Comment passer d’une location nue à une location meublée ?

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Louer son bien immobilier vide ou meublé ? Telle est la question. Toutefois, avant de prendre une décision, un propriétaire devrait évaluer les avantages et les inconvénients de chaque solution, sans oublier de prendre en compte les aspects juridiques et fiscaux.

Pourquoi passer d’une location nue à une location meublée ?

Dans les grandes villes françaises, la demande pour les biens loués meublés est plus forte. Cette offre s’adresse principalement, mais non exclusivement, à des locataires internationaux, qui n’auront qu’à apporter leurs affaires personnelles.

A Paris, en 2017, 45,2% des locataires de bien meublé étaient en mobilité professionnelle, 37,4% étaient étudiants, et 17,5% avaient des motifs personnels.

En effet, la location meublée est considérée comme étant largement plus rentable que la location vide. Les loyers perçus sur une location meublée sont plus élevés. La différence peut aller de 5 à 30%. Cet écart couvre le service mis en place par la présence des meubles dans le bien.

Les conditions pour la mise en location d’un bien meuble et la location d’un bien vide sont différentes. Par exemple, la durée du bail meublé est obligatoirement d’un an, et celle d’un bail non meublé doit être au moins de 3 ans.

D’un point de vue juridique

Depuis l’ordonnance du 8 juin 2008, le passage d’un logement vide à un logement meublé est possible. Ceci ne nécessite aucune démarche particulière.

Cependant, ce changement ne peut se faire que lors du départ d’un locataire, ou au moment du renouvellement du bail. En d’autres termes, le propriétaire du logement ne peut pas forcer son locataire à changer les clauses de son contrat immobilier.

Néanmoins, certains détails sont à respecter, notamment l’obtention d’une autorisation préfectorale si le bien est situé dans une ville de plus de 200 000 habitants.

D’un point de vue fiscal

Lorsqu’un propriétaire transforme son bien en location meublé, il bénéficie d’un nouveau régime fiscal et passe sous le statut d’auto-entreprise, tant qu’il ne dépasse pas les seuils fixés. Le loyer perçus sera donc imposé sous la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC).

Etant sous cette formule fiscale, le loueur pourra déduire des charges comme le coût de mutation ou encore l’amortissement annuel du bien.

Dans certains cas, le loueur peut également passer au statut de loueur en meublé professionnel. Pour se faire, un membre du foyer fiscal doit être inscrit au registre du commerce, la somme des loyers doit être supérieure à 23 000€ par an et doit être plus élevée que les revenus du foyer.