La transaction immobilière vue… de Hong-Kong

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La Perle de l’Orient porte décidément bien son nom… Son marché est réputé pour être hors de prix et ce n’est pas qu’une légende ! Résidence des plus grandes fortunes de la planète, il faut savoir fouiller et s’armer de patience pour y dénicher un bien accessible. Est ce une bonne idée d’investir dans l’immobilier à Hong-Kong ?

Fin mai, une place de parking de 17,5 mètres carrés a été vendue à Hong Kong, pour la modique somme de 592 000 euros… Tout un symbole, alors que le prix des logements poursuit une envolée tout aussi folle : +21,5 % en un an selon le cabinet britannique Oxford Economics. Des chiffres qui confirment que Hong Kong n’a pas usurpé son titre de ville la plus chère du monde. La ville-fourmillière de 7,3 millions d’habitants répartis sur quatre îles principales (sur 260 au total) a privilégié de longue date l’architecture verticale. Elle compte 50 000 immeubles, dont près de 350 de plus de 150 mètres. C’est dans son quartier d’affaire – le Peak – que les prix sont les plus vertigineux et souvent accessibles uniquement aux multi-millionnaires. Investir dans l’immobilier à Hong-Kong implique de payer un prix au mètre carré variant de 10 000 à 180 000 euros… Pourtant, en dehors de ces zones saturées, de nouveaux espaces se créent sur la partie continentale. Dans ces “nouveaux territoires”, si les prix sont loin d’être “cadeaux”, ils sont au moins plus raisonnables.

La procédure de financement 

Pour emprunter auprès d’une banque hongkongaise mieux vaut avoir un apport conséquent. Les banques ne sont pas autorisées à financer l’achat d’un bien immobilier à plus de 70 %. L’apport minimum accepté sera donc de 30 %.

La procédure d’achat

A Hong Kong, on peut difficilement faire l’économie d’une agence immobilière. Les prix sont tellement élevés qu’il vaut mieux passer par un professionnel pour ne pas se tromper et partir à la recherche de biens plus accessibles.

Une fois le bien identifié et le prix négocié, le vendeur et l’acheteur signent un accord provisoire, sorte de compromis de vente local. Généralement, le propriétaire et l’acquéreur s’adjoignent mutuellement les services d’un avocat dès cette étape. L’avocat de l’acheteur pourra par exemple vérifier la valeur du montant de la transaction. Lors de cet accord provisoire, un dépôt doit être effectué par l’investisseur, équivalent à 3 à 5 % de la valeur totale du bien.

Intervient ensuite la signature de l’acte formel de vente. Il se déroule au cabinet de l’avocat de l’acheteur. Les deux parties y négocient un second acompte qui représente entre 7 et 5 % de la valeur du bien. Il est fonction du premier acompte versé, car au total, les deux acomptes additionnés doivent équivaloir à 10 % de la valeur du bien.

Une fois toutes les signatures obtenues, l’avocat du vendeur est alors chargé de compléter les formalités administratives telles que le paiement du timbre fiscal et l’inscription de l’accord au Land Registry.

La procédure notariale

Il n’existe pas de notaire à Hong Kong. Comme nous l’avons vu ce sont les avocats qui prennent entièrement en charge l’inscription du transfert de propriété auprès de l’administration. C’est d’ailleurs lors de cette ultime étape que le vendeur devra s’acquitter des droits de mutation. Et bonne surprise, ils sont légers ! Pour une habitation dont le montant est inférieur à 200 000 euros, les droits de mutation s’élèvent à 0,75 %. Pour les demeures aux prix plus affriolants ils peuvent monter jusqu’à 3,75 %.