Faut-il investir dans un rez-de-chaussée ?

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Le prix de l’immobilier ne cesse de croître et le budget des acquéreurs n’est pas extensible. Si la tête dans les étoiles, on se prend à rêver d’un appartement dernier étage avec terrasse, le prix de l’immobilier nous ramène les pieds sur terre. Ce qui n’était pas envisageable initialement devient réflexion : investir dans un bien situé en rez-de-chaussée est-il risqué ou est-ce au contraire une opportunité à saisir ? Un petit tour d’horizon s’impose pour lister les points positifs et négatifs de ce type d’investissement.

Des biens atypiques et moins chers

Le marché étant déterminé par l’offre et la demande, certains biens dits atypiques sont généralement moins recherchés et, peine parfois à trouver acquéreur. C’est notamment le cas des biens situés en rez-de-chaussée qui, à tord ou à raison, sont moins convoités que les appartements dits classiques. Dans ce duel, « rez-de-chaussée » versus « classique », le prix d’un rez-de-chaussée est inférieur, à surface équivalente. Leur décote est telle qu’elle représente une opportunité d’investissement à moindre coût. Une alternative économique à considérer puisque la différence de prix au m2 entre un rez-de-chaussée et un dernier étage est de l’ordre de 19% dans la capitale et de 15 % en province.

Parmi les rez-de-chaussée, certains appartements peuvent bénéficier d’un jardin d’agrément, un petit coin de verdure très apprécié dans un environnement urbain  mais également des logements d’un nouveau genre. Parmi eux, les échoppes, des anciennes boutiques transformées et aménagées, des loges de concierge ou encore des souplex. Le souplex étant un duplex inversé, il se compose généralement d’un rez-de-chaussée et d’un étage inférieur, le plus souvent une cave.

Au delà du seul prix d’acquisition d’un rez-de-chaussée, certaines charges de copropriété sont réduites ou à exclure, en particulier les frais liés au fonctionnement de l’ascenseur. En effet, la répartition des charges d’entretien et de réparation de l’ascenseur doit tenir compte, en plus de la superficie des lots, de leur situation dans l’immeuble et de l’utilité théorique du service rendu à chaque lot. Concrètement, un copropriétaire habitant un étage élevé paiera plus de charges que celui résidant au 3ème étage. Pour le copropriétaire d’un rez-de-chaussée, celui-ci en sera exempt, exception faite du cas où cet ascenseur dessert une cave ou un parking lui appartenant.

Des détails à ne pas négliger

Lorsque l’on achète un bien, l’emplacement est primordial. Dans le cadre d’une acquisition d’un rez-de-chaussée, il faut toutefois prendre garde aux axes très passants. En effet, les logements situés en rez-de-chaussée souffrent généralement de nuisances sonores. D’une accessibilité plus facile, les cambriolages sont redoutés et le manque d’intimité est parfois pointé du doigt. La luminosité est aussi un de ses points faibles. Cette liste de défauts explique sa décote à l’achat.

Il faut donc faire attention à l’environnement dans lequel se trouve le bien en favorisant les rues peu passantes et dépourvues de bar ou boite de nuit. Il ne faut pas oublier non plus de sécuriser le bien : porte blindée, vitrage anti effraction, volets électriques sont autant de dispositifs qui permettront de valoriser le bien, faciliter sa mise en location et rassurer un locataire.

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Un investissement très rentable

Si la liste des défauts semble pour certains rédhibitoire, d’autres choisissent d’investir dans ce type de bien. Pour quelle raison ? Les chiffres sont assez parlants, si la décote peut atteindre 40 % à l’achat, la décote à la location n’est que de l’ordre de 15 %. La rentabilité locative est donc bien meilleure pour un logement situé en rez-de-chaussée.

Autre point très intéressant, la large diversité des profils intéressés par ce type de produit immobilier. À commencer par les nombreuses professions libérales, préférant des biens situés en rez-de-chaussée pour leur accessibilité. Les rez-de-chaussée sont également appréciés des personnes à mobilité réduite. Les étudiants, quant à eux sont une cible à considérer pour les petites surfaces. Les familles ayant un budget limité pour une surface donnée auront plus de chance de trouver la perle rare parmi les rez-de-chaussée et peut être même la chance de bénéficier d’un petit carré de verdure. Un atout charme par excellence, valorisant le bien et facilitant ainsi sa mise en location.

Acheter ou non un rez-de-chaussée, c’est mettre en balance la rentabilité ou la plus-value espérée dans le cas d’une revente. S’il ne fait aucun doute sur la rentabilité locative d’un rez-de-chaussée, il est plus difficile de miser sur la plus-value attendue lors de la revente.