Le crédit immobilier n’a jamais été aussi intéressant en France

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En ce mois de septembre, c’est la bonne période pour investir, les taux sont redescendus suite à la période de confinement. Le crédit immobilier pour expatrié est également intéressant : les taux sont extrêmement bons, la situation est alors idéale pour investir dans un bien immobilier en France depuis l’étranger. Expatriés, découvrez les taux des crédits immobilier en France.

Crédit immobilier en France : une situation particulièrement favorable à l’échelle internationale

Comment se situe la France à l’échelle Européenne ?

Il fait particulièrement bon emprunter en France, au regard de la plupart des autres pays. Parmi les principales économies européennes, la France affichait en effet – à la date de l’étude – les meilleurs taux d’intérêt de crédit immobilier : 1,56 %, devant l’Allemagne (1,83 %), l’Espagne (1,92 %), le Royaume-Uni (2,05 %) et l’Italie (2,10 %). Sur l’ensemble des pays européens, les emprunteurs français se trouvent même dans la 2e position la plus avantageuse, derrière les Danois qui ont accès à des taux moyens de 1,09 %.

On constate toutefois que c’est l’ensemble des pays de l’Europe de l’Ouest qui profite de taux intéressants, autour de 2 %, à l’exception de l’Irlande qui se distingue (3,21 %) et, dans une moindre mesure, des Pays-Bas (2,42 %).

Selon cette même étude du Crédit Foncier, ces taux s’expliquent par le fait que les Français ont facilement recours au crédit immobilier :

  • Au total, sur l’année 2017, la totalité des emprunts immobiliers en cours en France représentait près de mille milliards d’euros, faisant de la France le 3ème pays européen le plus endetté, derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne, et le second au prorata de sa population ;
  • Les ménages propriétaires avec un crédit ou une hypothèque en cours représentent 31 % de la population ;
  • La France, avec un encours par habitant de 14 694 euros, se situe un peu au-dessus de la moyenne européenne (12 452 euros), au 8ème rang.

Comment se situe la France à l’échelle mondiale ?

Au niveau mondial, l’agence Fitch anticipe pour les mois à venir un « durcissement des conditions de crédit » et des perspectives de politiques monétaires moins favorables au crédit, rapporte l’AFP. En Europe, la Banque centrale européenne (BCE) pourrait envisager une hausse des taux d’intérêts d’ici à la fin 2020 ou 2021.

Le marché de l’immobilier aux États-Unis est particulièrement scruté et l’on se rend compte qu’il est aux antipodes de la situation française : les taux y atteignent les 5 %, selon Freddic Mac, le principal acteur du marché américain.

En France, des prêts sûrs à taux fixes

La législation française permet aux banques de proposer des crédits à taux fixes ou variables. Mais, de facto, on constate que ces derniers ont quasi complètement disparu du marché. La raison est simple, les taux actuels sont si bas qu’ils ont ôté toute attractivité aux crédits à taux variables.

Certes, les emprunteurs en France ne peuvent pas bénéficier – comme cela peut exister ailleurs – de taux négatifs, comme c’est le cas à l’heure actuelle dans des pays comme la Belgique ou le Danemark. C’est alors la banque qui verse des intérêts aux emprunteurs qui ont contracté des crédits à taux variable passés sous zéro.

Au contraire d’un pays comme l’Espagne, cette pratique du crédit à taux variable, portée par les pays anglo-saxons, n’a pas fait recette en France, plus rétive à la prise de risque qui y est associée. En France, « le modèle est basé sur la capacité de remboursement des emprunteurs et non sur la valeur du bien acheté », expliquait Marie-Anne Barbat-Layani, la directrice générale de la Fédération bancaire française, au magazine « Challenges ».

Mais les taux fixes permettent d’emprunter en toute sécurité et avec une bonne visibilité. Ils prémunissent les emprunteurs contre les aléas du marché et des politiques financières, c’est-à-dire contre toute éventuelle évolution à la hausse des taux d’intérêt. Aussi, le taux fixe présente l’avantage pour l’emprunteur de connaître à l’avance le coût total de son emprunt et lui permet ainsi de pouvoir calculer la rentabilité de ses investissements.

Tout le contraire d’un pays comme les États-Unis où, selon la pratique courante, les banques proposent des taux fixes élevés les premières années de remboursement qui laissent ensuite place à des taux variables.

Quels sont les taux d’emprunt proposés en France

Les taux d’emprunt ont connu une véritable dégringolade ces dernières années, ils n’ont jamais été aussi bas et sont donc particulièrement intéressants. En avril 2012, le taux immobilier moyen culminait à près de 4 %. En septembre 2016, selon l’Observatoire du financement CSA/Crédit Logement, il n’était plus que de 1,41 % (hors assurances).

Aujourd’hui, on peut espérer tomber sur des taux encore plus faibles. En effet, ce mois-ci, les taux sont encore bons, on peut espérer emprunter avec un taux moyen de 1,3% sur 20 ans (hors assurances). Une bonne raison de se lancer dans son projet d’investissement avant la fin de l’année.

C’est le moment de négocier

Cette baisse des taux fait que les banques se retrouvent face à une situation hautement concurrentielle, et vous êtes idéalement placé pour en tirer profit. Les faibles taux rabotent leurs marges. Se constituer une nouvelle clientèle devient donc essentiel pour les différentes enseignes, car elles misent sur des marges plus confortables réalisées ensuite sur les produits d’assurances et les placements.

Ainsi, il est désormais plus facile de décrocher un taux avantageux, même quand on est non-résident français. Parmi les clients favoris des banques : les couples aisés et les jeunes à bon potentiel professionnel.

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Se lancer maintenant ?

Les taux sont encore stables et devraient suivre la même tendance pour le dernier trimestre 2020 et l’année à venir. Si tous ne sont pas d’accord sur le timing exact de la remontée des taux, les spécialistes s’accordent à dire que la baisse est terminée… Il est alors nécessaire d’investir avant la remontée des taux.

Il faut réagir rapidement aussi du fait que les logements se vendent vite et que les prix montent. Le mètre carré ancien augmente de 0,7% sur un an d’après le dernier indice Notaires-Insee, et plus encore sur les marchés tendus (Paris, capitales régionales…). Attendre, c’est donc prendre le risque de passer à côté de belles opportunités et de perdre un peu du gain financier offert par des taux bas.