Un expatrié peut obtenir un prêt immobilier en France en 2026, mais les banques examinent son dossier plus attentivement qu’un résident. L’apport, généralement plus important, le taux d’effort de 35 %, la stabilité des gains, la devise du salaire et le territoire de résidence sont déterminants.
Investir dans l’immobilier français depuis l’étranger est possible en 2026, surtout que vous pouvez obtenir un prêt immobilier pour expatrié. Toutefois, un non-résident ne présente pas exactement le même dossier qu’un résident fiscal français. Le territoire de résidence, la devise des revenus, le document d'embauche, l’épargne disponible et la nature de l'activité entrent dans l’analyse du prêteur. L’enjeu consiste alors moins à trouver « la banque qui prête aux expatriés » qu’à présenter son dossier au bon établissement. Sur ce dernier point, il faut prendre en compte les bons justificatifs et un niveau de capital cohérent.
Pour vous accompagner, MyExpat vous propose un accompagnement adapté à votre cas. Ainsi, l'équipe va jouer l'interlocuteur auprès des meilleures banques qui offrent des crédits immobiliers pour les non-résidents français. Il vous sera alors plus facile de financer votre activité immobilière au pays sans y mettre les pieds.
Les points essentiels à retenir
- Un expatrié peut toujours obtenir un prêt immobilier en France en 2026, même s’il réside fiscalement à l’étranger.
- Les banques se montrent généralement plus sélectives pour un non-résident et demandent souvent un capital supérieur à celui d’un résident.
- Un capital de 20 à 30 % du prix du bien constitue une référence fréquemment observée pour les demandes des non-résidents.
- La règle du taux d’effort maximal de 35 % du HCSF s’applique également aux emprunteurs non-résidents.
- Les gains perçus en devise étrangère peuvent faire l’objet d’une décote ou d’une analyse du risque de change. Son niveau dépend notamment de la devise et de votre situation.
- Relevé des taux : 24 août 2026. Pretto indique un taux moyen de 3,43 % sur 15 ans, 3,54 % sur 20 ans et 3,61 % sur 25 ans pour septembre 2026.
- Le DPE du bien devient un élément important pour un placement locatif, notamment en raison de l’interdiction progressive de louer les logements les plus énergivores.
Quelles sont les conditions d'emprunt pour les expatriés en 2026 ?
En 2026, les conditions de financement d’un expatrié reposent principalement sur le capital personnel. Notez aussi le respect du taux d’effort de 35 % et la stabilité des gains. Sinon, la banque examine aussi la capacité de la banque à évaluer le risque lié au pays d'expatriation et à la devise des gains.
Un expatrié peut demander un crédit immobilier en France pour acheter et réaliser un investissement locatif. En pratique, les banques examinent le dossier avec davantage de précautions qu’un dossier de résident. Le territoire dans lequel vous vivez constitue notamment un critère important. Les établissements cherchent à apprécier la stabilité de votre environnement professionnel, bancaire et fiscal. Trois éléments reviennent particulièrement dans l’étude d’un dossier de financement.
Votre apport personnel
Pour un non-résident, un fonds propre de 20 à 30 % du prix du bien est fréquemment observé. Il peut être supérieur selon le territoire d'expatriation, le niveau de gains, la devise, le type de bien et la politique de la banque. Ce capital doit également être distingué des frais annexes. Dans un placement immobilier, vous devez prévoir les frais de notaire, les frais de garantie et éventuellement les frais liés au financement. Un capital important réduit la somme empruntée et démontre à la banque que vous disposez d'une capacité d'épargne réelle.
Votre taux d'effort
La règle de référence reste celle du HCSF. Ainsi, le taux d'effort ne doit en principe pas dépasser 35 %, assurance emprunteur comprise. Toutefois, le respect des 35 % ne garantit pas l'obtention du crédit. La banque examine également votre reste à vivre, votre épargne, vos autres emprunts, la stabilité de vos gains et les caractéristiques de l'activité.
La stabilité de vos gains
Le document d'embauche constitue un autre élément déterminant. Un CDI, un détachement ou un état professionnel stable rassurent généralement les banques. Cela n'est pas toujours le cas avec une activité récente ou fortement variable. Pour un salarié à l'étranger, la banque peut demander davantage de justificatifs qu'à un résident français :
- Document d'embauche et bulletins de salaire
- Relevés bancaires et documents fiscaux
- Justificatifs de patrimoine

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Comment les banques analysent-elles les gains en devises ?
Lorsque le salaire est versé en dollars, livres sterling, francs suisses ou dans une autre monnaie, la banque française doit intégrer la menace de change. Il n’existe pas de décote réglementaire unique de 20 %, chaque établissement applique ses propres conditions selon la devise, le profil et la stabilité des gains.
C'est l'une des principales particularités d'un financement expatrié. Si votre salaire est versé en euros, l'analyse est généralement plus simple. Avec un revenu en dollars, livres sterling, francs suisses ou dans une autre monnaie, la banque doit intégrer la menace de change.
Votre crédit peut être libellé en euros alors que votre salaire est payé dans une autre devise. Une variation défavorable du taux de change peut alors réduire votre capacité réelle à rembourser les mensualités. Toutefois, il n'existe pas une décote réglementaire unique de 20 % applicable à tous les expatriés. Certaines banques peuvent appliquer une décote sur les gains en devise. D'autres vont analyser la monnaie, sa volatilité, le niveau de gains et l'état professionnel.
Exemple : un salaire versé en dirhams
Prenez le cas d'un expatrié installé aux Émirats arabes unis et rémunéré en AED.
La banque française ne se contente pas nécessairement de convertir mécaniquement son salaire en euros. Elle peut appliquer ses propres critères de prudence afin de tenir compte du danger de change. La somme de gains retenue pour calculer la capacité d'emprunt peut donc être inférieure à la somme réellement perçue. Pour renforcer son dossier, l'emprunteur peut notamment présenter :
- Plusieurs années de gains stables et une épargne de précaution
- Des actifs financiers et des relevés réguliers de votre banque
- Un contrat de travail durable et un patrimoine permettant de sécuriser l'opération.
Quelles banques ou quels courtiers acceptent les demandes des expatriés ?
Banques et courtiers : Les établissements français n’appliquent pas tous les mêmes facteurs aux non-résidents. Le territoire d'expatriation, la devise des gains, le fonds propre et le placement immobilier peuvent déterminer si un dossier est étudié. Un courtier spécialisé peut orienter la demande vers les établissements correspondant à votre situation.
Toutes les banques françaises ne traitent pas les dossiers de non-résidents dans les mêmes conditions. Certaines banques de réseau disposent d'équipes habituées aux Français de l'étranger. Les courtiers spécialisés peuvent également orienter un dossier vers les établissements susceptibles de l'étudier.
Tableau comparatif : banques et courtiers pour expatriés
|
Banque ou courtier |
Apport exigé |
Pays acceptés |
Devise de revenus |
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Pretto – courtier |
Environ 20 à 30 % généralement pour un non-résident |
Zone euro, Royaume-Uni, Suisse, Singapour notamment ; autres pays étudiés selon le risque |
Analyse selon la devise ; revenus étrangers étudiés au cas par cas |
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CAFPI International – courtier |
Variable selon le profil et le projet |
Notamment États-Unis, Golfe, Singapour et Hong Kong |
Revenus étrangers étudiés selon le dossier ; devise non publiée comme critère fixe |
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MyExpat – accompagnement / mise en relation |
À partir d'environ 20 % selon les critères publiés par MyExpat ; conditions déterminées par le partenaire financier |
Selon les partenaires et le pays de résidence ; étude au cas par cas |
EUR, USD, GBP, CHF, JPY et autres devises selon le partenaire et le profil |
|
Banque Transatlantique – banque |
Montant non publié comme seuil universel |
Français vivant à l'étranger ; périmètre déterminé selon le dossier |
Gestion de problématiques multi-devises ; exemples documentés en GBP, EUR et CAD |
Sources : Pretto, CAFPI, MyExpat, Banque Transatlantique
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Quelles garanties bancaires pour un non-résident ?
Pour un non-résident, la banque peut privilégier une garantie réelle sur le bien, notamment une hypothèque. L’ancienne appellation PPD correspond désormais à l’hypothèque légale spéciale du prêteur de deniers. Le nantissement peut également être envisagé pour les emprunteurs disposant d’un patrimoine financier important.
La banque cherche à se protéger contre la menace de défaut de remboursement. Pour un non-résident, cette question peut prendre une importance particulière.
L'hypothèque du client
L'hypothèque conventionnelle constitue une garantie réelle portant sur le bien immobilier. Elle peut notamment être utilisée pour un logement neuf ou ancien. Elle peut être privilégiée lorsque la situation de l'emprunteur ne correspond pas aux conditions habituelles des organismes de cautionnement.
L'inscription de privilège de prêteur de deniers
L'ancien PPD est aujourd'hui remplacé par l'hypothèque légale spéciale du prêteur de deniers. Elle concerne notamment les acquisitions de biens existants. Pour un expatrié, le choix entre cautionnement et garantie réelle dépend du prêteur et du dossier.
Le nantissement
Un nantissement peut également être envisagé lorsque l'emprunteur possède un patrimoine financier significatif. L'idée est de donner à la banque une garantie complémentaire sur certains actifs financiers. Cette solution peut être pertinente pour un expatrié disposant d'une épargne importante mais souhaitant conserver ses investissements.

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Quel impact le DPE sur le financement d'un investissement locatif ?
Le DPE est devenu un élément stratégique du financement locatif. Les logements classés G sont concernés par l’interdiction de location depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, les F le seront à partir de 2028 et les E à partir de 2034. Une activité portant sur un logement énergivore doit donc intégrer le coût et le calendrier des travaux.
Le DPE est déterminant pour l'obtention d'un crédit immobilier même pour les non-résidents en France. La banque peut insister sur ce point avant de financer votre investissement.
Le DPE est devenu un élément stratégique dans un placement locatif.
Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G ne peuvent plus être proposés à la location dans le cadre des nouvelles locations ou renouvellements concernés. Les logements classés F seront à leur tour concernés à partir de 2028, puis les logements classés E à partir de 2034. Pour un expatrié, le sujet est particulièrement important car le financement doit tenir compte de la capacité du bien à générer durablement des gains locatifs. Un logement énergivore peut ainsi nécessiter un budget travaux supplémentaire.
Acheter une passoire thermique avec travaux
Un bien classé F ou G n'est pas automatiquement « impossible à financer ». En revanche, le placement doit être présenté avec davantage de cohérence. Le dossier peut notamment intégrer le prix d'acquisition, le coût des travaux et le financement global. Prenez aussi note du futur loyer, du DPE visé après rénovation et de la rentabilité du projet après travaux. Cette approche permet de transformer une faiblesse du bien en un plan d'investissement structuré.
Comment obtenir un crédit immobilier à distance ?
Un expatrié peut préparer une demande de prêt sans revenir systématiquement en France. La démarche consiste à vérifier sa capacité d’emprunt, préparer les justificatifs et cibler les établissements adaptés. Il faudrait aussi monter le financement puis organiser la signature chez le notaire, éventuellement par procuration.
Le fait de vivre à plusieurs milliers de kilomètres du territoire français ne bloque pas nécessairement la demande de prêt. Le dossier peut être préparé à distance, avec des échanges en ligne et l'envoi dématérialisé des justificatifs.
Vérifier sa capacité d'emprunt
Avant de chercher un appartement ou une maison, commencez par déterminer votre fonds propre disponible et vos gains nets. À cela s'ajoutent vos charges, vos crédits en cours et votre capacité d'endettement. Il ne faut pas ignorer votre épargne résiduelle et votre capacité à absorber une variation de change.
Préparer les justificatifs
Un dossier de non-résident peut nécessiter davantage de documents qu'un dossier classique. Prévoyez notamment votre pièce d'identité et votre situation professionnelle. N'oubliez pas vos derniers bulletins de salaire, vos relevés de votre compte en banque et vos justificatifs fiscaux. Vous devez aussi avoir des justificatifs d'épargne, des documents relatifs aux crédits existants et des justificatifs du patrimoine immobilier et financier.
Choisir le bon interlocuteur
Le principal intérêt d'un courtier spécialisé est de ne pas envoyer systématiquement le même dossier à toutes les banques. Le territoire d'expatriation et la devise des gains peuvent en effet modifier les établissements susceptibles d'étudier le dossier.
Obtenir l'offre de prêt
Après analyse du dossier, la banque communique ses conditions comme la somme empruntable, la durée, le taux, l'assurance et les garanties. Une fois l'offre éditée et le délai légal respecté, les fonds peuvent être débloqués selon les modalités prévues pour l'acquisition. La signature chez le notaire peut également être organisée à distance dans certaines situations, notamment au moyen d'une procuration.
Exemple : financer un placement locatif depuis l'étranger
Prenez le cas d'un expatrié installé à Dubaï qui souhaite acheter un appartement à Lyon pour le louer. Son dossier présente plusieurs particularités dont les suivantes :
- Gains versés en AED et résidence fiscale aux Émirats arabes unis
- Contrat de travail local et placement locatif
- Financement en euros
La première étape consiste à déterminer le niveau d'apport réellement mobilisable. Supposez que le projet immobilier s'élève à 250 000 €. Avec un fonds propre de 20 %, l'emprunteur mobilise 50 000 € sur le prix du bien, auxquels il doit ajouter les frais annexes. La banque analyse ensuite ses gains, ses charges, ses comptes, son patrimoine et la menace liée à la devise. Si le projet comporte un logement nécessitant une rénovation énergétique, le budget travaux doit également être intégré au plan de financement. L'objectif est de présenter un programme cohérent, documenté et financièrement maîtrisé.
Un expatrié peut-il obtenir un prêt immobilier en France en 2026 ?
Le statut d'expatrié ne constitue pas une interdiction d'emprunter en France. En revanche, le financement demande davantage de préparation. Les banques regardent notamment le territoire d'expatriation, la stabilité professionnelle et la devise des gains. Elles prennent aussi en compte le capital personnel, le taux d'effort, le patrimoine et la qualité de l'activité.
En 2026, un capital de 20 à 30 % constitue une référence fréquemment observée pour les non-résidents. Toutefois, il ne s'agit pas d'un seuil légal applicable à toutes les demandes. Notez aussi que le choix du bien est devenu aussi important que celui du financement.
Pour un placement locatif, le DPE, le montant des travaux et la capacité du logement à rester louable doivent être étudiés avant de déposer la demande de crédit. Pour les expatriés qui souhaitent être accompagnés, MyExpat propose une mise en relation avec des partenaires spécialisés dans le financement des non-résidents, après analyse de l'activité.
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