Acheter un appartement dans le 5e arrondissement de Paris : à quoi s’attendre ?

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Hétéroclite. C’est, peut-être, le terme le plus approprié pour qualifier le 5e arrondissement de Paris où se côtoient des cultures et des univers fort différents. En matière d’immobilier, la diversité est également de mise. Des petits studios occupés par des étudiants aux grands appartements bourgeois prisés des familles aisées.

Le quartier et les environs

Situé sur la rive gauche de la Seine, le 5e arrondissement, c’est avant tout le Quartier Latin. Il s’étend également sur une partie du 6e arrondissement. Avec ses nombreuses écoles et universités parmi lesquelles la Sorbonne, le Collège de France ou bien encore le Lycée Henri IV, le Quartier Latin est un quartier étudiant (et d’intellectuels), par définition très animé, de jour comme de nuit dans certains endroits comme la rue Mouffetard, par exemple.

Ce ne sont pas les petits restaurants, les estaminets et autres clubs qui manquent dans ce quartier considéré comme étant le plus ancien de Paris. Pour autant le 5e, ce n’est pas qu’un repaire à étudiants. On y croise également beaucoup de touristes venus découvrir l’atmosphère romantique et l’art de vivre à la « parisienne » du Quartier Latin mais aussi les jardins, notamment le célèbre Jardin des Plantes.

Enfin, les différents sites prestigieux tels que Le Panthéon, l’Institut du Monde Arabe ou bien encore la Grande Mosquée de Paris. Le 5e arrondissement, également dit Panthéon, se compose de quatre quartiers : Saint-Victor, le quartier de la Sorbonne, quartier du Val-de-Grâce et quartier du Jardin des Plantes.

Panorama immobilier du 5e arrondissement

Un peu moins de 61.000 personnes habitent sur ce territoire. De nombreux étudiants mais également leurs professeurs, des cadres supérieurs, des ingénieurs et autres chefs d’entreprise, d’après les dernières études démographiques réalisées (Insee 1999). Il est vrai que le parc immobilier se prête à cette cohabitation. Les petites surfaces (1 et 2 pièces) représentent près de 60% des appartements.

La très grande majorité pour ne pas dire l’intégralité des étudiants sont, bien évidemment, locataires. Mais l’arrondissement abrite également de grandes familles, y compris très aisées, séduites par quelques appartements de prestige mais aussi par la qualité de l’environnement scolaire et universitaire.

Compte tenu de la situation géographique de l’arrondissement, des services disponibles et des facilités offertes en matière de mobilité, le prix moyen du m2 y est élevé : un peu plus de 12.000 euros. Mais cela va du simple au double, d’environ 9.000 sur les grands boulevards proches du 13e (Saint-Marcel, Hôpital…) à 16.000 euros pour un bien d’exception situé à proximité du Panthéon, rue Soufflot notamment, ou du boulevard Saint-Michel.

Les projets impactant l’immobilier dans le 5e 

Comme dans de nombreux arrondissements, des projets d’embellissement, visant notamment à mettre un peu de « verdure » dans les rues dans le cadre du budget participatif de Paris. La piétonisation de la petite rue Edouard Quénu, figure également au programme.

Il y a peu, la place du Panthéon a également été réaménagée. C’est l’un des sites retenus parmi les sept places que la maire (PS) de Paris. Anne Hidalgo, entend réorganiser afin de donner plus de place aux piétons et aux vélos. Le projet est connu mais il ne fait pas, pour l’heure, l’unanimité des riverains de la place. Notamment car il s’accompagnerait de la suppression de plus d’une centaine de place de stationnement alors qu’il est déjà compliqué de se garer.

Fun fact : Le marché aux crapauds de Paris

La rue Geoffroy Saint-Hilaire qui longe une partie du Jardin des plantes accueillait, fin XIXe, un marché réputé consacré au crapaud. A cette époque, le crapaud n’a pas meilleure presse qu’aujourd’hui mais il est déjà apprécié des maraîchers.  En effet, le petit batracien (« petit », sous nos contrées !) consomme volontiers les bestioles nuisibles aux plantes : chenilles, limaces, vers… Alors, les « jardiniers » mettent des crapauds dans les cultures. Pour s’en procurer sans avoir à crapahuter sur les bords de Seine, les maraîchers, comme les sorcières et les diseuses de bonne aventure peut-être, se fournissent sur le marché spécialisé qui s’est développé rue Saint-Hilaire. Les crapauds parisiens se sont taillés une belle réputation de goinfres. En effet, des commerçants anglais fréquentaient également le marché afin d’acquérir de beaux spécimens qu’ils revendaient ensuite outre-Manche.

 


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