Plusieurs banques françaises financent encore les non-résidents en 2026 : BNP Paribas, Crédit Agricole, BRED, Société Générale, LCL, le CIC et la Banque Transatlantique, selon leur politique interne. Elles demandent 20 à 30 % d'apport et plafonnent le taux d'effort à 35 %. Les banques en ligne refusent ces dossiers.
Toutes les banques françaises ne prêtent pas aux non-résidents. La loi ne l'interdit pas : chaque établissement fixe sa propre politique commerciale. Certains jugent le recouvrement à l'étranger trop complexe. D'autres ont créé des équipes dédiées qui traitent ces dossiers chaque jour. Votre résidence fiscale hors de France ne ferme donc pas l'accès au crédit immobilier en France. Elle limite simplement la liste des interlocuteurs.
Les taux montent en 2026. Meilleurtaux relève le 21/09/2026 des taux moyens de 3,28 % sur 15 ans, 3,40 % sur 20 ans et 3,50 % sur 25 ans. La BCE a porté son taux de dépôt à 2,50 % le 10 septembre 2026. Ce guide nomme les banques à cibler, détaille leurs critères et chiffre un plan de financement.
Les points essentiels à retenir
Cinq repères résument le marché du crédit aux non-résidents en septembre 2026 :
- Sept réseaux bancaires étudient les dossiers de non-résidents : BNP Paribas, Crédit Agricole, BRED, Société Générale, LCL, CIC et Banque Transatlantique. Chacun décide au cas par cas.
- Les banques en ligne, comme BoursoBank et Fortuneo, refusent ces dossiers.
- Les banques demandent 20 à 30 % d'apport, contre 10 à 15 % pour un résident.
- Le HCSF plafonne le taux d'effort à 35 %, assurance comprise, sur 25 ans maximum.
- Les taux des non-résidents se situent entre 3,3 % et 4,2 % sur 20 ans selon le profil.
Ces repères varient selon votre pays de résidence, votre devise et votre contrat de travail.
Quelles banques financent les non-résidents en 2026 ?
Sept réseaux bancaires financent des non-résidents en 2026, sous réserve d'une étude approfondie du dossier. Aucune ne garantit un accord : chaque comité de crédit décide selon le profil.
Le tableau ci-dessous présente les établissements les plus cités et leur particularité. Confirmez toujours les conditions actuelles auprès de la banque ou d'un courtier.
| Établissement | Particularité pour les non-résidents | Point d'attention |
|---|---|---|
| BNP Paribas | Filiale BNP Paribas International Buyers, dédiée aux prêts pour non-résidents, et agences spécialisées | Pays de résidence étudié dossier par dossier |
| Crédit Agricole | Caisses régionales autonomes, dossiers étudiés au cas par cas | Politique variable selon la caisse, avec une préférence pour les contrats français |
| Société Générale | Dossiers de non-résidents étudiés, appui du réseau international du groupe | Conditions à confirmer avec l'agence |
| LCL | Équipes dédiées aux acheteurs internationaux dans les grandes villes | Apport souvent situé dans le haut de la fourchette |
| BRED | Crédit expatrié accordé sous réserve d'acceptation du dossier | Sélection selon le pays de résidence |
| CIC et Crédit Mutuel | Approche par fédération régionale ; CIC Iberbanco réservé aux résidents en Espagne et au Portugal | Périmètre géographique limité |
| Banque Transatlantique | Établissement historiquement tourné vers la clientèle expatriée | Profils patrimoniaux privilégiés |
Sources : BNP Paribas International Buyers ; Empruntis
HSBC France étudie aussi des dossiers, surtout pour les clients déjà installés chez HSBC au Royaume-Uni, à Hong Kong, à Singapour ou aux Émirats. Les banques privées financent les projets supérieurs à un million d'euros, avec une domiciliation d'actifs en contrepartie.
Les banques en ligne et les néobanques, dont BoursoBank et Fortuneo, refusent presque toujours les demandes des non-résidents. Leur modèle gère mal l'analyse de revenus en devises et la vérification de garanties hors de France. La Banque Postale et Crédit du Nord n'affichent pas d'offre spécifique.
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Pourquoi un crédit depuis l'étranger complique-t-il l'analyse ?
Une banque voit dans un non-résident un profil plus risqué pour trois raisons : le recouvrement à l'étranger, le risque de change et la situation du pays de résidence.
Un comité de crédit n'applique pas la même équation de risque à un résident et à un expatrié. Trois facteurs pèsent dans l'analyse :
- Le recouvrement en cas de défaut : une banque française ne peut pas saisir facilement des comptes ou des actifs détenus hors de l'Union européenne. Le recouvrement devient long et coûteux.
- Le risque de change : un revenu en dollars, en francs suisses, en dirhams ou en yens varie avec la devise, alors que le crédit se rembourse en euros.
- Le pays de résidence : contrat local ou détachement, stabilité politique et fiscalité locale influencent la perception du risque.
Ces trois facteurs expliquent pourquoi le taux d'un non-résident dépasse souvent celui d'un résident. On peut observer des taux de 3,3 % à 4,2 % sur 20 ans en 2026, selon le profil et le pays.
Le traitement des devises varie selon la banque. Les devises majeures (euro, dollar, livre sterling, franc suisse) sont en général retenues sans abattement important. Les devises moins liquides subissent plus souvent une décote, dont le niveau dépend de l'établissement. Aucune règle unique n'existe. Demandez donc à votre courtier la position de chaque banque sur votre devise.

Quelles exigences les banques posent-elles en 2026 ?
Une banque exige un apport de 20 à 30 %, un taux d'effort de 35 % au maximum, un contrat de travail stable et une gestion locative crédible. Ces critères s'appliquent à tout dossier de non-résident.
Quatre critères reviennent dans presque tous les dossiers. Chaque banque peut avoir ses conditions d'obtention de prêt immobilier pour expatrié.
L'apport personnel : 20 à 30 % du prix
Le financement à 100 % ne concerne plus les dossiers de non-résidents. En 2026, les banques demandent 20 à 30 % du prix d'acquisition, contre 10 à 15 % pour un résident. Cet apport couvre les frais annexes (notaire, garantie, dossier) et une part du capital. Il envoie aussi un premier signal de sérieux au comité de crédit. Certains établissements étudient des montages avec nantissement d'un patrimoine financier, mais l'apport reste la norme.
Le taux d'effort de 35 %
Le Haut Conseil de stabilité financière fixe le même plafond pour tous : les mensualités, assurance comprise, ne dépassent pas 35 % des revenus, sur 25 ans maximum. Dans un investissement locatif, de nombreuses banques ajoutent aux revenus une partie des loyers attendus, souvent 70 %. Ce pourcentage relève de la pratique de chaque banque. Aucune règle ne l'impose, et certaines retiennent moins pour un non-résident. Demandez-le avant de déposer le dossier.
Le contrat de travail
Un contrat de détachement, encadré par une entreprise française, rassure davantage qu'un contrat local. Les banques regardent aussi l'ancienneté, le secteur d'activité, la devise de rémunération et le pays de l'employeur.
La gestion locative déléguée
Un investisseur qui gère seul ses locataires depuis l'étranger expose son projet à trois risques :
- Une vacance locative prolongée
- Des loyers impayés mal anticipés
- Une réaction tardive en cas de sinistre
Un mandat de gestion locative confié à un professionnel en France montre à la banque que l'appartement sera exploité et entretenu. Ce choix renforce la solidité du dossier.
Quel est le contexte de taux en septembre 2026 ?
Les taux moyens s'établissent entre 3,28 % et 3,50 % pour un résident, après la hausse de la BCE du 10 septembre 2026. Les profils de non-résidents empruntent à des taux plus élevés.
Les taux moyens relevés par Meilleurtaux le 21/09/2026 atteignent 3,28 % sur 15 ans, 3,40 % sur 20 ans et 3,50 % sur 25 ans. La BCE a relevé ses trois taux directeurs de 0,25 point le 10 septembre 2026. Son taux de dépôt s'établit à 2,50 % depuis le 16 septembre. Le taux d'usure pour les prêts de 20 ans et plus s'élève à 5,29 % au 3ᵉ trimestre 2026 selon la Banque de France, avant sa révision au 1ᵉʳ octobre. Un non-résident approche plus vite ce plafond, car les frais de garantie et d'assurance alourdissent son taux annuel effectif global.
Plusieurs courtiers jugent possible un taux moyen de 4 % sur 20 ans à la fin de 2026 ou au début de 2027, selon Tantiem. Cette projection dépend de l'inflation et des marchés. Une offre de prêt fige le taux pendant sa durée de validité.

Exemple chiffré : financer un T2 à Lyon depuis Toronto
Un expatrié à Toronto achète un T2 de 200 000 € à Lyon avec 25 % d'apport. Sa mensualité atteint environ 870 € hors assurance sur 20 ans.
Reprenons le cas d'un Français installé à Toronto, payé en dollars canadiens sous contrat local, qui achète un T2 à Lyon pour le louer. Le tableau détaille le plan de financement.
| Poste | Montant |
|---|---|
| Prix du bien | 200 000 € |
| Apport personnel | 50 000 € (25 %) |
| Montant emprunté | 150 000 € |
| Durée et taux retenus | 20 ans à 3,50 % (hypothèse majorée par rapport à la moyenne résident de 3,40 %) |
| Mensualité hors assurance | environ 870 € |
| Loyer estimé | 700 € par mois, dont 490 € retenus à 70 % |
| Revenus nets à justifier | environ 2 000 € par mois pour rester sous 35 % |
Taux de référence : Meilleurtaux, 21/09/2026. Le calcul exclut l'assurance emprunteur et les autres crédits, qui réduisent la marge. Une simulation personnalisée remplace ce chiffrage.
Ce calcul suppose des revenus retenus en totalité. Une décote sur les dollars canadiens réduirait la capacité d'emprunt. Un courtier vérifie ce point avec chaque banque avant le dépôt du dossier.
Faut-il passer par un courtier spécialisé ?
Le crédit reste accessible en 2026, auprès d'un nombre limité de banques. Un apport de 20 à 30 %, un taux d'effort sous 35 %, un contrat lisible et une gestion locative professionnelle forment les piliers d'un dossier finançable. La liste des banques se resserre, mais elle existe. Les taux montent, et une offre signée fige vos conditions.
Un courtier spécialisé connaît les pôles non-résidents des banques. Il présente votre dossier au bon établissement et réduit le risque de refus.
Monter seul un dossier depuis l'étranger demande beaucoup de temps et expose à des erreurs. Un courtier apporte trois avantages :
- L'accès aux équipes non-résidents des banques, difficiles à identifier de l'étranger
- Un dossier complet, avec les bons documents dès le premier dépôt
- La négociation du taux, des garanties et de l'assurance auprès de plusieurs établissements
Comptez 2 à 3 mois pour obtenir un accord, avec une condition suspensive de 60 à 75 jours dans le compromis.
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