Acheter un appartement dans le 1er arrondissement de Paris : à quoi s’attendre ?

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Dans les semaines à venir, nous vous invitons à découvrir les arrondissements de Paris. Un tour d’horizon qui débute avec le 1er arrondissement, situé entre la Place Vendôme et le quartier des Halles.

Le quartier et les environs

Lové au cœur même de Paris, le 1er arrondissement est l’un des plus petits quartiers de la capitale avec un peu plus de 17.000 habitants. On peut le « diviser » en quatre quartiers: les Halles, Saint-Germain l’Auxerrois, Le Palais Royal et la Place Vendôme.

Si sa situation géographique est très appréciable, surtout qu’il est particulièrement bien desservi par les transports publics (RER, métro, bus), l’arrondissement a d’autres atouts qui le rendent attractif. Situé sur la rive droite de la Seine, il abrite de nombreux édifices prestigieux comme le Musée du Louvre, la Conciergerie ou bien encore la Bourse de commerce.

Mais c’est loin d’être un quartier « musée ». Comme les touristes sont très nombreux, les boutiques comme les restaurants, ne manquent pas, et les rues sont animées tout au long de l’année. C’est tout particulièrement vrai du côté de la rue Saint-Denis et des Halles, plus populaires. Le 1er arrondissement est également l’un des quartiers les mieux dotés en parcs et autre jardins, à commencer par le Jardin des Tuileries.

Panorama immobilier du 1er arrondissement

Le 1er arrondissement abrite essentiellement des appartements anciens, 91% datent d’avant 1915. Les logements sont également de petites tailles, les appartements de 1 et 2 pièces représentent 63% du marché. On compte 13.600 logements, autant dire que le nombre de biens proposés à la vente, chaque année, n’est pas important.

L’offre est limitée et la demande soutenue, donc les prix sont élevés et continuent de progresser. Le 1er arrondissement fait partie des quartiers les plus chers de Paris. Le prix du m2 moyen est de 12 500€. Comme dans de nombreux autres arrondissements, les prix varient d’une rue à l’autre. En ce qui concerne les loyers, le m2 moyen mensuel est autour de 30/35 euros.

Dans les rues les moins prisées, le prix est davantage abordable, comme sur le Boulevard de Sébastopol, mais il peut grimper à (beaucoup) plus de 17.000 euros pour les artères les plus recherchées comme le Quai des Orfèvres ou sur l’Ile de la Cité, par exemple.

Les projets impactant l’immobilier dans le 1er 

Depuis la construction de la Canopée dans les Halles, c’est l’ensemble du quartier et du centre commercial qui a été restructuré et modernisé avec des espaces piétons élargis, une nouvelle gare RER, des nouveaux jardins (comme le jardin Nelson Mandela en face de l’Eglise Saint-Eustache) ou bien encore un centre commercial plus lumineux. La rénovation et le réaménagement de certaines rues est également en cours. Au registre des grands projets, Anne Hidalgo, la maire de Paris envisage de fusionner les 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements d’ici 2020.

Fun fact : Les fêtards apprécient, depuis longtemps

Si, aujourd’hui, les restaurants, bars et autres estaminets ne manquent pas pour passer une bonne soirée. Certaines enseignes ont marqué l’histoire festive du 1er. « La Truie qui file », située à l’angle de la rue de la Cossonnerie et de la rue Lescot, fait partie de ces endroits. Au XVIème siècle, à la mi-carême, les jeunes gens se réunissaient devant ce cabaret pour boire et chanter. Un garçon et une fille étaient alors sélectionnés parmi la petite bande. Ils étaient hissé sur les épaules de gars solides et devaient embrasser la truie qui servait d’enseigne, puis se cracher au visage car seule la truie devait être honorée ce jour là. Si jamais les lèvres des deux jeunes gens venaient à s’effleurer, par inadvertance, ou, pire encore, s’ils s’embrassaient, ils étaient alors déculottés et fouettés devant toute la joyeuse assemblée. Au registre des adresses restées célèbres, il y a aussi le cabaret Milord L’Arsouille, rue du Beaujolais. L’endroit qui a fermé ses portes en 1964, a accueilli bon nombre de talentueux débutants comme Gainsbourg qui y a débuté sa carrière de chanteur. Le cabaret tirait son nom de Milord Arsouille, de son vrai patronyme Charles de La Battut (1806-1835), un richissime fêtard qui dépensait sans compter pour s’amuser. C’était aussi une figure du Carnaval à son époque.