prix du bien.

Même si son montant paraît limité, elle reste obligatoire dans toute acquisition immobilière en France, y compris via une SCI.

Répartition réelle des frais de notaire en SCI

Élément des frais À quoi sert-il ? Part moyenne
Droits de mutation Taxes État et collectivités 70 à 80 %
Émoluments du notaire Rémunération du notaire 10 à 15 %
Débours et formalités Documents et démarches 5 à 10 %
Contribution sécurité immobilière Publicité foncière Environ 0,10 %

Cette répartition montre une réalité souvent méconnue des expatriés : la majorité des frais de notaire ne revient pas au notaire lui-même. Avant d’investir en France via une SCI, mieux vaut donc intégrer ces taxes dans la stratégie patrimoniale globale afin d’éviter un déséquilibre financier dès l’acquisition.

Comment réduire les frais de notaire en SCI quand on est expatrié ?

Les frais de notaire représentent une part importante du budget d’acquisition. Pourtant, certaines stratégies permettent de réduire légalement le coût global d’un achat immobilier en SCI. Les expatriés disposent même de plusieurs leviers d’optimisation souvent méconnus, à condition de structurer correctement leur projet dès le départ.

Déduire certains frais en SCI à l’IS

Certaines SCI soumises à l’impôt sur les sociétés peuvent amortir ou déduire une partie des frais liés à l’acquisition immobilière. Cette stratégie concerne surtout les investisseurs expatriés qui cherchent à optimiser leur rentabilité locative sur le long terme.

Selon la structure choisie, certains frais peuvent être intégrés aux charges comptables :

  • frais d’acquisition ;
  • honoraires ;
  • intérêts d’emprunt ;
  • frais de dossier bancaire.

Cette approche demande néanmoins une vraie cohérence patrimoniale. Une SCI à l’IS peut offrir des avantages, mais elle modifie aussi la fiscalité future du bien immobilier, notamment lors de la revente.

Réduire l’assiette taxable

Les frais de notaire sont calculés sur le prix du bien immobilier. Pourtant, certains éléments peuvent être exclus de cette base taxable.

C’est notamment le cas :

  • du mobilier ;
  • de certains équipements ;
  • parfois d’une partie des frais d’agence selon leur répartition.

Dans un appartement meublé, il devient possible de déduire :

  • cuisine équipée ;
  • électroménager ;
  • mobilier ;
  • équipements démontables.

Cette ventilation doit rester réaliste et justifiable. Une surévaluation artificielle peut entraîner un redressement fiscal.

Chez Myexpat, nous recommandons souvent aux expatriés d’anticiper cette répartition avant la signature du compromis afin de réduire légalement les frais d’acquisition.

Acheter dans le neuf

Le neuf reste l’un des moyens les plus efficaces pour réduire les frais de notaire en SCI.

Dans l’ancien, les frais atteignent généralement 7 à 8 %. Dans le neuf, ils tombent souvent entre 2 et 3 %.

Pour un bien à 350 000 €, l’écart peut dépasser 15 000 €.

Au-delà des frais réduits, le neuf présente d’autres avantages intéressants pour les expatriés :

  • moins de travaux à gérer à distance ;
  • garanties constructeur ;
  • meilleure performance énergétique ;
  • mise en location plus rapide.

Cette solution convient particulièrement aux investisseurs non-résidents qui souhaitent limiter les imprévus depuis l’étranger.

Montage financier d'un achat immobilier en sci et frais de notaire en image

Achat de parts de SCI : attention aux idées reçues

Beaucoup d’investisseurs pensent qu’acheter des parts de SCI permet systématiquement de réduire les frais de notaire. En réalité, la situation dépend du montage utilisé et de la nature du patrimoine détenu.

L’achat de parts entraîne généralement des droits d’enregistrement d’environ 5 %. Le gain peut donc être limité par rapport à un achat immobilier classique.

De plus, certaines opérations complexes peuvent entraîner :

  • des frais juridiques supplémentaires ;
  • des audits comptables ;
  • des vérifications fiscales plus poussées.

Cette stratégie reste surtout pertinente dans certains contextes patrimoniaux ou familiaux bien précis.

Les erreurs fiscales à éviter pour les non-résidents

Les expatriés commettent régulièrement certaines erreurs coûteuses lors d’un achat immobilier en SCI.

L’une des plus fréquentes consiste à acheter le bien en nom propre avant de l’apporter ensuite à une SCI. Cette opération peut générer :

  • de nouveaux frais de notaire ;
  • une taxation supplémentaire ;
  • des coûts administratifs importants.

Autre piège fréquent : ignorer la fiscalité du pays de résidence. Certaines conventions fiscales internationales peuvent modifier le traitement des revenus immobiliers ou créer un risque de double imposition.

Enfin, une SCI mal structurée peut compliquer :

  • le financement bancaire ;
  • la transmission ;
  • la gestion future du patrimoine.

Avant de signer, mieux vaut donc construire une stratégie adaptée à votre situation d’expatrié plutôt que chercher uniquement à réduire les frais immédiats.

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Bien anticiper les frais pour réussir son achat en SCI depuis l’étranger

Les frais de notaire en SCI restent proches de ceux d’un achat classique, avec environ 7 à 8 % dans l’ancien et 2 à 3 % dans le neuf. Pourtant, le coût réel d’un projet immobilier va bien au-delà. Les expatriés doivent intégrer les frais de création de SCI, les coûts bancaires non-résident et certaines dépenses administratives souvent sous-estimées. Dans ce contexte, la SCI devient un outil puissant, mais uniquement lorsqu’elle s’inscrit dans une vraie stratégie patrimoniale. Sans préparation, elle peut alourdir inutilement le budget d’acquisition.

Pour les Français de l’étranger, la clé repose sur l’anticipation et la structuration du projet dès le départ. C’est précisément là que Myexpat intervient. Nous accompagnons les investisseurs expatriés dans toutes les étapes : recherche du bien, financement non-résident, structuration en SCI, optimisation fiscale et gestion locative à distance. Notre objectif est simple : transformer un projet complexe en investissement sécurisé et performant, même sans présence en France.

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Les frais de notaire ne sont pas directement plus élevés en SCI. Ils dépendent surtout du type de bien (ancien ou neuf). En revanche, le coût global peut augmenter à cause des frais de création de la SCI et des formalités supplémentaires, surtout pour les expatriés.

Dans une SCI soumise à l’IS, certains frais liés à l’acquisition peuvent être comptabilisés et amortis selon la stratégie fiscale choisie. Cela dépend de la structuration du dossier et du traitement comptable retenu. Une analyse globale est nécessaire avant décision.

Le coût total dépend de plusieurs éléments : frais de notaire (7 à 8 % dans l’ancien), création de SCI (1 500 à 3 000 €), financement non-résident et frais annexes (banque, assurance, procuration). Le budget global est donc supérieur à un achat classique en nom propre.

Oui, surtout dans une logique patrimoniale. La SCI facilite la transmission, l’investissement à plusieurs et la gestion à distance. Elle est particulièrement adaptée aux expatriés qui souhaitent structurer un patrimoine immobilier en France sur le long terme.

Oui, un expatrié peut acheter un bien immobilier en France via une SCI sans être présent physiquement. La signature peut être réalisée par procuration, avec l’accompagnement du notaire et des partenaires bancaires spécialisés non-résidents.

Oui, mais toutes les banques ne le font pas. Certaines banques françaises et établissements spécialisés acceptent les dossiers de SCI détenues par des non-résidents, sous conditions de revenus, d’apport et de solidité du projet.

Cette stratégie est souvent déconseillée. Elle peut générer des frais supplémentaires et une double imposition lors du transfert du bien vers la SCI. Il est généralement préférable de structurer la SCI dès le départ selon l’objectif patrimonial.

Mickaël ZONTA
Mickaël ZONTA

Co-fondateur, MyExpat

LinkedIn

Mickael Zonta est cofondateur d’Investissement Locatif et spécialiste de l’investissement immobilier patrimonial. Diplômé de l’ESSEC Business School, il accompagne depuis plusieurs années des investisseurs français et expatriés dans leurs projets immobiliers clé en main. Il intervient régulièrement sur les sujets liés à la fiscalité immobilière, à la rentabilité locative et à la structuration patrimoniale via SCI. Certifié en stratégie patrimoniale et financement immobilier, il a piloté des centaines d’opérations immobilières en France pour des non-résidents.

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