Acheter un appartement dans le 4e arrondissement de Paris : à quoi s’attendre ?

Partager l’article

Le 4e fait partie des arrondissements les plus chers de Paris en matière d’immobilier. Le m2 y est facturé en moyenne 11.000 euros, et peut monter jusqu’à plus de 18.000 euros à certaines adresses prestigieuses. Il est vrai que dans ce quartier chic et trendy mais également très touristique, la qualité de vie est au diapason.

Le quartier et les environs

Situé au cœur de la capitale, sur la rive droite de la Seine, le 4e arrondissement de Paris fait partie des quartiers les plus touristiques de Paris. Bien desservi par les transports publics, il abrite la Place des Vosges qu’il « partage » avec le 3e arrondissement, l’île Saint-Louis, une partie de l’île de la Cité ainsi qu’une partie du Marais pour ne citer que quelques sites prestigieux.

Des touristes du monde entier le sillonnent pour découvrir le Centre Georges Pompidou, la Cathédrale Notre-Dame ou bien encore la Maison de Victor Hugo. Avec ses ponts, ses petites rues bordées de restaurants « trendy » et de boutiques « chics », le 4e est également très agréable pour ceux qui aiment sortir, dîner dehors ou tout simplement se balader. Il se compose de quatre quartiers distincts : Arsenal, Notre-Dame, Saint-Gervais et Saint-Merri.

Panorama immobilier du 4e arrondissement

Environ 30.000 Parisiens vivent dans le 4e, dont la superficie est de 1,6 km2. Une population plutôt aisée, car cet arrondissement fait partie des plus chers de Paris en matière d’immobilier, avec le 6e et le 7e. Le prix moyen du m2 se situe autour de 12.700 euros, selon les dernières statistiques de la Chambre des Notaires de Paris.

Bien évidemment, pour vivre sur l’Ile Saint-Louis, il faudra consentir un petit effort financier supplémentaire. Notre-Dame est le plus cher (prix moyens) des quatre quartiers que compte l’arrondissement. Le plus accessible, environ 10.300 euros du m2 tout de même, est Saint-Merri. A la location, le m2 mensuel tourne autour de 34 euros, 37 euros pour les studios.

L’arrondissement abrite 22.500 logements, majoritairement de petites surfaces, les studios et les « deux-pièces » représentant 60% du parc immobilier et les « trois pièces », 20%.

Les projets impactant l’immobilier dans le 4e 

Ces dernières années, l’arrondissement a bénéficié de différents projets de réhabilitation. Lieu emblématique au cœur du Marais, le Village Saint Paul qui accueille des commerces orientés principalement vers les métiers de l’art, de la brocante et du design, a fait l’objet d’un programme de rénovation visant à améliorer la performance énergétique de nombreux bâtiments, à créer des espaces collectifs au services des occupants du « village » et à l’embellir.

La rue Rambuteau, qui accueille de nombreux commerces de bouche, a également entièrement été rénovée avec des trottoirs élargis, la création d’un double sens cyclable et la plantation d’arbres. Au registre des projets, la réhabilitation du Marché aux Fleurs figure au programme. En juin 2016, le maire du 4e, Christophe Girard y a confirmé une importante réhabilitation d’un montant de 1,5 million d’euros sans plus de précisions.

La « mise au vert » de l’arrondissement va également se poursuivre, au travers de différents projets de végétalisation, dans le cadre du budget participatif de Paris.  Le 4e est, bien entendu, concerné par la piétonisation et les aménagements, effectués ou encore à venir, de la rive droite de la Seine.

Fun fact : L’arrondissement de l’Hôtel de Ville

Le 4e arrondissement est également appelé arrondissement de l’Hôtel de Ville, puisqu’il accueille l’Hôtel de ville qui héberge le siège de la municipalité parisienne. Depuis 1357, il « trône » au même endroit mais le bâtiment a beaucoup évolué avec le temps. L’architecture actuelle date de la fin du XIXe, le précédent édifice ayant entièrement été détruit en 1871. La place sur laquelle est situé l’Hôtel de ville s’appelait à l’origine place de Grève du nom de la plage de sable construite alors pour permettre l’accostage et le déchargement des bateaux. Les Parisiens en quête d’un petit boulot y faisaient donc « grève », dans l’espoir qu’un « patron » fasse appel à leurs services. Ce n’est que plus tard que l’expression évoluera pour prendre sa signification actuelle.  En avril 1792, c’est également sur cette place qu’a eu lieu la première exécution par guillotine. En 1830, la place est rebaptisée Place de l’Hôtel de Ville avant de prendre le nom de « Place de l’Hôtel de Ville-Esplanade de la Libération », en avril 2013, afin de rendre hommage aux libérateurs de la capitale.