Les Français de l’étranger et leur rapport à l’immobilier

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Les français expatriés sont présents aux quatre coins du monde. Des profils souvent très différents d’un pays à l’autre, mais guidés par une même envie d’investir, et notamment dans l’immobilier.

Où s’expatrie-t-on, lorsqu’on quitte la France ? Selon le recensement 2018 réalisé par le Quai d’Orsay, l’Europe reste la destination numéro 1. Elle attirait l’année passée 34,3 % des expatriés français, avec la Suisse en tête de liste. Les autres destinations européennes les plus plébiscitées sont la Belgique, l’Allemagne, et l’Espagne. L’Amérique, quant à elle, accueillait 20 % des expatriés français. Les Etats-Unis sont, en effet, en 2ème place avec 164 542 Français résidents en 2018, et le Canada en 6ème place, avec 100 356 Français expatriés. On note aussi une progression du nombre de Français en Amérique centrale, entre 2017 et 2018 : +13,68% au Guatemala, et +5.03% au Costa Rica.

Les expatriés et l’investissement immobilier

Les expatriés – qui sont 46 % à ne pas vouloir revenir s’installer en France – misent en premier sur l’épargne (53%), l’immobilier (44%) et les assurances vies (41%) pour placer leur argent. Mais lorsqu’on les interroge sur le type d’investissement qu’ils souhaiteraient réaliser dans les cinq ans, l’immobilier se dégage nettement. Il est sollicité par près de 49% des sondés. C’est-à-dire très loin devant les autres projets d’investissement d’assurance vie (15%) et d’épargne (13%).

Questionnés sur le lieu où ils désireraient réaliser leur investissement immobilier, les expatriés se tournent en majorité vers leur pays d’origine. Ils sont 52% à vouloir investir en France, contre 38% dans leur pays d’expatriation. Cet investissement doit être facile à gérer selon les expatriés qui préfèrent globalement investir dans un bien ne nécessitant pas de travaux ou dans un bien neuf.

Côté porte-monnaie, 35% des expatriés disposent d’un budget compris entre 150 000 et 200 000 euros. La répartition est assez équilibrée puisqu’un autre tiers envisage un investissement au-dessus de ce montant et un dernier tiers au-dessous. De façon générale, un peu moins de la moitié des expatriés possède un apport équivalent à 50 000 euros pour réaliser leur investissement.

Le frein qui fait hésiter les expatriés à se lancer dans un investissement immobilier est d’abord le fait de ne pas être présent sur place (18,7%). Cet argument devance de peu le manque d’apport personnel (18,5%) et le manque de temps pour se consacrer au projet (15%).

Enfin, si les expatriés ont des avis divergents quant à la facilité d’acheter un bien en France, ils reconnaissent majoritairement que l’opération peut être rapide (33%), rassurante (42%) et finalement représenter un bon placement (45%).

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2019, une année favorable aux investissements ?

Malgré une baisse en 2019, la croissance mondiale devrait repartir à la hausse en 2020, pour atteindre 3,5 %. La zone euro devrait également croître à 1,6 % en 2020, contre 1,3 % en 2019. Les pays asiatiques, quant à eux, affichent un PIB en forte progression (6,2%).

Si la Banque de France prévoit une baisse de la croissance économique française courant 2019 et 2020, avec un PIB qui devrait progresser de 1,3 % cette année, le secteur de l’immobilier est très dynamique. Le volume des ventes est en croissance de 9 % en un an, avec 43 520 ventes au 1er trimestre 2019 dans l’immobilier ancien. Les prix sont également plus élevés, avec, à Paris, un prix moyen au mètre carré à 9 937 euros, ce qui représente une hausse de 7,2 % en un an. L’année 2019 est aussi marquée par le retour de l’encadrement des loyers à Paris, appliqué à nouveau depuis le 1er juillet.

Mais le meilleur indicateur de cette année 2019 reste les taux d’intérêts records, qui sont toujours aussi bas et stables, avec, en août 2019, un taux moyen s’élevant à 1,25 %.  Un argument de poids pour se décider à investir !