Fiscalité de la nue-propriété pour non-résident : conseils clés 2026

Illustration montrant la répartition entre nue-propriété et usufruit, avec les obligations fiscales pour chaque partie

Table des matières

La fiscalité de la nue-propriété pour non-résident transforme votre projet d’investissement à distance en véritable levier patrimonial. Depuis l’étranger, comprendre les impôts, les déclarations et les règles sur les plus-values devient essentiel pour sécuriser et optimiser votre placement. Dans cet article, nous expliquons concrètement ce que doivent savoir les expatriés : obligations fiscales, stratégies d’optimisation et erreurs à éviter. Ensemble, nous vous donnons une vision claire et pratique, pour que chaque décision soit prise en toute confiance et vous rapproche de vos objectifs immobiliers en France.

Comprendre la fiscalité de la nue-propriété pour un non-résident

Quand on investit depuis l’étranger, chaque règle fiscale compte : ici, nous allons droit au but, avec des réponses concrètes et applicables à votre situation d’expatrié.

Rappel : la nue-propriété pour tous les investisseurs

La nue-propriété repose sur un démembrement de propriété. Le bien est scindé en deux droits distincts :

  • l’usufruit, qui permet d’occuper le logement ou d’en percevoir les loyers,

  • la nue-propriété, qui donne la propriété juridique du bien sans usage immédiat.

Dans les faits, l’investisseur achète le bien avec une décote de 30 à 50 % selon la durée du démembrement, souvent comprise entre 15 et 20 ans. À l’issue de cette période, il récupère automatiquement la pleine propriété, sans frais supplémentaires.

À la différence d’un achat en pleine propriété, le nu-propriétaire ne touche aucun loyer et n’exploite pas le bien pendant cette phase. Ce point change totalement la logique fiscale, notamment pour un expatrié.

Ce qui change pour un non-résident

La fiscalité varie dès lors que votre résidence fiscale n’est plus en France. Même si le bien est situé sur le territoire français, votre situation est encadrée par des conventions fiscales internationales, signées pour éviter les doubles impositions.

Résultat : certains impôts restent dus en France, d’autres non, et tout dépend de la nature du revenu… ou de son absence.

Sur le plan déclaratif, le non-résident doit toujours signaler la détention du bien immobilier en France. En revanche, en nue-propriété, l’absence de loyers simplifie fortement les obligations annuelles. Pas de revenus fonciers à déclarer tant que le démembrement est en cours. Cette simplicité explique pourquoi la nue-propriété séduit de plus en plus d’expatriés.

Les impôts locaux

La question revient souvent : que paie réellement le nu-propriétaire non-résident ?

Dans la majorité des cas, la taxe foncière est supportée par l’usufruitier, car il dispose de l’usage du bien. La taxe d’habitation, lorsqu’elle existe encore, suit la même logique.

Concrètement, pendant toute la durée du démembrement, le non-résident nu-propriétaire ne règle pas ces impôts locaux. Cette mécanique réduit les charges annuelles à presque zéro, tout en conservant un actif immobilier en France.

Revenus et imposition du nu-propriétaire non-résident

Quand on vit hors de France, la question des revenus immobiliers revient vite sur la table. En nue-propriété, la réponse est souvent plus simple qu’on l’imagine, à condition de bien comprendre les règles.

Revenus fonciers et loyers

Le principe de la nue-propriété est simple, le nu-propriétaire ne perçoit aucun loyer pendant toute la durée du démembrement. L’usufruitier exploite le bien, encaisse les loyers et supporte l’imposition associée.

Conséquence directe pour un non-résident : aucun revenu foncier à déclarer en France tant que la nue-propriété est en place. Pas de loyers, donc pas d’impôt sur le revenu lié à l’immobilier.

La situation évolue uniquement dans deux cas précis. D’abord, si vous revendez votre nue-propriété avant la fin du démembrement. Ensuite, si vous cédez l’usufruit temporaire dans une opération plus complexe. 

Dans ces scénarios, on ne parle plus de revenus fonciers, mais de plus-value immobilière, avec une fiscalité spécifique que nous détaillons plus loin. En dehors de ces cas, la gestion reste volontairement légère, ce qui explique l’attrait de ce montage pour les expatriés.

Prélèvements sociaux et spécificités internationales

Les prélèvements sociaux concernent uniquement les revenus immobiliers ou les plus-values. En nue-propriété, l’absence de loyers signifie aussi absence de prélèvements sociaux pendant le démembrement.

Lors d’une revente, les taux varient selon votre pays de résidence. Pour les expatriés résidant dans l’Union européenne ou l’Espace économique européen, les prélèvements sociaux sont aujourd’hui limités à 7,5 %. Hors UE, ils peuvent atteindre 17,2 %.

Les conventions fiscales internationales jouent ici un rôle central. Elles déterminent quel pays a le droit d’imposer et évitent que la même opération soit taxée deux fois. C’est un point à vérifier systématiquement avant d’investir, car il influence directement la rentabilité nette du projet.

Impôt sur la fortune immobilière (IFI)

Autre avantage concret : pendant la période de nue-propriété, le bien n’entre généralement pas dans l’assiette de l’IFI du nu-propriétaire. L’usufruitier supporte l’imposition, car il détient l’usage économique du bien.

Pour un expatrié, cela signifie que l’investissement reste hors IFI en France tant que le démembrement court. À la reconstitution de la pleine propriété, la situation change et le bien redevient taxable selon les règles classiques.

Une logique claire, qui permet de construire un patrimoine immobilier en France sans alourdir la fiscalité pendant plusieurs années.

Visualisation chiffrée des gains potentiels pour un non-résident qui revend sa nue-propriété après 10, 15 ou 20 ans

Plus-values immobilières et revente d’un bien en nue-propriété

Revendre un bien en nue-propriété depuis l’étranger demande de bien comprendre comment la fiscalité s’applique. Chaque décision impacte directement le rendement net et la planification patrimoniale.

Calcul de la plus-value pour un nu-propriétaire

La plus-value se calcule sur la valeur vénale de la nue-propriété, qui représente une fraction du prix total du bien en pleine propriété. Cette fraction dépend de l’âge de l’usufruitier et de la durée du démembrement. Par exemple, un usufruit temporaire de 20 ans peut réduire la valeur de la nue-propriété de 30 à 50 % par rapport à la pleine propriété.

La fiscalité française prévoit également des abattements pour durée de détention : 6 % par an après la 5ᵉ année et 4 % pour la 22ᵉ année, jusqu’à exonération totale au bout de 22 ans pour l’impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux suivent un calendrier légèrement différent.

Obligations fiscales pour un non-résident

Même si vous résidez à l’étranger, la revente d’un bien en France doit être déclarée. La fiscalité dépend de votre résidence fiscale et des conventions internationales signées avec la France.
Pour les non-résidents, la plus-value immobilière est imposable en France au taux forfaitaire de 19 %.

A cela s’ajoute 17,2 % de prélèvements sociaux si applicable, sauf dispositions contraires de la convention fiscale avec votre pays de résidence. Une déclaration précise à l’administration française est obligatoire, avec paiement souvent via un représentant fiscal si vous n’êtes pas domicilié en France.

Stratégies pour limiter l’imposition

Plusieurs leviers permettent d’optimiser la fiscalité :

  • Choisir le bon moment pour vendre, en maximisant la durée de détention pour bénéficier des abattements.

  • Intégrer les frais d’acquisition et travaux dans le calcul de la plus-value, réduisant ainsi l’assiette imposable.

  • Consulter un conseiller fiscal pour appliquer correctement les conventions fiscales et éviter la double imposition.

Pour un non-résident, ces stratégies concrètes permettent de sécuriser la rentabilité et de transformer la revente de la nue-propriété en un véritable levier patrimonial, tout en restant conforme aux obligations fiscales françaises.

Optimisation et stratégie fiscale pour l’expatrié investisseur

Investir en nue-propriété depuis l’étranger offre de nombreuses opportunités, mais seule une stratégie fiscale bien pensée transforme cet investissement en véritable levier patrimonial. Chaque choix doit être réfléchi selon votre situation de résident et vos objectifs à long terme.

Choisir le bon type de démembrement selon sa résidence

Le type de démembrement influence directement la fiscalité et la flexibilité du projet. Un usufruit temporaire permet au nu-propriétaire de bénéficier d’une décote immédiate et d’un investissement à moindre coût, avec récupération automatique de la pleine propriété à l’issue du terme. 

Pour la donation ou la succession, le démembrement peut réduire fortement les droits à payer, en particulier si l’usufruit est attribué à un proche. Pour un expatrié, choisir la bonne formule nécessite de tenir compte à la fois de la durée du démembrement et des conventions fiscales en vigueur entre la France et le pays de résidence.

Crédit immobilier et déduction fiscale

Contracter un prêt immobilier en France en tant que non-résident est possible, mais les conditions varient selon les banques : apport requis, taux d’emprunt et garanties. Les intérêts du prêt peuvent parfois être déduits dans le calcul de la plus-value ou des revenus imposables, selon la situation. 

Cette déduction permet de réduire le coût global de l’investissement et d’améliorer la rentabilité nette. Anticiper ces aspects financiers est essentiel pour sécuriser un projet rentable à distance.

Transmission et succession

Les avantages de la nue-propriété sont concrets pour la transmission du patrimoine. L’usufruit temporaire ou viager peut réduire considérablement les droits de succession pour vos héritiers. 

Pour un expatrié, la planification fiscale internationale devient incontournable : elle permet de savoir quels impôts seront dus en France et dans le pays de résidence, et d’éviter la double imposition. Une stratégie anticipée garantit que votre investissement reste un outil de valorisation patrimoniale efficace et conforme aux obligations légales.

En combinant le choix judicieux du démembrement, l’utilisation optimisée du crédit et une planification successorale adaptée, l’expatrié peut maximiser la rentabilité et la sécurité de son investissement. Cette approche stratégique transforme la nue-propriété en un véritable levier de patrimoine durable, même depuis l’étranger.

Mise en avant du choix du type de démembrement, du crédit immobilier et de la planification successorale

Questions fréquentes des non-résidents sur la fiscalité de la nue-propriété

Dois-je déclarer mon bien si je suis non-résident ?

Oui. Même en tant que non-résident, vous devez déclarer la détention de votre bien en France. En nue-propriété, l’absence de loyers simplifie fortement la déclaration, mais elle reste obligatoire pour que l’administration fiscale suive correctement le démembrement.

Qui paie la taxe foncière si je suis nu-propriétaire à l’étranger ?

La taxe foncière est généralement à la charge de l’usufruitier, car il bénéficie de l’usage du bien. Vous, en tant que nu-propriétaire, n’avez pas à la régler pendant toute la durée du démembrement.

Comment éviter la double imposition sur mes loyers futurs ?

Vérifiez la convention fiscale entre la France et votre pays de résidence. La plupart des conventions prévoient que seuls les revenus perçus en France sont imposables en France, ce qui permet d’éviter de payer deux fois le même impôt.

Puis-je vendre ma nue-propriété avant la fin du démembrement ?

Oui, la vente est possible. Toutefois, elle génère une plus-value calculée sur la valeur de la nue-propriété, avec des obligations fiscales spécifiques pour un non-résident. Anticiper la déclaration et les taux applicables est essentiel pour sécuriser l’opération.

Les prélèvements sociaux concernent-ils les non-résidents ?

Pendant le démembrement, il n’y a pas de prélèvements sociaux pour le nu-propriétaire. Ils s’appliquent uniquement lors de la perception de revenus ou d’une plus-value à la revente, selon la résidence fiscale et les conventions internationales.

La nue-propriété impacte-t-elle l’IFI pour un expatrié ?

Oui, mais avantageusement : pendant la durée du démembrement, le bien n’est généralement pas inclus dans l’IFI du nu-propriétaire. L’usufruitier supporte l’imposition. À la reconstitution de la pleine propriété, le bien redevient taxable.

Sécurisez et optimisez votre nue-propriété depuis l’étranger

Investir en nue-propriété en tant que non-résident n’a jamais été aussi accessible. Pendant le démembrement, vous réduisez vos charges, restez exonéré d’IFI et préparez la récupération de la pleine propriété sans surprises fiscales. Comprendre les règles françaises et les conventions internationales transforme votre investissement en levier patrimonial concret et rentable.

Chaque décision (démembrement, financement, transmission) compte. Une bonne stratégie vous permet de maximiser la rentabilité tout en sécurisant votre patrimoine depuis l’étranger.

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