Acheter un appartement dans le 8e arrondissement : à quoi s’attendre ?

Partager l’article

Certes, le 8e arrondissement de Paris n’est pas un havre de tranquillité, mais en matière de luxe il en connait un rayon. L’immobilier est au diapason avec un prix du m2 qui dépasse les 10.000 euros, mais il est possible d’y dégoter de petites surfaces pour s’y offrir un pied-à-terre ou pour louer. Quelles sont les bonnes raisons d’acheter un appartement dans le 8e arrondissement ?

Le quartier et les environs

Le 8ème arrondissement est connu des touristes du monde entier et pour cause ! Il abrite de nombreux joyaux patrimoniaux et architecturaux de la capitale, ainsi que l’avenue réputée être la plus belle du monde. On s’y presse aussi pour du shopping dans les boutiques de luxe ou pour se rendre au théâtre ou au concert. Bref, le quartier est chic, classe et dynamique.

Les boutiques prestigieuses, les restaurants étoilés et les palaces y côtoient également de nombreux bureaux et sièges d’entreprises. Près de 40.500 personnes vivent également dans le 8e, qui se compose de quatre quartiers administratifs : Champs-Elysées, Faubourg du Roule, Madeleine et Europe. Ce dernier est le plus peuplé avec près de 20.000 habitants alors que « Champs-Elysées » en compte moins de 5.000.

Panorama immobilier du 8e arrondissement

Vivre au cœur de Paris, à proximité du Palais de l’Elysée, sur l’avenue Montaigne ou derrière le Crillon, c’est évidemment facturé au prix fort. Le prix moyen du m2 dans l’arrondissement est autour de 12.000 euros le m2, ce qui en fait l’un des plus chers de Paris. Pour qui tient absolument à vivre avenue Montaigne, il faudra assurément revoir son budget à la hausse, puisqu’il faut compter plus de 20.000 euros du m2 pour un bien d’exception. Pour trouver un logement plus accessible, il faut s’éloigner de la Seine pour se rapprocher du 9e et du 17e arrondissement où les prix pratiqués sont plus proches de 8500-9000 euros du m2.

Le VIII a pour particularité d’afficher une très large palette de biens : des hôtels particuliers, de grands appartements bourgeois, mais également une flopée de petites surfaces. Il est notamment possible de trouver de petits studios d’une dizaine de m2, sous les toits, pour environ 100.000 euros. En ce qui concerne la location, les loyers moyens vont de 25 euros le m2 mensuel pour les logements de plus de 4 pièces à plus de 35 euros pour les studios. Au registre des particularités, le 8e arrondissement abrite également de très nombreuses résidences secondaires et pied-à-terre occasionnels, représentant plus de 10 % du parc immobilier.

Les projets impactant l’immobilier dans le 8e 

Dans le cadre du budget participatif 2016, une vingtaine de projets ont été retenus et mis en place pour le 8e. La majorité vise à améliorer le cadre de vie et la mobilité : création et rénovation de pistes cyclables, construction d’un terrain de pétanque et de tables d’échec au parc Monceau, aménagement de passages piétons.

En matière de logement, le projet de construction-réhabilitation a été réalisé rue de Saint-Pétersbourg et rue d’Amsterdam. Il visait à requalifier un ensemble de bureaux en 87 logements sociaux et locaux d’activité. Comme 6 autres places emblématiques de la capitale, la Place de la Madeleine a  récemment fait l’objet d’un projet de réaménagement visant à la redonner, en partie, aux piétons et aux cyclistes.

Fun fact : Quand l’Elysée était un musée

C’est à partir de 1874 que le Palais de l’Elysée devient la résidence officielle de tous les présidents de la République. Mais l’édifice dont les racines remontent au début du XVIIIe siècle, avec le Comte d’Evreux, a connu de nombreuses transformations et propriétaires. Parmi ces derniers, il y a eu le financier Nicolas Beaujon. D’origine bordelaise, devenu une figure de la grande bourgeoisie, il acquiert l’hôtel d’Evreux en 1773. Il va investir beaucoup d’argent pour transformer l’endroit et y rassembler une collection de peintures, de bronzes et autres porcelaines qui participera à asseoir sa renommée d’homme de goût. Dans ce « musée », Beaujon reçoit volontiers ses amis lors de grands dîners. Sa demeure est alors l’une des premières de Paris. Après sa mort, en 1786, les jardins accueilleront notamment un parc d’attraction au début du 19e siècle.