Le marché immobilier sous tension dans les grandes villes Françaises

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Les taux d’intérêt particulièrement bas ont suscité une véritable frénésie sur le marché de l’immobilier. Dans les grandes villes telles que Paris, Bordeaux et Lyon, avec des prix qui grimpent et une demande supérieure à l’offre, le marché est en tension. Il faut réagir vite pour conclure une transaction !

Des taux encore très bas

Avant cette année, les taux d’intérêt de crédit immobilier n’avaient jamais été aussi bas que lors de l’année 2016, où ils étaient passés sous le seuil des 2%. Au début des années 2000, ils étaient supérieurs à 5% et encore deux fois supérieurs à aujourd’hui il y a cinq ans.

Des oiseaux de mauvais augure prédisaient leur remontée brutale en 2017, mais leurs prédictions se sont révélées fausses et l’on trouve aujourd’hui des taux sur vingt ans à 1 %. Les taux se sont stabilisés et devraient suivre la même tendance jusque fin 2018.

Un marché en plein boom

Il y a plusieurs indicateurs qui ne trompent pas. A commencer par le nombre de transactions immobilières en forte hausse. Selon les chiffres publiés sur le site officiel des notaires de France, en juin, le nombre de transactions réalisées sur un an atteignait 953 000 dans l’ancien. Ainsi que les prix, qui sont repartis à la hausse en 2016 après plusieurs années de baisse et qui ont cru au cours des deux dernières années nettement plus vite que l’inflation.

L’Indicateur de Tension Immobilière (ITI) mis en place par meilleursagents.com – qui mesure le rapport de force entre l’offre et la demande sur le marché immobilier, sur une zone donnée et à un moment donné – illustre nettement la tension qui règne sur les marchés immobiliers de la capitale et des villes principales, à l’exception notable de Marseille.

La ruée vers l’immobilier

Bordeaux se trouve aux avant-postes de ce boom. Désormais affublée d’une image dynamique et placée à 2 heures de Paris par le train, elle attire les investissements locatifs, y compris de la part d’investisseurs étrangers. De septembre 2016 à septembre 2017, les prix ont connu une progression supérieure à 10% sur l’ensemble de la ville et avoisinant les 15% dans le centre, un record en France. Cette dernière année, la hausse est redescendue à 5%. Le centre historique où les prix peuvent exceptionnellement dépasser les 10 000 euros le m² est particulièrement prisé. Au vu de la faible quantité de produits dans l’hyper centre, mieux vaut donc élargir le périmètre de ses recherches pour investir, recommandent les agents immobiliers.

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Parmi les autres grandes villes françaises, Lyon se trouve immédiatement en seconde position, avec une hausse d’un peu plus de 8% des prix au m². Dans quatre arrondissements (Ier, IIIe, VIe et VIIe) la hausse est même supérieure à 10% sur un an.

Malgré cela, les appartements ne restent pas bien longtemps disponibles à la vente… Et pour cause, la demande est plus forte que l’offre, comme l’indique leur ITI respectif : 1,4 acheteurs pour un vendeur à Lyon et 1,1 à Paris et Bordeaux (source : Meilleursagents.com). Conséquence de quoi, tout acquéreur doit se montrer très réactif pour avoir une chance de mettre la main sur un bien dans ces trois villes où les transactions se réalisent désormais en quelques jours seulement.