Expatrié en contrat local : comment préparer sa retraite ?

Partager l’article sur les réseaux sociaux :

Bien anticipée, la retraite des expatriés en contrat local n’est pas forcément un casse-tête administratif.  A qui s’adresser ? A quel moment ? Nous vous donnons les clés d’une préparation réussie adaptée à votre situation.

Pour les expatriés détachés, travailler à l’étranger n’affecte en aucun cas leurs droits à la retraite. Les expatriés en contrat local doivent, en revanche, être particulièrement vigilants. Ils ont l’obligation de verser des cotisations de retraite dans le pays où ils travaillent car la législation locale prévaut (âge légal de départ, mode de calcul des pensions…).

Dans l’Union Européenne et dans les pays qui ont signé une convention bilatérale avec la France, les trimestres peuvent toutefois être additionnés afin de retenir le régime le plus favorable. Pour tous les autres pays, les pensions seront forcément calculées et versées par ceux-ci… Comme d’un pays à l’autre la législation et la protection sociale peuvent varier très largement, un expatrié en contrat local peut faire le choix de demander son affiliation volontaire auprès d’une caisse de retraite en France.

Comment cotiser en France ?

Les expatriés qui veulent cotiser à l’assurance retraite en France doivent adhérer à la Caisse des Français à l’Étranger (CFE). Déjà en 2016, plus de 108 000 français avaient adhéré à cet organisme, également appelée “la sécurité sociale des français à l’étranger”. Il est important de préciser que cette adhésion ne dispense pas du versement des cotisations dans le pays d’accueil. On cotise donc deux fois.

En 2018, ce taux de cotisation est fixé à 17,75%.

A quel moment faut-il y penser ?

Si vous optez pour une indemnisation en France vous devrez faire votre demande :

  • Dans les 6 mois qui suivent votre radiation en France si vous étiez affilié à un régime d’assurance vieillesse salarié.
  • Dans les 10 ans qui suivent le début de votre activité à l’étranger si vous exerciez en tant qu’indépendant.

Le rachat de trimestres

Pour les salariés comme les indépendants, il est désormais possible de racheter des trimestres correspondant aux périodes où vous avez travaillé à l’étranger. Ce rachat est possible même si vous n’avez jamais adhéré à l’assurance volontaire (CFE) pendant que vous étiez à l’étranger. Il suffit pour cela de présenter sa demande moins de 10 ans après la fin de votre activité à l’étranger. Le coût du rachat des trimestres d’expatriation est le même que le rachat de celui des trimestres d’études supérieures ou des années incomplètes.

Quelles options complémentaires ?

Pour consolider leur retraite, les Français ont leur placement favori : l‘immobilier locatif. C’est ce que révèle l’enquête Ifop-Cecop 2016 réalisée en avril 2016 et notre enquête Expatriés & Immobilier 2016. En effet, l’investissement dans la pierre est jugé comme “le plus intéressant” par 65 % des sondés devant l’assurance-vie (62 %). De plus, l’immobilier permet aujourd’hui de bénéficier de bon rendement grâce à un véritable effet de levier du aux taux d’emprunt relativement bas en 2018.

Concernant les assurances-vie, la Banque de France a récemment appelé les banques – possiblement fragilisées par les taux d’intérêts bas – à ne pas proposer des “rendements trop élevés”.