Acheter un appartement dans le 18e arrondissement : à quoi s’attendre ?

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Le nord de la capitale et plus particulièrement son 18ème arrondissement comptent parmi les endroits de Paris où l’immobilier bouge le plus. Quelles sont les bonnes raisons d’acheter un appartement dans le 18e arrondissement ?

Le quartier et les environs

Il est facile de situer dans le paysage le 18e arrondissement, grâce à la Basilique du Sacré-Cœur qui s’élève au sommet de la Butte-Montmartre, située dans le nord de Paris. Avec environ 200 000 habitants (199 135 très précisément en 2014, selon l’INSEE), le 18e est le second arrondissement le plus peuplé de la capitale, derrière le 15e (Lire notre article dédié au 15e arrondissement). Il est aussi très densément peuplé, avec plus de 33 000 habitants par km² contre 21 000 pour l’ensemble de Paris.

Gentrification

Le 18e est pluriel : c’est à la fois le quartier Montmartre où les touristes internationaux jettent leur dévolu, les quartiers populaires et festifs de Pigalle avec des salles de spectacles et des lieux de sortie mythiques telles que Le Divan du Monde et la Cigale et des poches de pauvreté comme la Goutte d’Or. Le phénomène marquant de ces dernières années, c’est la gentrification accélérée que connait certaines parties de l’arrondissement.

La Halle Pajol est le premier éco-quartier du 18e, installé le long des voies ferrées dans le quartier de la Chapelle depuis 5 ans déjà. Cela donne un véritable regain d’attractivité à l’arrondissement. Château-Rouge est un autre exemple de quartier marqué par la présence de populations défavorisées en phase de mutation accélérée. On le voit, l’ancienne ligne de ségrégation marquée par les Boulevard Barbès et Ornano n’est plus aussi nette aujourd’hui qu’elle l’était hier.

Un quartier d’immigration

L’une des singularités du 18e arrondissement, c’est la composition de sa population, dont une part importante est d’origine étrangère. Au moment du recensement de population de 1999, plus de la moitié des jeunes de moins de 18 ans était d’origine étrangère (54 %), c’est à dire comptant un ou deux parents immigrés. Selon une étude de l’Institut national d’études démographiques (INED), plus d’un tiers des moins de 18 ans était d’origine maghrébine, subsaharienne ou turque (37 %).

Panorama immobilier du 18e arrondissement

Le 18e arrondissement compte très officiellement 121 525 logements, dont 87 % sont des résidences principales (INSEE, 2014). Un tiers des ménages est propriétaire et l’arrondissement compte 8 % de logements vacants, en conformité avec le reste de Paris.

Les prix de l’immobilier montent : +8 % sur un an et +50 % sur ces dix dernières années. Mais ils restent encore légèrement en deçà de la moyenne parisienne : en moyenne le m² se trouve à 7 100 € (la moitié des appartements coûtant moins de 7 500 € au m²).

Il faut compter environ 200 000 euros pour un 30m² et 300 000 euros pour un 40m². Les écarts peuvent être importants, de 400 000 à 650 000 euros pour un bien de 60m².

Les projets impactant l’immobilier dans le 18e 

Le 18e arrondissement est en profonde mutation urbaine. Il s’agit avant tout pour les autorités locales de reconvertir les derniers parcs industriels à l’abandon. A l’exemple du site de Chapelle Charbon, qui constitue le grand projet urbain de ces prochaines années et qui prévoit la création d’un parc urbain de plus de 6,5 hectares en lieu et place de la friche ferroviaire qui se trouve actuellement non loin de la rue d’Aubervilliers. Il s’accompagne d’un programme de construction de logement à proximité du pôle Rosa Parks.

La mairie a également lancé un projet de promenade urbaine sous le viaduc aérien du métro de Barbès à Stalingrad. Enfin, la Gare du Nord doit être agrandie et modernisée à l’horizon 2024.

Fun fact : “La fin d’un bandit de grand chemin”

L’histoire du 18e est marquée par de grands personnages d’hier et d’aujourd’hui qui enrichissent la mémoire populaire française. Le chanteur Alain Bashung a habité dans quartier de la Goutte-d’Or. La place Dalida rappelle que la star a vécu elle aussi dans le 18e (elle repose aujourd’hui au cimetière de Montmartre). L’anarchiste figure de la Commune de Paris Louise Michel y avait ouvert une école. De nombreux autres artistes y ont habité, de Jacques Prévert à Fabrice Luchini.

Le 18e est aussi associé à la mémoire d’un des bandits les plus célèbres que la France ait connu. C’est effectivement à la Porte de Clignancourt, un 2 novembre 1979, que la police a mis fin à la cavale de Jacques Mesrine, le truand qui avait tenu le pays en haleine depuis de longues années, affublé du titre d’« ennemi public n°1 ». Son parcours meurtrier et sa fin tragique ont été portés à l’écran en 2008 par Jean-François Richet : « Mesrine : L’ennemi public n°1 ».

 


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