Quelques rappels essentiels pour l’acquisition d’un bien immobilier à l’étranger
Parmi les pays européens les plus prisés pour un investissement immobilier, on trouve l’Espagne, la Grèce et le Portugal. En effet, la crise économique et foncière de 2007 y a alors fait chuter le prix de la pierre. L’acquisition d’une maison, villa ou d’un appartement dans ces pays, peut aujourd’hui encore se faire à un prix largement inférieur à ce que l’on pourra trouver en France (à critères équivalents). Même si ce type d’investissement semble être une excellente idée, il est nécessaire de bien se renseigner sur les règlementations et la législation du pays visé, concernant a minima les points suivants :- les règles d’achat,
- les règlementations en cas de copropriété,
- le transfert des capitaux d’un pays à l’autre pour l’achat et l’éventuelle revente,
- la fiscalité appliquée aux éventuels loyers perçus ou une plus-value en cas de revente,
- les droits de succession et de partage,
- la traduction et légalisation des documents nécessaires,
- la nécessité d’une présence physique ou non pour conclure la vente.
Pourquoi les banques sont-elles réticentes face à un investissement immobilier à l’étranger ?
La crainte de la défaillance de l’emprunteur est toujours le premier frein lorsqu’on sollicite un crédit immobilier auprès d’une banque, en France comme ailleurs. La solution est donc simple en théorie… Vous allez devoir donner à l’établissement prêteur toutes les garanties pour le rassurer sur votre capacité, et intention, de vous acquitter en temps et en heure, et sans risque de surendettement, de vos mensualités de crédit. Ainsi, comme pour tout investissement en France, vous allez d’abord devoir- passer l’étude de solvabilité, qui prouve votre capacité à rembourser le prêt demandé,
- trouver l’offre présentant les meilleures conditions d’emprunt en négociant avec plusieurs établissements,
- respecter la limite des 33 % à 35 % de taux d’endettement (en fonction de vos revenus),
- présenter un apport significatif pour limiter le risque pour le prêteur,
- étudier les assurances et garanties proposées ou exigées pour l’octroi du prêt.
- En cas de défaillance, celle-ci ne sera pas en droit de saisir un bien sur un autre territoire afin de se rembourser.
- Dans une majorité, il s’agit de l’acquisition d’une résidence secondaire. Le taux d’endettement est donc généralement plus élevé que pour l’achat d’une résidence principale (vous avez un premier crédit immobilier en cours de remboursement, voire des crédits à la consommation, prêt travaux ou crédit auto, en plus).
- présenter des capacités financières largement suffisantes,
- être et rester résident fiscal en France,
- faire un apport plus important que pour un achat en France, soit 30% de la valeur du bien,
- apporter une garantie hypothécaire sur un bien immobilier en France, (quasiment) libre de prêt, ou le nantissement d’une épargne.
Quels types de prêts peuvent financer l’acquisition d’un bien immobilier à l’étranger ?
Le crédit hypothécaire ou prêt immobilier avec garantie hypothécaire
Si vous êtes déjà propriétaire d’un bien (quasiment) libre de prêt et sans première hypothèque, vous pouvez solliciter un crédit immobilier avec une garantie hypothécaire. Le montant du prêt octroyé par la banque pourra correspondre à 50 % à 70 % de sa valeur.Le prêt Lombard
Le prêt Lombard est une solution proche du crédit immobilier in fine, avec pour garantie, le nantissement de votre épargne. Votre épargne est suffisante pour couvrir le montant de l’achat mais, actuellement, celle-ci est placée sur un produit avec un rendement dont le taux dépasse celui de l’emprunt. Il est donc plus intéressant de recourir au crédit que de mobiliser cette épargne, dans votre cas. Dans le cadre du prêt Lombard, la banque, vous prêt 50 % à 100 % de la valeur de votre épargne (en fonction du risque estimé de l’investissement) qui est alors bloquée sur un produit. Vous n’avez pas à souscrire d’assurance emprunteur, ce qui diminue le coût total de l’emprunt. Expatrié au Royaume-Uni c’est le moment d’investir dans l’immobilier françaisLe prêt personnel (crédit à la consommation)
Compte tenu du prix du m² dans certaines zones, vous n’avez peut-être pas besoin d’emprunter plus de 75 000 €. Dans ce cas, un crédit à la consommation suffit. Avantages :- il est plus facile à obtenir,
- l’engagement est plus court (10 à 15 ans maximum),
- les fonds sont débloqués rapidement,
- vous disposez de la somme librement (prêt personnel).
- le taux d’un crédit à la consommation est généralement supérieur à celui d’un crédit immobilier,
- cela augmente le coût total de l’emprunt.