Le marché immobilier au cœur de trois villes connectées

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Votre ville est-elle intelligente ? Les technologies de l’information et du numérique permettent aujourd’hui d’améliorer sensiblement la qualité des services urbains et d’en réduire drastiquement les coûts. De fait, de la connectivité d’une ville découle en partie désormais son attractivité. Au petit jeu de qui est la meilleure “smart city”, petit tour d’horizon des dernières initiatives connectées en France à Paris, Bordeaux et Lyon…

Paris : l’hyperconnectée

Cocorico !, la capitale française est sur le podium des villes les plus intelligentes du monde, juste derrière New York et Londres. C’est ce qu’il ressort de l’indice IESE Cities in Motion 2018, qui fait foi en matière de classement des « Smart Cities ». (L’étude complète de l’IESE Business School peut être téléchargée ici en anglais). C’est mérité car, en quelques années, Paris s’est imposée comme une ville hyperconnectée, et elle n’entend pas arrêter ici sa transformation.

En témoigne la volonté de la municipalité de faire du métro francilien « le métro le plus digital du monde ». Objectif : 200 kilomètres de lignes supplémentaires à l’horizon 2030. La société du Grand Paris veut aussi donner à l’ensemble de ses usagers l’accès au réseau mobile et à la wifi depuis tablette, téléphone portable ou ordinateur, au cours de tous leurs déplacements.

Mais ce n’est pas tout ! Locomotive du développement économique francilien, la société du Grand Paris n’ambitionne rien moins que de faire du métro parisien un accélérateur de données et d’échanges, par l’installation de datacenters et de la fibre optique sur l’ensemble de son réseau. C’est une véritable autoroute de l’information qui verra ainsi le jour, accessible aux entrepreneurs innovants et aux opérateurs pour stocker et faire circuler leurs données.

Classement de l’IESE Business School 2018 : au 3e rang mondial, juste derrière New York et Londres, et devant Tokyo, Reykjavik et Singapour.

Lyon : la smart city

A Lyon, on a très tôt compris la nécessité de devenir une « smart city » en raison de la pression démographique croissante. De plus en plus attractif, le Grand Lyon devrait en effet accueillir quelques 150 000 nouveaux habitants dans les 30 ans à venir. Il s’agit d’un grand défi pour la cité lyonnaise, et le numérique peut l’aider à le relever.

Dans cette métropole qui se définit elle-même comme « co-intelligente », on développe à l’heure actuelle plus d’une centaine 104 projets d’expérimentation. C’est ainsi qu’est née « Lyon Air », une plateforme au service des objets connectés et de l’analyse de données. Pour quoi faire concrètement ? Pour révolutionner la lutte contre la pollution, au moyen de capteurs mobiles placés sur les trams et les bus lyonnais qui collectent des données sur la qualité de l’air. Celles-ci seront accessibles via un “cloud” aux citoyens Lyonnais, qui pourront visionner en temps réel une cartographie de la pollution.

« Lyon Air » n’est qu’un exemple d’application d’un véritable monitoring urbain plus large. Cette plateforme d’analyse des données est aussi destinée à d’autres nouveaux services tels que l’autodiagnostic de la qualité des routes, l’optimisation de l’éclairage urbain ou encore l’assistance aux personnes âgées.

Classement de l’IESE Business School 2018 : au 44e rang mondial, juste derrière des villes comme Munich ou Montréal, mais devant Milan, Philadelphie ou encore Bruxelles.

Bordeaux : la technophile

3La capitale de l’Aquitaine est confrontée aux défis que connaissent les grandes villes qui ont le vent en poupe : comment offrir un cadre de vie agréable à un nombre croissant d’habitants. La ville s’est dotée d’une pépinière de startups, Bordeaux Métro Pulse, sur le modèle lyonnais du Tube à expérimentations urbaines (TUBA). On y travaille à faciliter la vie des habitants : Qucit qui cherche à fluidifier la vie des usagers des automobilistes, Gazelle Tech et son projet de véhicule électrique ultraléger, iQSpot qui aide les entreprises et les collectivités à mieux maîtriser leur consommation énergétique, etc.

La municipalité a aussi fait des progrès considérables en matière de dématérialisation des échanges administratifs : sur le site Bordeaux.fr, on peut réaliser paiement en ligne, demande d’actes d’état civil, inscription sur les listes électorales… Le même site a aussi mis en ligne à la disposition de tous l’ensemble des données municipales (données budgétaires, cartographiques, urbaines, culturelles…) pour permettre aux particuliers et aux entreprises de consulter et d’exploiter gratuitement ces informations.

Des villes intelligentes, mais pour quoi faire ?

Aujourd’hui, c’est simple, le phénomène a pris tant d’ampleur que l’on ne peut plus faire l’économie de se pencher sur les outils numériques proposés par une ville avant d’y réaliser son investissement. Les villes ne se privent pas de mettre en avant le concept de « villes intelligentes », mais au-delà de cet aspect marketing, ces avancées technologiques ont un véritable impact positif sur la qualité de vie de citadins. Dans la ville intelligente d’un futur pas si lointain, l’énergie, l’éclairage urbain, les déchets, le trafic routier…, seront gérés de façon automatique, dynamique et bien plus performante qu’à l’heure actuelle.